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Festival en Seine (Puteaux – Saint-Cloud) Du 1er au 14 Mai 2011-05-02 Renseignements = 06 69 O3 85 49
1 – « Macbett » d’Eugène Ionesco Compagnie des Dramaticules Mise en scène : Jérémie Le Louët C’est vrai que j’aurais dû vous avertir il y a plusieurs jours mais je ne suis pas une habituée des festivals et en plus, je n’avais entendu parler de cette pièce. « Macbett » n’a rien d’une parodie ou d’une farce…c’est fort, violent, vrai…la résolution musclée de la quadrature du cercle s’appuyant sur un comique acide et puissant (comme le gingembre) et dénonçant, après chaque virgule, la dictature, la guerre et ses massacres, les pervers et les menteurs, les traitres, les passions du pouvoir…tout ce qui a existé hier mais qui n’a pas encore fini d’exister ! Avec tout le talent de cette « Compagnie les Dramaticules » j’ai oublié Shakespeare. Il faut dire que Ionesco dirige tellement bien sa monture qu’il nous plonge dans la réalité quotidienne…on rit mais on pourrait aussi facilement pleurer, grogner, frapper, maudire…J’ai même réussi à penser aux massacres du Chemin des Dames…Oui quelle idée géniale de nous faire connaître cette pièce d’aujourd’hui…un peu pour demain car il en faut des morts pour charrier les perversions. La mise en scène, le jeu de sept acteurs qui ont compris le message, les lumières et même le choix des musiques vous stimulent pendant une heure et demi et vous prouvent que les « Bons Spectacles » ont encore de l’avenir. Le Festival continue. Les uns doivent traverser la Seine au Pont de Puteaux, les autres descendront jusqu’au théâtre et tous pourront se retrouver le samedi 14 mai au Carré de Saint-Cloud. Venez. Prenez des abonnements et débrouillez-vous avec le site :”www.creationpourlinstant.com”. Les plus calés peuvent même flirter avec Facebook : « Festival en Seine/Spectacles au Présent ». Si vous appelez le 06 69 03 85 49 toutes vos questions seront résolues…même le sourire est au rendez-vous et quand vous les retrouverez, avant le spectacle, vous aurez l’impression de les connaître depuis toujours. Un petit détail bien sympathique…des boissons fraiches et des en-cas sucrés ou salés ont été offerts après le spectacle par la Directrice artistique du Festival, Nathalie Juvet impeccablement secondée par toute son équipe (celle du fameux 06 69…). Puteaux ou Saint-Cloud c’est moins loin que la Bastille ou le Châtelet…moins loin, tellement moins cher et simplement au service de la vraie Culture.
Notez les autres spectacles : 2 – Samedi 7 Mai à 20H45 = « Attila, Reine des Belges » 3 – Mercredi 11 Mai à 20H45 = « Les langues paternelles » 4 – Jeudi 12 Mai et Vendredi 13 au Gymnase de l’Ile de Puteaux : « Homme-Animal » par la compagnie de ballet Vendetta Mattea 5 – Samedi 14 Mai au Carré de Saint-Cloud = « Dracula » à 17H et « La Rivière Piedra » à 20H30…
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Les interdits? Connais pas…
le 30 avril
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Avez-vous remarqué que chaque jour est marqué par un, voire même plusieurs « Interdits » ? Cela ne date pas d’aujourd’hui, mais tout s’aggrave et bientôt, il nous sera interdit de penser à haute voix ou de nous exprimer silencieusement. Vers les années 50, « Jeux interdits » a voulu prouver qu’il était indécent d’offrir une sépulture à des animaux mais ce film était un miracle et les Interdits ont été oubliés. En 1968, on a chanté qu’il était « interdit d’interdire » mais il faut dire que les hypocrisies du monde politique avaient atteint leur paroxysme. Aujourd’hui le Principe de Précaution ne quitte plus les encriers des parasites de Bruxelles…et il est de bon ton d’interdire dans les villes, dans les champs, dans les assiettes… Ainsi on a interdit l’extase au volant, mais on a pourtant laissé les pédales et les réservoirs à essence pour la plus grande joie des compagnies pétrolières. On a interdit la cigarette, la pipe, le cigare…mais on vend encore des briquets, des cendriers…une TVA qui rapporte ! Les fumeurs sont isolés car tellement contagieux même s’ils