29 jan.
Par Jacqueline Peker
Je viens de passer six jours merveilleux avec Rilke et Béatrice Commengé,à Paris, face au Luxembourg et dans tout ce quartier que j'aime. Je ne sais pas si ce livre est un "récit" comme le précise la couverture, mais je l'ai lu à haute voix,(pour le plus grand plaisir de Plick),comme on lit, trop
rarement, des poèmes...écoutant, dans le plus grand silence, la musique des mots.
Béatrice Commengé aime Rilke et elle nous permet de le retrouver enfin et de l'aimer
encore un peu plus.
C'est un livre qu'on lit comme une partition, en battant la mesure, en fermant les
yeux...pour n'entendre que la musique des mots.
"Au troisième jour, l'oeil du voyageur ne s'ouvre déjà plus pour découvrir, mais
pour se retrouver." J'ai enfin retrouvé Malte, jamais oublié, mais que je relis parfois
quand je ressens un intense besoin de solitude.
Je vous le dis c'est un livre qu'il faut lire, qu'il faut écouter car pas un seul instant
l'auteur ne nous abandonne.Il tient la main de Rilke, avance vers le Jardin et se retourne
pour mieux nous guider dans ce monde inespéré du souvenir.
Merci Béatrice. Ce livre-là, je l'attendais encore plus que tous les autres. Je savais qu'il
allait me rendre le goût des lectures enfouies dans ma mémoire...les Elégies, les Cahiers...
Merci pour ces six jours. L'écriture, parfois, peut être miraculeuse.
Voilà un livre qui se mérite.
Prenez le temps de lire :
L'homme immobile
Il ne pleut jamais naturellement
et retrouvez "Les cahiers de Malte Laurids Brigge" de Rainer Maria Rilke.
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24 jan.
Par Jacqueline Peker
Quand on croit à une cause il faut la défendre. Mais que peut-on faire, si tous ceux qu'elle concerne, restent indifférents? Il faut fermer sa porte, ne plus lire les courriers, ne plus répondre au téléphone et surtout fuir là où il n'y a que des arbres et des champs labourés.
Depuis presque un demi-siècle je me bats pour cette Homéopathie que m'ont enseignée mes maîtes. Je veux qu'on la respecte et qu'on en admette la réalité médicale. Aussi ai-je voulu que des médecins, des vétérinaires, des pharmaciens rencontrent des patients
avides de comprendre et de choisir.Ainsi, est née l'idée du 17 mars...une journée nationale!
J'ai parlé, j'ai écrit des vraies lettres et des mails, j'ai téléphoné là et ailleurs...Tous ceux
(ou presque) qui me connaissent ont réagi. Mais où sont donc tous les autres, ceux qui
gémissent quand les officiels les traînent dans la boue? Ceux qui boudent les congrès sauf
quand les buffets sont copieux? Tous ceux qui s'intéressent à l' Homéopathie avaient là le
moyen de se faire entendre...15 millions de Français! Je ne sais ce que sera la jounée
"Homéopathie...portes ouvertes" du 17 mars mais ce que je sais c'est que personne n'a le droit à l'Indifférence.
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22 jan.
Par Jacqueline Peker
Jacqueline Boiron n'est plus et nous sommes tous en deuil.
Elle n'a jamais dirigé une société savante, donné des cours, parlé dans un congrès...
mais elle était là, si présente aux côtés d'Henri Boiron. D'un seul mot affectueux
elle calmait nos angoisses, nos déceptions, nos envies de tout abandonner.
Je l'ai rencontrée il y a plus de 50 ans, mais j'attendais toujours ces moments qui
qui nous laisseraient du temps pour être ensemble, pour parler de ce que nous
aimions le plus. Elle m'a aidée à devenir la Trésorière de la Société Française d'Homéopathie
succédant à Henri. Elle a approuvé que quelques années plus tard j'en devienne Présidente.
"Je n'oublierais jamais votre congrès de Reims en 1993" m'a-t-elle écrit il y a à peine
quelques mois. Je sais qu'elle aurait approuvé cette journée nationale du 17 Mars.
Jacqueline, je penserai à vous ce jour-là et je sais que vous trouverez les mots qui
me donneront du courage.Tous ceux qui vous ont aimé sont tristes...mais vous êtes
près de nous tous, silencieuse et souriante.
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20 jan.
Par Jacqueline Peker
le vendredi 12 janvier, au Théâtre des Champs-Elysées, pour écouter l'orchestre
de Chambre de Lausanne et son chef Christian Zaccharias qui jouait et dirigeait
les concertos 2, 3 et 4. Une folie? un combat? Certes, mais pas une expérience
inaboutie cher Monsieur Merlin. Les critiques font leur métier...c'est bien! Mais ce
que je leur reproche, c'est de ne pas écouter les battements de leur coeur...et plus
encore ceux du public dont l'enthousiasme ce soir-là, a fait de Beethoven un homme
heureux. Oui, l'interprétation magique de Zaccharias, l'équilibre prodigieux entre le
piano et l'orchestre n'ont pu que réjouir ce musicien tant aimé du public qui depuis
des dizaines d'années emmagasine dans son subconscient toutes ses grandes oeuvres.
