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Et cotisez-vous pour lui offrir un énorme bouquet de roses au parfum de ronrons. Il faut que vous sachiez que Coline Eifler vous aime, vous comprend et qu’elle parle de vous avec une telle tendresse qu’on éprouve à chaque page le besoin de vous regarder, de vous écouter, de vous caresser. Quand je dis « vous » cela signifie qu’elle aime tout autant les chats des villes, un peu bourgeois et bien entretenus que les chats des champs, maigres, au poil terne et au nez croûteux. Oui, Coline Eifler aime les chats alors elle le dit et mieux elle l’écrit.

Tu m’as envoyé ton livre il y a bien longtemps et je l’avais un peu oublié. Mais là, je viens de passer des journées entières à la maison et lire ta passion des chats m’a rapprochée de mes Plick et Plock, qui restent là, près de moi. Nous avons même retrouvé ces moments privilégiés où, tous les trois, nous écrivions notre : « Soignez vos chats par les Médecines Naturelles. ».

Oui, tu as raison. Un jour les chats sont arrivés et ils ont vite compris qu’ils pouvaient nous transformer en esclaves, esclaves tendres et soucieux de leurs devoirs…mais esclaves tout de même.

Le tissu de nos murs n’a pas résisté à leurs jeux, ni les rideaux, ni les coussins, ni les tapis, ni les nappes brodées… Nous avons chaque matin brossé nos vêtements, vidé l’aspirateur, frotté les objets à portée de griffes…oui, nous sommes des esclaves mais des esclaves heureux qui ne peuvent rien se permettre alors que les maîtres-chats, eux se permettent tout.

A chaque page j’ai conversé longuement avec Gourou, Petit Bi, Le Chat Rose, Khizar, Cléo, Monsieur Pompon…et j’ai revu ces milliers de chats qui, en 3O ans, ont apprécié mes mains et mon potentiel d’amour avant de me confier leur santé.

J’aurais bien aimé ne soigner que des chats, mais les autres auraient envahi ma salle d’attente, me forçant à s’occuper d’eux…les chiens, les oiseaux, les serpents, ceux que aujourd’hui on appelle les NAC, les poissons…Il faut comprendre que les Médecines Naturelles s’intéressent à tout ce qui vit.

Sais-tu Coline que, aujourd’hui, je ne fréquente plus guère que les gens qui ont des chats, des chiens, des rats…comme si j’éprouvais encore le besoin de leur établir un bilan de santé et de les protéger?

Ton livre ressemble à une longue lettre d’amour. Tu racontes, tu affirmes, tu précises, parfois tu te contraries un peu mais, toujours, on devine cet amour câlin-félin qui imprègne les mots.

Internet a fait de nous des amies alors que les chats organisent la pluie et le beau temps et contrôlent nos activités… Sont-ils notre raison de vouloir changer le monde pour l’offrir uniquement à ceux qui le méritent ? Notre passé, notre présent et bien sûr notre avenir sont à eux, eux les tigrés, les gris, les noirs, les blancs… eux qui nous regardent et miaulent de bonheur.

Merci Coline. Merci Tilly et Mam’zelle Roussette.

« Nous sommes tout à fait chat ! »…Mais quel bonheur de pouvoir l’écrire…

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Samedi 7 mai 20H45

au Palais de la Culture de Puteaux :

Attila et sa portée, Marie-Elisabeth Cornet

Nathalie Juvet et son équipe

et tous ceux qui sont friands d’humour et de vérité

vont répondre présents…

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Robert Bober : « On ne plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux » - P.O.L

Quand un écrivain d’aujourd’hui parle d’un passé identique au mien, j’ai envie de l’appeler et de lui proposer un café, dans un bar de son choix. Je n’ai pas osé chercher à joindre Robert Bober mais j’ai vraiment envie de le rejoindre sur l’un des derniers bancs de notre chère place des Fêtes.

Cet homme est tellement attaché à ses racines, à ses origines juives, aux rues de Belleville ou de la République… un peu comme je suis, moi, toujours attachée à la Porte des Lilas ou au fort de Romainville.