affirment que leurs poumons sont bien à eux…Pourquoi donc la guillotine n’est-elle plus sur la Place Vendôme ? Elle a su faire respecter de nombreux interdits. On a aussi interdit les fessées, les baffes, les coups de pied dans les postérieurs…et ainsi quelques gamins peuvent cracher leur venin sur vos chaussures neuves, rayer votre carrosserie, uriner dans votre caddy…et que raconteront-ils dans 20 ans à leurs petits enfants transformés en ange ? Et quand il est difficile de créer de nouveaux interdits, on vous prévient qu’il faut vous méfier de tout. Ainsi le sucre et tous les produits sucrés sont dangereux pour la santé. La viande rouge favorise les cancers du tube digestif. Les plantes tuent et les médecines manuelles détruisent les squelettes. Ecoutez-moi…oubliez les esquimaux, la lessive qui lave plus blanc, les crèmes qui effacent les rides, le lait de vache, les eaux de toilette, les capsules de café, la viande congelée, le poisson d’élevage, les mouchoirs en papier…sucez votre pouce, mouchez vous dans vos doigts et écoutez les hurlements de votre estomac qui est prêt à se vendre pour un quignon de pain industriel… Et si vous refusez d’être un idiot…roulez-vous sur l’herbe avec vos chats, embrassez le nez de votre chien, dégustez un thé glacé et des macarons au beurre salé, écoutez les vieilles chansons de Christophe, retrouvez la Seine au Pont des Arts…et dites-vous que le temps passe et que tout ce qui est Interdit ressemble, trop souvent, à une connerie de fonctionnaires.
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Oublions les mots…
le 30 juillet
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Ces deux photos, je les ai prises au vieux cimetière juif de Berlin…des arbres, des feuilles, des larmes et un silence lourd qui imprègne le souvenir. Les mots peuvent être oubliés. |
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“Le médecin foudroyé”
le 5 juin
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« Jean-Jacques est hospitalisé avec un AVC grave… ». Je ne sais plus qui a appelé. Nous sommes au début d’avril 2006. Jean-Jacques Salva est homéopathe et nous partageons toutes nos idées depuis des années. Il soigne les maîtres…je parle avec les animaux…et nous comparons nos prescriptions. A nos confrères, nous racontons ces familles Thuya, Platina, Sulfur, Nux vomica…Oui, c’est bien cela ce que l’on appelle l’universalité de l’Homéopathie. Je n’imagine pas l’absence de Jean-Jacques. Nous aimons les voitures, la vitesse, les fruits de mer, le bon vin…nous aimons rire et refaire le monde, surtout le monde homéopathique. Jean-Jacques est un chêne et là, en quelques secondes, je l’imagine sur un lit d’hôpital, foudroyé ! Mais ces hommes-là savent se battre, survivre et raconter. Son livre est un hommage à la vie, à son amour pour sa femme et pour ses enfants. Ce petit livre n’est pas seulement l’histoire d’un combat mais l’histoire d’un homme, d’un médecin, qui consacre chaque instant de sa vie à ses patients : des jeunes et des moins jeunes, des bébés et des vieillards, des femmes et des hommes que, chaque jour, et depuis presque trente ans, il veut protéger, soulager et si souvent guérir. Jean-Jacques a repris ses activités. Il conduit sa moto. Nous parlons voitures et nous sommes retournés au Restaurant des Editeurs…et nous revivons notre passion homéopathique…et nous sommes bien ensemble. Vous devez lire ce témoignage d’un homme qui a refusé la maladie et les séquelles possibles. Il a su regarder le monde hospitalier en face, en médecin mais surtout en homme courageux. Il ose dire son effroi devant le manque d’organisation de nos hôpitaux comme il dit son émerveillement devant ceux qui gèrent les services de rééducation. Jean-Jacques est un homme courageux. Il l’était bien avant cet AVC, lui qui a bousculé les cadres dépressifs des sociétés d’homéopathie et les différents syndicats, lui qui aime parler de ses succès et de ses échecs, lui qui aime et respecte sa famille, ses amis et ses patients. « Le médecin foudroyé » parle de sa douleur, de ses angoisses, de ses peurs, de la destruction