La musique de Beethoven, et plus encore ses Concertos pour piano, parle à un public
qui n'a plus honte de ses émotions. Sachez, Monsieur Merlin, que la musique de Beethoven
a été déterminante pour imposer un esprit de tolérance qui manquait tant à son siècle.
Il a humanisé l'humanité et très probablement la musique.
Alors, messieurs les critiques, cessez donc de chercher la fève dans une galette qui n'est
qu'un très bon dessert. Ceux qui méritent la couronne sont ceux qui nous apportent quelques
heures de bonheur. Monsieur Zaccharias, vous et tous vos musiciens, méritiez une averse de fleurs...
Avec un peu de retard, Beethoven et moi-même, nous vous disons : "Merci et à bientôt"
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11 jan.
Par Jacqueline Peker
Elle luit, là-bas à l'horizon, et par instants, là, au bord du chemin.
La Paix?
C'est pouvoir rire d'un rien, comme ça, en passant.
C'est harmoniser la gravité et la légèreté, la confiance, l'endurance et l'humour.
C'est respirer le monde, les senteurs de la terre et du vent.
C'est respirer le temps, la vie, l'immensité.
C'est s'oublier soi-même tout en restant pleinement présent aux
autres, jusque dans l'abandon.
La Paix...
un effleurement de lumière, une caresse de Rien et de Grâce...la liberté.
Sylvie Germain
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10 jan.
Par Jacqueline Peker
Leonardo Padura
Editions Metailié - 348 pages - 21E.
Mario Condé - le Maigret de Padura - ayant abandonné la police, s'est reconverti
dans le commerce des livres anciens.
Nous sommes à La Havane, en pleine crise économique et pour manger on vend
tout et n'importe quoi. C'est ainsi que Condé découvre le Graal bibliophilique...mais
il découvre aussi un monde qui appartient au passé cubain et qui le bouleverse.
Ce livre - policier ou non - peut être déconcertant mais on y trouve des pages
exceptionnelles sur les bas-fonds de La Havane, sur le sexe, sur la mafia, sur le
racisme, sur l'amour des beaux livres, de la culture, de la poésie, des femmes, de
la bonne cuisine, du café...Oui, cette odeur de café...qui imprègne longtemps le
vide que laisse la fin de cet ouvrage.
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06 jan.
Par Jacqueline Peker
Les livres...j'aime les acheter, les empiler, les toucher, les sentir...et enfin
leur trouver un coin dans mes bibliothèques en leur promettant de les lire très
vite. Depuis toujours, quand j'ai terminé un livre, j'inscris mon nom sur la première
page et la date. Combien de livres ai-je lu depuis presque 60 ans? Jadis je les
gardais tous, puis je les ai emportés dans mes différentes maisons de campagne...
puis je les ai vendus ou donnés à différentes bibliothèques. Aujourd'hui je les offre
à mes amis en leur demandant de les aimer et de leur parler.
J'aurais pu, comme Alberto Manguel vivre dans ma grande maison de Berville-sur-Mer
et installer des étagères sur tous les murs...mais mon activité était à Paris. Tous
les livres dont je me suis séparée me manquent...Actes Sud, Gallimard, la Guilde du Livre,
le Club Français...En novembre, à la vente des Vieux Livres de Champerret, j'ai retrouvé
un des mes livres : "Ombrie, terre de Saint-François" avec mon nom et une date...
octobre 1963! Le marchand, aussi bouleversé que moi, a voulu me l'offrir. Il était
affiché 110 euros. Je pense que quelqu'un l'aura acheté et qu'il connaîtra ainsi une
nouvelle vie. Les livres parlent...apprenez à les écouter...
Mes livres ont été ma famille. En les donnant je leur offre une nouvelle vie. Lire, c'est se
découvrir, dialoguer avec le passé, appréhender d'autres mondes.
Pour être libre il faut savoir lire.
A lire : "Une histoire de la lecture" de Alberto Manguel.
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01 jan.
Par Jacqueline Peker
Non, je ne suis pas au milieu du désert, mais devant l'écran de mon ordinateur.
Or, depuis ce matin, je vois des choses étranges, irréelles. Des mirages? des
hallucinations? C'est vrai que je suis un peu grippée...mais pas vraîment fatiguée!
Devant mes yeux défilent des images qui n'existent pas. Ainsi, j'ai vu les Chrétiens et
les Mulsulmans de Somalie poser leurs armes et s'embrasser. J'ai vu un homme hirsute
demander "pardon" au monde pour les crimes qu'on l'avait autorisé à commettre.
J'ai vu des SDF danser sur les Champs-Elysées et noyer leur détresse dans du champagne.
J'ai vu des millions de poulets chinois cracher sur le virus de la grippe aviaire. J'ai vu
Amos Oz et Mahmud Darwish recevoir, ensemble, le prix Nobel de Littérature. Et je crois
même que j'ai vu Dieu...le Dieu Unique...tenant contre son coeur le Coran et la Bible.
Croyez-vous aussi que ce sont des "mirages"? Tout ce que nous voyons chaque jour
est peut-être fictif.
Mais nous sommes encore le 1er janvier et tous les espoirs sont permis.
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