En lisant Bober j’ai oublié tous ceux qui me reprochent de parler trop souvent de la Shoah. Mais la Shoah ne me quitte jamais. Mes cendres iront-elles se mêler à celles de mon père dans les ruines d’Auschwitz ? Je ne puis vivre le présent qu’au milieu de tous ces souvenirs…les briques rouges, les barbelés, les corbeaux qui ne posent jamais, les braises qui refroidissent…et parfois même le Requiem de Verdi. Ne me dites-pas que ces souvenirs sont monstrueux, ce sont les miens et je n’en veux plus d’autres.

Merci Monsieur Bober d’ajuster vos souvenirs douloureux à un présent joyeux, dépoussiéré mais vivant et souriant. Ainsi, grâce à vous, je suis retournée rue des Rosiers. J’ai retrouvé l’odeur des pains nattés, des cornichons et du gâteau au fromage. J’ai bu du thé dans un verre en laissant fondre le sucre sur ma langue…J’ai souri à ma grand-mère et murmuré les paroles de « yiddish mame »…J’ai dix ans, vingt ans…Mes cheveux sont blancs mais ils me protègent de l’oubli. Je raconte et tous ceux que j’aime, écoutent car ils savent qu’il leur faudra continuer à raconter notre histoire.

Tous ces souvenirs, dont vous parlez si bien cher Monsieur Bober, ne nous tiennent pas à l’écart. Ils donnent une cohérence au déroulement de notre vie.

Vous êtes né en 1931, moi, en 1936.

Vous êtes un écrivain célèbre et j’en suis très heureuse. J’ai été un vétérinaire apprécié et mon illettrée de grand-mère aurait été si fière de moi.

Nous aimons notre Yiddishland mais trouverons-nous le temps de nous rencontrer…là ou ailleurs ?

J’ai aimé votre livre, plein d’émotion et de générosité. Il m’a semblé important de le faire savoir.

A très bientôt ?

faye

“Nagasaki”

Eric Faye – Stock – 180p.

Charles Dantzig publie un essai intitulé : « Pourquoi lire ? ». Je lis plus que je ne mange, mais je lis chaque jour…chez moi, dans les cafés, dans les trains et depuis quelques mois, en voiture, j’écoute les CD des Editions Thélème…Flaubert, Victor Hugo, Sagan et tant d’autres que vous trouverez sur leur site. C’est aussi de la lecture.

Ne sont mes amis que les gens qui aiment lire…à une exception près, ma grand’mère qui, élevée dans un ghetto polonais, ne savait ni lire ni écrire mais à laquelle, pendant des années, j’ai lu, à voix haute, chaque soir, tous les romans de Pierre Loti.

Béatrice Commengé m’a offert le « petit dernier » d’Eric Faye…j’aime cet auteur et j’aime ce livre de 108 pages, qui ressemble à un psychodrame, qui nous remet en question, disons qui remet en question, notre besoin d’isolement. Tous, nous ressemblons aux personnages d’Eric Faye…à celui qui travaille et chaque soir s’isole dans son appartement, mais aussi, à cette SDF qui a organisé son terrier dans un coin peu accessible mais dont elle sort, pendant des heures, quand elle est seule. A l’homme, elle vole sa solitude, ses petites manies, ses mesquineries connues de lui seul. C’est cette intrusion dans son Moi médiocre qu’il lui reproche.

Cette femme qui a volé son temps de repos, son territoire, un peu de ses repas sans charme…cette femme qui a commis un viol spirituel mérite d’être condamnée. Elle est condamnée. Il vend sa maison, s’enfuit car il est détruit. Pouvait-il répondre à la lettre qu’elle lui envoie, expliquant et demandant pardon ?

Eric Faye nous confirme que son histoire est tirée d’un fait réel. Je le crois car, chaque soir, en rentrant, je fais le tour de mon appartement et je regarde si quelqu’un a mangé mes fromages blancs.

Il faut vraiment beaucoup de talent pour écrire un roman qui nous montre que nous sommes tous des égoïstes, incapables de partager un coin de placard ou une bouteille de jus d’orange…des égoïstes qui pourtant ne possèdent rien.

Merci, Eric Faye, pour ce livre…bijou d’humour et tison qui rallume le sourire des fantômes.