progressive de ses facultés physiques… Il crie et nous devons l’écouter. Il provoque la Vieille Dame en Noir car il a décidé de vivre, de revivre et de reprendre sa place parmi nous. Ce jeudi 3 juin, je l’ai entendu parler de son expérience. Il soigne de plus en plus de « jeunes-vieux », comme il dit, et à chacun d’eux il adapte un traitement homéopathique. J’aime quand il profite de notre Matière Médicale, nous permettant alors de redécouvrir Thuya, Silicea, Natrum muriaticum…et je peux vous garantir, que AVC ou pas, il la connaît bien cette Matière Médicale. Jean-Jacques tu es mon ami et tu méritais bien un billet. Il faut qu’Internet fasse savoir à tous ceux qui respectent l’Homéopathie qu’un médecin s’intéresse tellement à eux qu’il a refusé de se laisser foudroyer par la maladie. « Le médecin foudroyé » – Journal à quatre mains d’un Accident Vasculaire Cérébral – Docteur Jean-Jacques SALVA et Danièle SALVA IPREDIS Editeur
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La Fête des Voisins
le 31 mai
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La Fête des voisins existe depuis 10 ans et chaque année, quand je me promène dans nos cours, je pense à ce qui aurait pu se passer, si cette fête-là avait existé avant l’installation du nazisme. Je venais d’avoir 5 ans quand deux hommes, en costume de ville, sont venus arrêter mon père. De qui étaient-ils les voisins ? Des voisins tellement indifférents au départ de leurs voisins ? Il faut dire que la Préfecture de Police, qui se moquait des voisins, leur avait fourni la liste de tous ces étrangers juifs qui perturbait le sommeil de Hitler. Pourquoi donc alors protéger ses voisins ? J’aime bien cette fête qui sait réunir autour d’une table recouverte d’une nappe blanche, des gens tellement différents et qui, en général, s’ignorent. Quand le soleil daigne être présent, dans mon coin du 17ème, cette fête est réussie…on critique un peu notre bailleur, les gens qui font du bruit, ceux qui considèrent leur balcon comme un débarras, ceux qui salissent les sols mais on échange nos idées sur les vacances, les voitures, la coupe du monde, les salaires des PDG, les prix des fruits et légumes…On grogne mais on échange…une fête des voisins bien de chez nous ! Il est important qu’on puisse ainsi se sourire. J’aime regarder les hommes trinquer, les femmes surveiller leurs enfants et ces enfants se gaver de gâteaux délicieux. Pardonnez-moi de reparler de ce mois d’août 1941 qui m’a enlevé mon père. Si, en mai, il y avait eu au 59 de la rue de l’Aqueduc, dans le 10ème, une Fête des Voisins…les voisins auraient-ils protégé mon père et tous les autres Juifs, sans signe extérieur mais, qui parfois, allumaient des bougies le vendredi soir ? Il faut dire que nombreux ont été les voisins qui ont enfoncé les portes et emprunté quelques meubles, quelques tableaux, de la vaisselle et du linge sans oublier les denrées périssables. « Ils partent pour longtemps…Ouf ! et s’ils reviennent ils auront sûrement tout oublié… ». Cela a été le cas de ma grand’mère et de ma mère. Plus de mari, plus de père, plus de fils, de frère, d’oncles et de cousins…mais des voisins anxieux et parfois agressifs. Mais je sais qu’elles auraient aimé cette fête, d’ailleurs ma mère était à celle de mai 2OOO et elle avait préparé un gâteau au fromage pour tous les gens de son immeuble. Ma grand’mère aimait tout le monde. Elle disait que la France était un pays de respect, pas de pogrom. Et quand je voulais parler des voisins qui avaient vidé son appartement pendant sa trop longue absence, elle souriait. « Il faut partager le pain et la vodka avec les Bons et sourire aux Méchants ». En yiddish, c’est plus facile à dire… Vendredi soir, dans les cours de mon quartier, j’ai goûté des accras délicieux, des tartes au fromage, des gâteaux au chocolat…j’ai serré des dizaines de mains, de toutes les couleurs et de toutes les tailles et je suis rentrée en pensant à ma baba polonaise, qui ne savait ni lire ni écrire, mais qui chantait la Marseillaise, un peu adaptée en yiddish, mais la main sur son cœur devenu français.
