Les chats sont en deuil…
le 27 janvier
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Coline Eifler nous a quittés et dans quelques heures ses cendres seront offertes à la Planète des Chats. Que son nom reste dans nos mémoires. Parlons de son bien beau livre et offrons-le à tous ceux qui nous aiment. Coline, jamais nous ne t’oublierons.
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Est-il indispensable de tout expliquer?
le 31 octobre
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Oui, si on admet qu’un « blogueur » est une sorte de conteur fragile qui a besoin d’un public ami pour parler musique, peinture, musique, théâtre ou gastronomie. Non, si on admet qu’un « blogueur » est une sorte de grognon méprisant qui jette son venin sur tout ce qui lui paraît moche ou mauvais…la télé du samedi soir ou les salades sous vide…et qui vit très bien, seul dans son terrier. Vous avez tous compris depuis mon premier billet, en octobre 2006, que je suis une « blogueuse » qui aime qu’on la lise n’importe où dans le monde, qui aime les commentaires (surtout les bons) mais qui a parfois des grands moments d’absence…verbale, bien sûr ! Mon dernier billet date du 31 août. Nous sommes le 31 octobre. J’ai reçu bien des messages…pourquoi ce silence ? êtes-vous malade, au bout du monde, débordée, en panne d’informatique ? J’ai lu quelques reproches mais si compréhensifs que je me sens obligée de vous présenter mes excuses. Sachez que je suis presque venue à bout de mes 75 ans, que j’ai traversé la France, que je suis partie pendant une semaine en Israël, que j’ai repris en main mon prochain livre, que j’ai essayé de ne pas trop me disperser… Et me revoilà avec des billets plein les poches. Comment garder pour soi l’émotion ressentie à Yad Vashem ? Comment ne pas vous raconter les retrouvailles des Alforiens 1959-63 ? Comment ne rien dire sur ma découverte de Peter Brook dont j’avais tellement aimé « la Flûte enchantée » ? Comment ne pas vous faire savoir que Dominique Blanc sait redonner vie à Marguerite Duras et à Robert Anthelme ? Maïté a déposé sur mon bureau ce qu’elle considère comme le meilleur de la rentrée littéraire…et vous savez qu’elle se trompe rarement. Je termine « Un certain mois d’avril à Adana » de Daniel Arsand. Nous, les enfants d’ailleurs, pensons à la souffrance qui permet de survivre, et nous garderons ce livre ouvert, comme pour mieux caresser ces mots qui soulagent. Le 15 octobre, j’ai craqué pour cette petite chose que je vous montre pour la première fois. Je l’appelle Milord. Il a aux environs de six mois. Il est tendre, joueur, coquin…Il est partout et sa jeunesse est venue réchauffer un cœur qui n’avait pas réussi à oublier.
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Chats…applaudissez-là!
le 6 mai
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Et cotisez-vous pour lui offrir un énorme bouquet de roses au parfum de ronrons. Il faut que vous sachiez que Coline Eifler vous aime, vous comprend et qu’elle parle de vous avec une telle tendresse qu’on éprouve à chaque page le besoin de vous regarder, de vous écouter, de vous caresser. Quand je dis « vous » cela signifie qu’elle aime tout autant les chats des villes, un peu bourgeois et bien entretenus que les chats des champs, maigres, au poil terne et au nez croûteux. Oui, Coline Eifler aime les chats alors elle le dit et mieux elle l’écrit. Tu m’as envoyé ton livre il y a bien longtemps et je l’avais un peu oublié. Mais là, je viens de passer des journées entières à la maison et lire ta passion des chats m’a rapprochée de mes Plick et Plock, qui restent là, près de moi. Nous avons même retrouvé ces moments privilégiés où, tous les trois, nous écrivions notre : « Soignez vos chats par les Médecines Naturelles. ». Oui, tu as raison. Un jour les chats sont arrivés et ils ont vite compris qu’ils pouvaient nous transformer en esclaves, esclaves tendres et soucieux de leurs devoirs…mais esclaves tout de même. Le tissu de nos murs n’a pas résisté à leurs jeux, ni les rideaux, ni les coussins, ni les tapis, ni les nappes brodées… Nous avons chaque matin brossé nos vêtements, vidé l’aspirateur, frotté les objets à portée de griffes…oui, nous sommes des esclaves mais des esclaves heureux qui ne peuvent rien se permettre alors que les maîtres-chats, eux se permettent tout. A chaque page j’ai conversé longuement avec Gourou, Petit Bi, Le Chat Rose, Khizar, Cléo, Monsieur Pompon…et j’ai revu ces milliers de chats qui, en 3O ans, ont apprécié mes mains