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« La Petite Catherine de Heilbronn »

de Heinrich von KLEIST

Au Théâtre de l’Epée de Bois


Cartoucherie de Vincennes

Route du Champ de Manœuvre

75012 – Paris

PRESENCE INDISPENSABLE

Le samedi 16 octobre à 17H30

Car sur scène vous découvrirez toute une équipe d’acteurs dont ma jeune amie Aurélie MIERMONT dans le rôle-titre.

Si vous le souhaitez, je peux vous envoyer le dossier de presse qui vous en dira plus que moi…

Confirmez votre présence : j.peker@noos.fr - 06 08 41 10 60

Dominique Miermont (la maman d’Aurélie) réservera vos places et, si tout va bien, après le spectacle nous boirons un verre tous ensemble.

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« Elles vivaient d’espoir »

Claudie HUNZINGER

Grasset Ed. – 246 p.

Un livre pour le Vrai, un livre pour le Rêve…un livre émouvant, subtile, lucide, envoûtant…presque un livre d’Amour…Deux femmes s’aiment qui ne se ressemblent pas mais qui partagent l’amour des Livres.

Elles se construisent une vie auprès de Vallès, de La Fontaine, de Spinoza, de Rimbaud…parce que la littérature doit faire partie de la vie, de leur vie.

Comment aurai-je pu ne pas aimer ce roman qui affiche une grande liberté ? Oui, ce livre-là est un ami vivant, émouvant et chaque page sait donner un peu de lumière…un peu de chaleur et tellement de passion.

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« Antoine et Isabelle »

Vincent Borel

Ed. Sabine Wespieser – 492p.

Voilà donc le coup de cœur de Maïté qui, aurait pu être le mien, si je n’avais pas tant peiné à lire ces 492 pages en tout petits caractères…

Tous les « anciens combattants » de ma génération vont retrouver là le petit lait qui a nourri leur adolescence…la Révolution espagnole, la distribution des terres, le travail des gosses, l’amour du Grand Staline, l’étoile rouge sur nos vestes, la montée du nazisme, le syndicalisme et le Front Populaire, les congés payés, des très riches et des très pauvres,…des massacres là et des massacres ailleurs… La Nuit de Cristal, Guernica, Mauthausen…l’auteur n’a rien oublié et moi, je sais, que tous les personnages de Vincent Borel sont vrais. Ils ressemblent aux miens.

Ce livre est un témoignage. Il faut tourner les pages doucement afin qu’elles trouvent leur place dans le disque dur de nos mémoires.

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« Où j’ai laissé mon âme »

Jérôme FERRARI

Actes Sud – 154p.

Pourquoi tant de romanciers éprouvent-ils le besoin d’explorer les âmes de ceux qui ont participé à la Guerre d’Algérie ? Les douleurs ne sont pas éteintes et le silence nous asphyxie. Ceux qui œuvraient à droite, pleurent leurs échecs et ceux qui œuvraient à gauche s’en veulent encore de s’être laissés égarer.

La guerre, les nazis, les camps, les deuils et les larmes…nous étions à peine reconstruits quand la guerre d’Algérie nous a frappés de plein fouet.

Le roman de Jérôme Ferrari se situe en 1957. J’ai 21 ans. Je côtois ceux qui doutent, ceux qui veulent des armes, ceux qui demandent conseil à Dieu, ceux qui partagent les idées du FLN…Liberté, Egalité, Fraternité…ceux qui voudraient qu’une guerre se fasse sans morts.

En chacun de nous il y avait un Degorce et un Andréani. Vous avez tout compris Jérôme Ferrari et je vous remercie. Je garde votre livre près de moi…espérant qu’il saura atténuer la cruauté de mes souvenirs. Déjà, j’ai trouvé comme un témoin avec lequel je peux parler.

Je souhaite à ce livre tout le succès qu’il mérite

« Passé sous silence »

Alice Ferney

Actes Sud – 208p.

22 Août 1962. Ce sont les vacances. J’ai réussi tous les examens de ma 3ème année d’Alfort et je remplace un vétérinaire parisien dans le 15ème arrondissement.