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Bien informer ou se taire…
le 17 mai
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Tout individu, disons même tout salarié, dont la fonction principale est l’information, doit être un bon citoyen et doit éviter de nous imposer sa façon d’interpréter des faits réels. Il est à l’écoute de se qui se passe dans le monde et dans notre pays. A nous de savoir où est la vérité. Oui, il y a les guerres, la faim, la misère, les mensonges, la calomnie, les vols mais avec des voleurs cravatés, les maladies, les suicides, les divorces, les tempêtes et les inondations… C’est de ce quotidien là que vous devez nous parler. Mais attention vous n’avez pas à choisir les bons et les mauvais. Rappelez-vous que dans les années 40 l’information a parfois mal choisi son camp ! L’information vous parvient à l’état brut. Pourquoi les journaux, la radio, la télévision et aujourd’hui Internet, ont-ils le droit de la « modeler » ?…comme si donniez une sorte d’ « Information pour les Nuls » ? Que se passe-t-il en Islande ? Les retombées sont-elles dangereuses pour la santé de l’homme et pour celle des plantes et des animaux ? Que se passe-t-il au fond des océans, là où on a décidé de trouver du pétrole ? Qui fournit les armes à Bangkok ? Qui puise dans les réserves des pays africains ? Qui va payer le palace dans lequel vont vivre, pendant presque deux mois, les joueurs de l’Equipe de France et qui va payer l’appartement de leur entraineur au sourire javellisé ? Qui est le vrai responsable de l’entretien de nos trottoirs ? Qui autorise le trafic des chiens ? QUI ? QUI ? Voyez-vous Mesdames et Messieurs les spécialistes de l’Information c’est tout cela qui intéresse les Français qui ont encore – mais plus pour très longtemps – un sourire angélique. Moi, j’aime bien les informations…pas les journaux qui me salissent les mains, mais mon journal de 13H et plus encore celui du 20H. Je veux tout savoir. Je vote, car ma mère s’est battue pour le droit des Femmes et, je m’efforce de croire à la démocratie et au bien fondé de l’euro ! Je sais que vous avez peu de temps pour les bonnes nouvelles…mais n’oubliez pas de nous dire que la nuit des musées a eu un très grand succès, que les films à Cannes ont une action très positive sur le sommeil, que « le Guépard » prouve que le bon ne vieillit pas…et surtout que le printemps nous sourit dès que vous apparaissez à l’écran. Bien informer ou se taire ? Juste un petit effort …mais restez avec nous !
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Gardons le sourire…
le 3 mai
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Merci à tous ceux et à toutes celles qui m’écrivent, ou me téléphonent pour me reprocher de ne pas avoir publié de billet depuis trop longtemps. Mais, il faut que vous sachiez que je vis une « retraite » très active. Je lis, je regarde ou écoute les informations, je prépare 12 heures de conférences pour un séminaire qui va avoir lieu les 12 et 13 juin près de Lausanne, je suis allée à Langres pour retrouver Diderot et jouer l’attachée de presse auprès de Sophie Chauveau, je passe des heures avec Mezzo, je range puis je dérange, parfois je dois même résoudre quelques problèmes personnels…et mes journées n’ont toujours que 24 heures. J’oubliais la journée de la Société Française d’Homéopathie où je dois parler de l’ « Art de bien vieillir ». Ce 3 juin-là, j’offrirai le champagne à tous mes amis homéopathes…Henri Boiron et le Professeur Bordet étaient les parrains de mon inscription…début juin 1960…Imaginez 50 ans de bagarres, de larmes et de rires, de congrès et de débats, d’amitié et de déception…mais avec toujours la médecine homéopathique au fond du cœur. Vous pouvez constater que, si mon blog est silencieux, ce n’est pas parce que je vous oublie, vous, mais parce que je manque de temps. Oui, j’apprends à garder le sourire, tout en surveillant ce qui se passe dans notre monde…les explosions, les tempêtes, le pétrole qui va tuer des millions d’animaux, les vols à la tire, les émissions débiles, les livres sans intérêt, numériques ou pas, les policiers qui surveillent les stades, un enfant qui meurt tout seul dans un appartement, abandonné par une mère toxicomane, des grèves et une crise qui ne peut pas en finir… C’est bien pour tout cela que nous devons garder le sourire. J’oubliais de vous dire que j’ai vécu plus de dix jours avec Tchao et Thallie et que le bonheur, parfois, rend paresseux. De toute façon, quand mon crayon ne répond plus, je m’accorde un temps de repos. Tant pis…gardons le sourire !
