Juste une cascade…

le 16 novembre


cascade
Mais aussi une maison, un feu de cheminée, du pain, des fromages et de la confiture maison, des chats tendres et distants, des livres sur tous les murs, le silence à chaque instant et une hôtesse, vigilante et curieuse, attentive et effacée mais dont le sourire m’a redonné l’envie de rire…et le goût du bonheur.La semaine d’avant il y avait eu les vignes du Gard épuisées par l’automne, les oliviers presque centenaires, des cimetières chargés de tendresse et le silence…toujours…
Tout cela pour vous expliquer que j’ai regardé le ciel et un peu oublié l’écran de mon ordinateur et mon cher blog tout au service de mes neurones.J’ai aussi oublié les prix littéraires, les coups de gueule de Charles Pasqua, la grogne des gynécologues, les cérémonies du Mur, la grippe hypocrite et sa vaccination qui ne vaut guère mieux, les futures grèves, les décorations de Noël, les guerres qui rendent obèses nos marchands d’armes…Oui, sans télévision, sans radio et sans portable…je me suis efforcée de tout oublier…et je me sens tellement mieux. Je garde en mémoire les couleurs de l’automne, le bruit de la cascade, le crépitement des bûches dans la cheminée, les regards tendres de Lily et de Arthur, une maison au fond de la vallée, le silence qui régénère et une amitié de trente ans qui, toujours, réchauffe le cœur.

Je n’entends plus que la cascade…


Les malices de Plick et Plock
Depuis quelques heures ils se sont retrouvés. Plick m’a donné un dernier baiser…ce 31 décembre 2008. Il était à peine 15H. Ont-ils souri en entendant, seuls, pour la première fois, depuis tant d’années, les douze coups de minuit?
Mais cette nuit la maison me semble si vide. Je parle aux jouets, aux coussins recouverts de poils, aux gamelles que je ne peux pas vider, à des photos, à des tableaux…Ils sont là, partout…comme depuis plus de dix-huit ans. Ils faisaient partie de ma vie. Ils étaient associés à tous mes projets…et même une rubrique de ce blog porte leur nom.
Plock est parti un jour de novembre 2006 et Plick a doublé sa présence…disons qu’elle a tout fait pour me prendre en charge…pour me donner le double d’amour.
Je ne sais pas ce que me réserve 2009 mais déjà, je sais qu’il faut que je m’habitue au vide, à l’absence…L’amour de ces deux-là, dans ma vie depuis le 11 novembre 1990, a été un vrai bonheur, un bonheur de chaque jour, de chaque nuit…C’est probablement pour cette raison que je ne trouve pas le sommeil. Dehors, j’entends quelques cris… ceux
qui fêtent l’année nouvelle.
Plick, Plock…ils aimaient que je parle d’eux…il fallait bien que ce premier billet 2009 soit pour eux…et pour tous ceux qui les ont un jour rencontrés et aimés.
 

Sortez vos griffes…

le 22 novembre


Plick

Chats de tous les pays unissez-vous…plus de 500 de nos compagnons ont disparu dans un département français proche de la Suisse. On vous dira que c’est bien moins important que les colères du temps, que le prix du pétrole, que les grèves qui démoralisent les Français…mais il faut que l’assassinat des chats cesse…là et ailleurs…
On dit, que ce sont nos peaux qui intéressent les voleurs, des peaux qui font miracle pour soulager des vieux rhumatisants égoïstes. Il faut nous unir et, si besoin est, défiler dans les rues…comme tous les mécontents du monde. Il faut que cet infâme trafic cesse.

Ma maîtresse, Jacqueline Peker, me permet d’utiliser son blog afin que mon message couvre toute la Planète…et il y en a des amoureux de chats sur Internet…
Je suis Plick, sa chatte tant aimée de 17 ans et je sais ce que combattre veut dire…Quand j’ai appris la disparition de plus de 500 chats savoyards, mon sang n’a fait qu’un tour. Nous sommes bien au 21ème siècle et la chasse aux sorcières et aux chats noirs est abolie. La science a fait des progrès et les Médecines Naturelles savent soulager les douleurs…alors qu’on nous laisse vivre en paix dans les bras, dans les fauteuils, dans les lits de ceux qui nous aiment.
OUI…chats de tous les pays unissez-vous et sortez vos griffes…Ensemble écartons le danger.
Merci Jacqueline de m’avoir ouvert ton blog…les chats sauront écrire des commentaires.
Plick Peker

Le repas en famille

le 18 octobre