J’apprends qu’un attentat OAS contre de Gaulle vient d’échouer. Après une enquête policière bien conduite, on arrête un militaire sans histoire, un certain Bastien-Thiry. On le juge. Il est condamné à mort et exécuté et une grande partie de la population se réjouit.

Aujourd’hui l’Algérie est indépendante, les quelques survivants de l’OAS sont probablement gâteux et tous les autres cherchent à oublier. J’avais tout juste 26 ans et je me battais, encore, pour le droit à la liberté.

Pourtant en 1972, j’ai été invitée à la messe donnée à la mémoire de Bastien-Thiry, dans une église parisienne dont j’ai oublié le nom. Jour après jour, j’ai tenté de tout détruire dans ma mémoire et aujourd’hui, le livre d’Alice Ferney résonne tel le bruit des balles.

Chaque page nous oblige –nous, ceux qui ont participé activement à tous les mouvements de l’époque - à reconstituer nos motivations, nos itinéraires, notre refus de parler de notre longue, trop longue, traversée du désert.

Votre livre, chère Alice Ferney, n’est pas une fiction. Vous n’avez rien inventé et à ceux qui vous reprocherons de n’avoir connu, ni de Gaulle, ni Bastien-Thiry, dîtes-leur qu’il reste encore quelques survivants.

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MA rentrée littéraire.

le 11 septembre

Entrer dans une librairie me met en transe…mes mains caressent les piles de livres, mon nez cherche les effluves du papier imprimé et, sans lunettes, j’essaie de lire les commentaires des libraires. Comme vous le savez, Maïté, ma « libraire-amie », me prépare, dès juillet, quelques livres de qualité et début septembre, je reçois son coup de cœur. Je prends du retard car ma rentrée a ses exigences.

Il faut que vous lisiez le blog de mon amie Nathalie sur le site de « la Compagnie des Livres » de Vernon. Pourquoi n’iriez vous pas passer un après-midi dans cette très jolie ville normande ? La librairie est magnifique et, si vous dîtes que vous venez de ma part, on vous offrira un thé.

En regardant mes billets, je constate que je n’ai pas parlé « livres » depuis bien longtemps, sauf pour vous dire avoir relu « Clair de femme », lumineux comme un cristal de roche…du Romain Gary comme on aime !

Dès leur sortie j’ai « dégusté » les Régine Detambel…je dis bien « dégusté » car ces deux livres-là ont une saveur, un parfum, une luminosité qui vous conduisent dans un monde de vérité, d’amour, de bonheur aussi. Pendant des semaines, ils sont restés debout dans ma bibliothèque, devant les autres livres. Je les regarde. Je leur parle. J’ai déjà envie de les relire. Ils me font penser au gâteau au fromage de ma grand’mère…avalé un peu vite mais jamais oublié.

« Sur l’aile » est une caresse, une cantate de Bach dont chaque note dynamise notre solitude…les plumes des pigeons ont trouvé refuge dans mon silence. Je suis déjà prête à le relire.

Régine creuse les maquis de sa région et y trouvent des mots vrais, ensoleillés qui imprègnent sa palette de créateur de couleurs. « 50 histoires fraiches »…le temps des Impressionnistes… Un immense plateau de fruits… Une galette gargantuesque qui nous transforme en Rois Mages…

Il y a bien longtemps j’avais aimé « le Jardin clos » et je n’ai pas quitté l’auteur…et j’aime en parler à tous ceux que j’aime. Invitez-moi à dîner et en fin de repas, comme on le faisait jadis, je vous lirai quelques histoires fraiches et vous retrouverez la saveur du champagne. Les mots, les idées…tout pétille et nous imprègne d’un parfum de bonheur.

Régine et ses histoires…c’est le parfum de l’encaustique, le fruité de la limonade, l’acidité des pommes de Reinette, la douceur d’une mousse au chocolat…Des histoires, fraiches comme les nuits du Languedoc-Roussillon quand les grillons organisent nos nuits et nos rêves.

Le mercredi 15 septembre, au café de la Mairie, place Saint-Sulpice, à partir de 20H. “les Comptoirs du Noir” vous invitent à rencontrer Régine Detambel et des artistes qui liront quelques unes de ses nouvelles.

Et si vous voulez la connaître encore mieux, allez visiter son site.

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