Le portrait de cette otarie qui sait garder le sourire, a été réalisé sur une banquise, par Jean-Jacques Cagnart, dont le site mérite d’être visité. |
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“Entre ciel et terre”
le 5 avril
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Entre ciel et terre…entre ciel et terre…Il y a tout juste une semaine je regardais le feu qui brûlait dans la cheminée de cette maison du Tarn que j’aime tant. Les flammes crépitaient et j’ai cru entendre les plaintes des glaces islandaises. Entre ciel et terre…Maïté m’a envoyé le livre de Stefansson : « à lire, à relire de toute urgence pour la beauté des mots…la poésie. Il faut à ce livre une petite place chez toi ». J’ai lu, j’ai relu et c’est dans mes pensées quotidiennes que ce livre a trouvé sa vraie place. Un livre ? Un roman ? Un poème ? Une partition ? Un conte qui parle de la vie, de l’amitié, de la mort,…une prière que l’on a envie de murmurer chaque jour. Un homme va mourir parce qu’il aime trop la poésie, parce que la nature sait être agressive et impitoyable, parce que l’amour et l’amitié ont du mal à s’imposer dans le grand Nord islandais, parce que les vents et les tempêtes ont toujours le dernier mot. « Entre ciel et terre »…je viens de renouer avec la méditation. J’affronte les ténèbres. Je redécouvre le pouvoir des mots, du silence, de la solitude, de la mémoire, de la mort… J’ai lu et relu chaque page, pour ne pas oublier, pour vous en parler, pour vous dire qu’il faut savoir mâcher le pain très lentement, quand il sort du four. « C’était en ces années-là où, probablement, nous étions encore vivants ».
Jon Kalman STEFANSSON « Entre ciel et terre » Gallimard 238 pages – traduit de l’islandais par Eric Boury |
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Ecolos de tous les pays unissez-vous…
le 28 mars
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On a tué l’Ecologie. On a oublié que chaque être humain possède un chromosome qui le force à respecter la Planète. Et je vous garantis que cela n’a rien à voir avec la politique, la religion, la couleur de peau, la façon de manger, de rêver, d’aimer… Rappelez-nous : « Oikos » comme maison et « logos » comme science ou connaissance. En 1866, Haeckel parlait de la science des conditions d’existence et disait qu’un « écologiste » est un défenseur de la nature et des équilibres biologiques. Alors expliquez-moi ce que les politiques ont à voir dans cette pensée. L’écologie doit s’apprendre dès la Maternelle et être expliquée chaque jour, dans les médias, dans les écoles, dans tous les foyers. Et alors nous pourrons crier : « Ecolos de tous les pays unissez-vous ». On dépense des milliards pour des réunions qui n’aboutissent à rien. On murmure que la famine existe, que des arbres sont abattus pour rien, que l’on pourrit la terre avec nos déchets, que les progrès de la science nous protègent…On se moque de nous et ceux, qui en profitent pour organiser des partis politiques, doivent être montrés du doigt et rejetés. Un « écolo » se respecte, respecte les autres donc respecte la Planète. Aussi peut-il être de gauche ou de droite, musulman, juif ou chrétien, voyou ou bourgeois…mais je vous en prie n’acceptez pas qu’on transforme l’Ecologie en partis politiques. Rien à voir. L’Ecologie c’est une façon de vivre, une sorte de religion personnelle qui ne parle que de propreté et de santé et qui vous conseille de regarder les arbres, les fleurs, les animaux, les ruisseaux, les mers…et, si politique il y a, alors elle doit respecter les lois de la morale. Les « écolos de tous les pays » savent sourire, dire ce qu’ils pensent et quand ils s’uniront, il n’y aura plus de place pour tous ceux qui ne pensent qu’à leurs saints projets de politique politicienne. Et la Planète ne s’en portera pas plus mal.
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Salon du Livre : stand B 35
le 24 mars
Je serai au Salon du Livre, Porte de Versailles, le vendredi 26 Mars, entre 10H et 14H30 – sur le stand B 35 des Editions Baudelaire…et j’espère que vous viendrez me faire un petit « Coucou »…vous tous qui lisez mon blog depuis tant années.
Depuis que ce salon existe, je m’y promène en regardant les livres des autres. Les éditeurs de mes livres d’homéopathie pour chats, pour chevaux, pour chiens…n’ont jamais éprouvé le besoin de les présenter au public. Aussi je ne peux que remercier mon éditrice de m’offrir cette joie toute neuve.
Les poèmes ne sont plus très appréciés. Tant pis. J’espère que mes amis garderont les miens dans leur bibliothèque ou sur leur disque dur…ainsi, il restera toujours quelque chose de moi.
A vendredi.
Comme ils auraient été fiers mes petits…









