Une comédie grinçante…
le 1 mars
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Je n’aime guère les comédies mais j’aime tout ce qui grince…Il faut savoir que Laura Pélerins est la fille de mon amie Eve et que c’est elle qui m’a demandé de venir voir le spectacle. Il faut aussi que je vous dise, que le Connétable, rue des Archives, représente des souvenirs magiques…Maurice Fanon, Pia Colombo, René-Louis Lafforgue, Christian Juin et tous ceux qui venaient chanter en yiddish…des soirées qui se terminaient bien souvent au petit matin…alors nous allions tous prendre le petit déjeuner, chez ma mère, rue Chapon et nous refaisions le monde. Oui, j’aurais bien aimé emmener Laura chez ma mère car elle a le talent des anciens qui ont fait la réputation de ce cabaret. En quelques minutes, elle prend possession de tout, le public, les murs en pierre, les chaises bancales, la scène qu’elle a su organiser, le piano qui ressemble à une console de bar…Laura est là et on ne la quitte pas des yeux et des oreilles. Laura est belle, souriante et grinçante. Elle raconte, elle chante, elle joue du piano, elle se moque…Elle est triste mais elle rit…Elle attaque et elle pleure…et on la suit, heureux. Laura parle d’amour, de sa fille, de ses amants, de son banquier…ses histoires ressemblent aux nôtres…Elle raconte sa vie, ses obsessions…On dirait une plante carnivore. On a envie de caresser…mais on sait qu’on y laissera un doigt ! Laura salue. On applaudit et on sort le cœur plein de joie. Et pour la remercier on dépose un billet dans un chapeau…comme jadis ! Laura Pélerins est une artiste, une vraie, et j’aimerais tellement que vous puissiez l’entendre.
Ses prochains spectacles sur son site :
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Mouron chante Brel
le 20 février
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Encore un miracle Internet…une publicité sur mon écran… « Mouron chante Brel »…Mouron, dont j’ai soigné le caniche noir arthrosique pendant des années. Je lui écris. Elle répond, dit sa joie et, hier au soir je me retrouve dans une petite salle du Théâtre de Ménilmontant…et, dans le noir, je laisse couler mes larmes et affluer des flots de souvenirs. Car les chansons de Brel sont des drames qui nous forcent à regarder le monde en face. Mouron chante. Elle raconte les quinze ans de cet homme tellement présent aujourd’hui. Chaque chanson accroche le passé des plus vieux mais révèle la révolte des plus jeunes…et le choix de Mouron est le meilleur possible. Mouron est généreuse car c’est bien à nous, son public, qu’elle offre ces chansons qui semblent avoir été écrites pour elle. Mouron, doucement, tendrement, efface les années d’absence…là, sur cette petite scène, accompagnée par Terry Truck, un pianiste de très grand talent. Mouron qui nous offre un Brel…presque plus Brel que Brel…une soirée magique. Il faut la découvrir.
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Entre le rêve et l’hypnose…
le 24 octobre
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Tempête au Châtelet…
le 30 janvier
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| Le vent a soufflé à plus de 150km/h. sur le Théâtre du Châtelet…il a déchiré le plafond, les murs, la scène et s’est accroché aux spectateurs tétanisés. A sa respiration s’est mêlée la musique de Monteverdi…Pendant deux heures nous avons découvert le paradis…l’enfer…Dieu qui dans un rayon laser nous a emprisonnés. J’ai vécu un grand moment de folie et j’ai eu l’impression d’entendre ces Vêpres pour la première fois. J’ai aimé les lumières, les costumes, les chanteurs, les musiciens et les deux heures de génie de Jean-Christophe Spinosi. Oui, j’ai tellement aimé ce spectacle que j’en parle à tout le monde. Il ne faut pas oublier que cette mise en scène spatiale nous la devons à Oleg Kulik, un metteur en scène qui n’a peur de rien…un Russe, bien entendu, qui sait comment traiter avec Dieu. A aucun moment, cette folie pleine de lumière,ne se détache des exigences de Monteverdi. La spiritualité est partout. Chaque chant est prière…et sur ce chemin brûlant nous sentons le poids de notre croix. L’orage éclate et une pluie tiède vient nous apporter ce rêve qui réchauffe le coeur. Monteverdi, Spinosi, Kulik…allons-nous vers un nouveau siècle des Lumières? |
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La flûte…
le 18 novembre
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La flûte…piétinée, mutilée, ridiculisée, agressée…je ne trouve plus de mots pour exprimer ma colère. Je pense à Mozart dont j’aurais eu bien du mal à soutenir le regard. |
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Mister B. Paris vous aime…
le 14 septembre
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| Mister B…George Balanchine et Stravinsky (réunis sur cette photo), Balanchine et Mozart, Balanchine et Tchaikovski…Balanchine tellement présent…Balanchine que l’on devine dans le regard de tous les danseurs du New York City Ballet…La scène de l’Opéra Bastille est enfin a la hauteur de sa mission. Les chorégraphies de Mister B. sont tellement actuelles qu’elles s’imposent en ce début de 21ème siècle…pas une ride…pas un souffle d’ennui…Oubliés les ballets rigides et sans âme, les opéras figés et ternes, les films grotesques et toutes ces expositions qui n’apportent rien à l’Art. Le 10 septembre, j’ai vu deux ballets de Balanchine - Serenade et Symphony in Three Movements - et je ne peux les oublier…beauté des chorégraphies, beauté des musiques, beauté des danseurs dont le sourire nous communique leur enthousiasme… Merci Mister B. La danse française et l’Art en général, vous doivent beaucoup…aussi nous aurions pu vous offrir autre chose qu’une rue minuscule dans le 13ème arrondissement… Merci au New York City Ballet. Et permettez-moi de citer John Taras qui a tant fait pour que George Balanchine reste si présent dans nos mémoires. |
