Le blog de Jacqueline Peker : littérature, homéopathie, animaux, musique

Et si la paresse était un vice inacceptable ???

Ainsi, quand je reste plus de deux semaines sans rien écrire, je me sens inutile et coupable. Chaque jour j’écoute les journaux télévisés et je lis tous les titres sur Internet… Des dizaines de sujets me donnent envie de protester…mais ma page reste blanche et mes stylos se tordent de rire.
Dans mon billet du 8 mars, je vous annonçais que deux de mes livres existaient enfin en version numérique. Et je vous confirme qu’il y en aura d’autres.
Pourtant depuis le 8 mars…j’aurais dû vous parler de Anne Hidalgo décidant de nettoyer Paris de toutes ses ordures visibles, mais oubliant ce qui sent mauvais, ce qui détruit nos oreilles et nos poumons…C’est peut-être le moment de reparler des cours d’instruction civique dans nos écoles, ces cours qui nous apprennent à respecter et les autres et les lieux que nous partageons.
J’aurais pu vous parler de Jean-Luc Mélenchon devenu parano et oubliant ce que nous ont appris les Anciens Bâtisseurs de la Gauche.
J’aurais pu vous dire que le dernier Rosa Montero est un peu décevant, que Paula est un film magnifique, que la Loire est toujours aussi attirante, que trop nombreux sont les gens qui sur Facebook se transforment en guérisseurs, que le printemps approche…
Oui, j’aurais pu vous dire bien des choses en somme…Moi qui aime tellement raconter, critiquer, encenser, partager…Quand la paresse me fichera-t-elle la paix ?
Certes, il me semble que je suis devenue une excellente paresseuse. J’aime flâner dans ma maison, écouter des fados, caresser Milord, discuter avec mon romarin. Je réponds à tous mes courriers, avec souvent un peu de retard, mais j’ai oublié les conférences, les formations, les voyages , les expositions, les opéras et parfois même j’oublie que le frigo ne se remplit pas tout seul.
Paresse ? fatigue ? des cellules qui s’endorment ? désintérêt ? besoin de calme et de solitude ? C’est peut-être cela qu’on appelle les méfaits de la vieillesse ? Alors je me confie aux aiguilles de Dominique Eraud ou je suis tout particulièrement attentive à ce que m’enseigne Gisèle Harboux qui, en une heure, remet mes muscles en état de survie.
J’aime, quand, pendant quelques heures, je redeviens la vétérinaire qui manipulaient tous les trotteurs de Vincennes.
Je ne sais plus qui a dit : « le champ du paresseux est plein de mauvaises herbes », mais je sais que parfois je n’ai même pas envie de me baisser.
Je n’ai pas envie de quitter le navire…mais si vraiment je vous manque…n’hésitez pas à me le faire savoir.

    • Claudine sur 21 mars 2017 à 15:34

    Écrivez écrivez Jacqueline, je suis toujours une grande fervente de vos photos et écritures
    MERCI de continuer, sincères tendresses. Claudine Boireau

    • Gisèle sur 21 mars 2017 à 7:25

    Vous nous faites bien rire chère Jacqueline en parlant de paresse. La paresse est un des sept péché capitaux chez les chrétiens ; c’est un relent de philosophie judéo-chrétienne de nous couvrir de culpabilité en apprenant à simplement « être ». « Paresser c’est être » – dixit moi-même ! C’est prendre le temps ; d’écouter le chant des oiseaux au printemps, de savourer le ronronnement de notre chat, de regarder la lumière se coucher sur le paysage. Et  » dans le temps », il ne fallait pas « être ». Il fallait s’obliger à ne pas « être » en faisant, parce que « être » nous amenais à des constats , à des questionnements auxquelles l’Église se voyait impuissante à répondre. J’ai appris avec l’âge à ralentir, obligatoirement et merveilleusement. Vive la paresse, puisqu’il faut la nommer ainsi, c’est une des plus fines expérience de la vie. « La paresse est nécessaire, il faut la mêler à la vie pour prendre conscience de la vie » (Citation de Jacques Chardonne )

    • sinquin sur 20 mars 2017 à 13:57

    Je ne sais pas trop ce qu est la paresse , mais il y a des pro de la paresse . Entre autre on peut rester chez soi , a ne rien faire , perso , c est pas mon truc , si je reste chez moi , j ai toujours un truc a faire , par contre si je veux ne rien faire du tout , a part lire un bouquin , a recits courts , ca me va totalement . Mais je ne pense pas que Jacqueline soit paresseuse , juste parfois besoin de se poser , de souffler . Et elle en a le prend grand droit , ca fait aussi parti du bien etre …….. merci pour tout

    • Garance sur 20 mars 2017 à 11:23

    Quoi de plus naturel que d’avoir envie, en cette fin d’hiver, de rester chez soi, avec un bon livre, à écouter de la bonne musique ? Ce n’est pas de la paresse, simplement une pause avant l’arrivée du printemps et les fleurs qui apparaissent. Un moment entre le passage d’une saison à une autre, une transition. Une façon de se ressourcer. Toi, Jacqueline, paresseuse ? Je n’y crois pas une seconde. A très vite pour un petit café, tu me manques déjà. Bise.

    • Marie M sur 19 mars 2017 à 22:47

    Oui oui oui , vous nous manquez ????????????????

  1. Chère Jacqueline,
    Vos stylos se tordent de rire, vous parlez à votre romarin, mes pinceaux pleurent de voir mes essais d’aquarelle partir à la poubelle et j’ai pris un « mille-pattes » pour faire mes carreaux et tondre la pelouse. Seules n’avons nous pas le tort de trop regarder la télé avec son cortège de mauvaises nouvelles, d’outrances etc etc……… et de culpabiliser d’impuissance devant tant de bêtises. Mon prof de yoga m’a fait remarquer que j’étais toujours dans le « contrôle ». Alors si la paresse c’est se ménager pour prendre le temps de regarder les oiseaux, écouter une belle musique, se demander « comment nous avons fait tout ce que nous avons fait », Je suis tout à fait d’accord avec le billet que vous adresse Denise Guelat. Jacqueline dites vous que ce soir vous m’avez sortie de ma morosité et je m’endormirai avec les « stylos qui se tordent de rire ». Caresses à Milord, tendresses à vous.
    Bertie
    (Mille-pattes est le nom d’une société de services)

    • guelat denise sur 19 mars 2017 à 18:50

    c’est toujours un plaisir de vous lire, la paresse n’est pas un défaut, c’est une manière de temps en temps de se reprendre en main , de revenir vers soi en somme peut être de méditer, on n’est on n’est pas toujours obligé d’être opérationnel et la , la culpabilité disparait, ce sera entre autre bientôt un sujet de conversation.

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