et mon potentiel d’amour avant de me confier leur santé. J’aurais bien aimé ne soigner que des chats, mais les autres auraient envahi ma salle d’attente, me forçant à s’occuper d’eux…les chiens, les oiseaux, les serpents, ceux que aujourd’hui on appelle les NAC, les poissons…Il faut comprendre que les Médecines Naturelles s’intéressent à tout ce qui vit. Sais-tu Coline que, aujourd’hui, je ne fréquente plus guère que les gens qui ont des chats, des chiens, des rats…comme si j’éprouvais encore le besoin de leur établir un bilan de santé et de les protéger? Ton livre ressemble à une longue lettre d’amour. Tu racontes, tu affirmes, tu précises, parfois tu te contraries un peu mais, toujours, on devine cet amour câlin-félin qui imprègne les mots. Internet a fait de nous des amies alors que les chats organisent la pluie et le beau temps et contrôlent nos activités… Sont-ils notre raison de vouloir changer le monde pour l’offrir uniquement à ceux qui le méritent ? Notre passé, notre présent et bien sûr notre avenir sont à eux, eux les tigrés, les gris, les noirs, les blancs… eux qui nous regardent et miaulent de bonheur. Merci Coline. Merci Tilly et Mam’zelle Roussette. « Nous sommes tout à fait chat ! »…Mais quel bonheur de pouvoir l’écrire… |
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Juste une cascade…
le 16 novembre
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Mais aussi une maison, un feu de cheminée, du pain, des fromages et de la confiture maison, des chats tendres et distants, des livres sur tous les murs, le silence à chaque instant et une hôtesse, vigilante et curieuse, attentive et effacée mais dont le sourire m’a redonné l’envie de rire…et le goût du bonheur.La semaine d’avant il y avait eu les vignes du Gard épuisées par l’automne, les oliviers presque centenaires, des cimetières chargés de tendresse et le silence…toujours… Tout cela pour vous expliquer que j’ai regardé le ciel et un peu oublié l’écran de mon ordinateur et mon cher blog tout au service de mes neurones.J’ai aussi oublié les prix littéraires, les coups de gueule de Charles Pasqua, la grogne des gynécologues, les cérémonies du Mur, la grippe hypocrite et sa vaccination qui ne vaut guère mieux, les futures grèves, les décorations de Noël, les guerres qui rendent obèses nos marchands d’armes…Oui, sans télévision, sans radio et sans portable…je me suis efforcée de tout oublier…et je me sens tellement mieux. Je garde en mémoire les couleurs de l’automne, le bruit de la cascade, le crépitement des bûches dans la cheminée, les regards tendres de Lily et de Arthur, une maison au fond de la vallée, le silence qui régénère et une amitié de trente ans qui, toujours, réchauffe le cœur. Je n’entends plus que la cascade… |
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Les malices de Plick et Plock…
le 1 janvier
| Depuis quelques heures ils se sont retrouvés. Plick m’a donné un dernier baiser…ce 31 décembre 2008. Il était à peine 15H. Ont-ils souri en entendant, seuls, pour la première fois, depuis tant d’années, les douze coups de minuit? Mais cette nuit la maison me semble si vide. Je parle aux jouets, aux coussins recouverts de poils, aux gamelles que je ne peux pas vider, à des photos, à des tableaux…Ils sont là, partout…comme depuis plus de dix-huit ans. Ils faisaient partie de ma vie. Ils étaient associés à tous mes projets…et même une rubrique de ce blog porte leur nom. Plock est parti un jour de novembre 2006 et Plick a doublé sa présence…disons qu’elle a tout fait pour me prendre en charge…pour me donner le double d’amour. Je ne sais pas ce que me réserve 2009 mais déjà, je sais qu’il faut que je m’habitue au vide, à l’absence…L’amour de ces deux-là, dans ma vie depuis le 11 novembre 1990, a été un vrai bonheur, un bonheur de chaque jour, de chaque nuit…C’est probablement pour cette raison que je ne trouve pas le sommeil. Dehors, j’entends quelques cris… ceux qui fêtent l’année nouvelle. Plick, Plock…ils aimaient que je parle d’eux…il fallait bien que ce premier billet 2009 soit pour eux…et pour tous ceux qui les ont un jour rencontrés et aimés. |
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Sortez vos griffes…
le 22 novembre
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Ma maîtresse, Jacqueline Peker, me permet d’utiliser son blog afin que mon message couvre toute la Planète…et il y en a des amoureux de chats sur Internet… |
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Le repas en famille
le 18 octobre