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“Puisse la musique abattre les frontières”
le 26 août
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| C’est ce qu’a souhaité Daniel Baremboïm, hier au soir, à la Salle Pleyel, après plus de 15 minutes d’applaudissements. En 2009, le “West-Eastern Divan Orchestra” fêtera son 10ème anniversaire. Où? En Palestine, en Egypte, en Israël, en Syrie, au Liban? Qu’importe…il faudra une ville silencieuse dans laquelle ne circuleront plus les tanks et dans laquelle, on croisera des soldats les bras chargés de fleurs. Monsieur Baremboïm comme je voudrais assister à ce miracle. Comme je voudrais faire confiance à ceux qui nous gouvernent. Comme je voudrais qu’au même instant des millions de bougies s’allument partout dans le monde - chrétien, musulman, juif - célébrant enfin la Paix et l’ Amour. Merci pour ce concert parisien. Merci à vous, à tous vos musiciens, mais merci aussi à Waltaud Meier, à Simon O’Neill et à René Pape qui ont réinventé le premier acte de la Walkyrie. Merci pour ces larmes que je n’ai voulu contenir. Je n’ai pas le pouvoir d’influencer le Jury qui nomme les prix Nobel de la Paix…mais, ce que je peux vous dire, Monsieur Baremboïm, c’est que dans mon coeur, vous êtes bien le meilleur lauréat. |
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Un Kaddish…le chemin de la mémoire.
le 22 juin
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| Il y a des concerts qu’on ne devrait pas manquer! Mais comment être au courant de tout ce qui se passe dans la capitale? Ainsi, fin mai, à la Salle Pleyel, un élève de Leonard Bernstein, John Axelrod, a dirigé ce Kaddish, composé en 1963 et que l’on entend trop peu. Cette oeuvre doit nous permettre de ne jamais oublier l’Holocauste. C’est une symphonie qui mêle à la musique la voix d’un récitant. En 1989, Bernstein demande à Samuel Pisar d’écrire un nouveau texte.C’est ce texte-là qui a été dit à Pleyel et c’est ce texte-là que vous pourrez retrouver sur le CD. Samuel Pisar est l’un des plus jeunes rescapés de la Shoah et écrire un tel texte est plus qu’une expérience artistique…c’est un devoir de mémoire. A Auschwitz, il a perdu toute sa famille et depuis son retour, il se bat pour que rien ne soit oublié. Merci à la maison Nimbus d’avoir commercialisé ce concert dans des délais aussi rapides. Le Requiem de Kurt Weil et celui d’Arnold Schoenberg sont un excellent choix. Plus les années m’accablent et plus je pense à tous ceux qui m’ont été arrachés et surtout à mon père. Ces musiques-là m’aident à entretenir le chemin de ma mémoire. KADDISH |
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Musique, bonheur et spiritualité…
le 13 juin
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| La pluie avait beau s’écraser sur le toit et les vitraux de l’ église de la Trinité, elle n’a pas eu raison des sonorités d’un orgue totalement soumis à l’immense talent de Carolyn Shuster et des voix magiques du choeur “Juana Coeli”. Une heure de vrai bonheur et de spiritualité que nous devons à un programme parfaitement pensé. Je regrette bien un peu de n’avoir pas vu ces dames dirigées par Brigitte Lazarevic…leurs visages, leurs robes noires, leurs regards…font partie du chant grégorien qu’elles nous transmettent. Je pense qu’ Olivier Messiaen aurait apprécié ce programme, somptueux certes mais tellement imprégné de spiritualité. J’espère qu’un enregistrement sera bientôt disponible, ainsi nous pourrons revivre cette heure de vrai bonheur. Merci, à tous et à toutes. |
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“La Harpe est une fête”
le 11 juin
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| Je connais Chantal Thomas d’Hoste depuis plus de vingt ans…J’ai soigné ses chats et lorsque mes mains soulageaient leur mal-être, nous parlions de Mermoz, de Mozart, de nos maîtres et de cette musique qui, toujours, nous imprègne. Christiane, sa mère, qui est devenue un maître Reiki, habite près de chez moi et nous partageons nos passions de “retraitées”…C’est elle qui m’a remis l’ouvrage de sa fille : “La Harpe est une fête”. Je connais les harpes de Chantal. Elles ont une place d’honneur dans son appartement. Elles captent la lumière…un peu comme si les vitres se transformaient en vitraux. Quand Chantal joue il y a comme une rupture avec le temps. La musique s’accroche à tout notre être et prend possession de toute notre attention…oui, c’est magique. Chantal explique que “la harpe a une personnalité très forte et une présence étonnante dans une pièce”…mais c’est plus que cela…elle transporte…elle fascine…N’est-ce pas, très exactement, ce que nous demandons à la musique? nous permettre d’oublier ce monde qui nous agresse? www.thomasdhoste.com |
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