Une femme, médecin, homéopathe…à l’honneur!
le 29 janvier
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Christine Bertin-Belot a été élue « médecin de l’année 2011 » à la suite d’un vote organisé par le journal Impact-Santé : www.impact-santé.fr - N°383 du 21 - 27 décembre 2011
Pardon, chère Christine, d’avoir attendu un mois pour le faire savoir à mes lecteurs, à mes amis, mais aussi – par l’intermédiaire de Facebook – à tous ceux qui, dans le monde entier, font confiance à l’homéopathie. Nous nous connaissons depuis bien longtemps. J’ai vite compris que tu étais une femme indépendante, se battant sur tous les fronts. J’ai deviné que tu avais réussi ta vie de femme, de mère et même de grand’mère. J’ai appris ton action pour défendre tes consoeurs. J’ai pu constater que tu défendais aussi le monde médical homéopathique par l’intermédiaire de ton Syndicat. Je sais enfin que tu es fière de prescrire, chaque jour, des remèdes homéopathiques. Tu vis et travailles à Besançon mais tu es toujours là quand il faut défendre la Médecine et les malades…toujours là, souriante mais exigeante, ferme et compréhensive. Tu écoutes, apprécies et déjà tu acceptes de t’impliquer. Ton rayonnement nous stimule. Ce sont des femmes comme toi qui ont imposé le respect qu’on nous accorde aujourd’hui…un peu plus qu’il y a cinquante ans ! J’aimerais que, ce que j’écris pour toi, soit lu par nos politiciens, nos futurs ministres de la Santé, nos députés de gauche ou de droite…et par tous les médecins du monde auxquels j’ai envie de crier… « Notre Christine est médecin de l’année…elle est homéopathe…oui, vous avez bien entendu…HOMEOPATHE… ». Je suis en train d’écrire un ouvrage sur les « Grands Bâtisseurs de l’Homéopathie française du 20ème siècle » et je voudrais te dire, ma Christine, que tu es une vraie « bâtisseuse » et que nous tous, les Homéopathes, nous te devons une fière chandelle ! Je t’embrasse et je t’offre ces roses bien méritées. |
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Les chats sont en deuil…
le 27 janvier
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Coline Eifler nous a quittés et dans quelques heures ses cendres seront offertes à la Planète des Chats. Que son nom reste dans nos mémoires. Parlons de son bien beau livre et offrons-le à tous ceux qui nous aiment. Coline, jamais nous ne t’oublierons.
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Dracula mon histoire…délire comique ET sensuel
le 22 janvier
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| Pour ceux qui habitent Paris ou même un plus loin
qui sont libres le mardi 31 janvier 2012 de 14H30 à 16H. qui ont envie de s’associer à notre aventure… une fois, deux fois… puis plusieurs soirs par semaine ! Retrouvez-nous au Théâtre de la Huchette 23 rue de la Huchette 75005 – Paris Réservez car la salle est un peu plus petite que celle du Palais des Congrès 01 42 49 27 97
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J’ai la mémoire qui flanche…
le 22 janvier
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alors que, pendant tant d’années, elle a su me prouver qu’elle était la fonction essentielle de mon cerveau. Je n’ai peut-être pas su la préserver…mais je lui ai toujours accordé ma confiance. J’ai lu des milliers de livres, écouté de la musique classique ou du jazz, parfois même des chansons, enseigné les médecines alternatives et l’hématologie, écrit des livres pour aider les propriétaires d’animaux, raconté mille choses pratiques tant à la radio qu’à la télévision, fait des discours pour obliger les autres à partager mes idées, regardé couler des larmes et partagé bien des éclats de rire…Comme le l’ai aimée cette mémoire toujours en état de veille. Et là…depuis quelques mois, elle a comme des ratées et plus je la bouscule, et plus elle me nargue. J’oublie des rendez-vous, des conversations, des coups de fil importants, des notes à régler…J’oublie même de remplir le frigo, de régler des factures, d’arroser les plantes…mais je reste consciente et je n’ose pas imaginer le pire. J’ai signé un contrat avec la maison Post-it…et je me rebiffe dès que je constate la moindre faiblesse. Je ne suis plus patiente qu’avec Milord qui a compris que je n’oublie jamais les câlins. J’ose à peine imaginer dans quel état est mon télencéphale et comment je vais terminer tout ce que j’ai entrepris. Je constate que plus je m’inquiète, plus je me rebiffe et plus j’ai tendance à vouloir tout disséquer, moins je domine la situation. Qui a dit que les plus beaux souvenirs devaient être les plus récents ? Alors que tant de souvenirs anciens sont entrain de s’échouer sur les rives d’une de mes circonvolutions cérébrales…Oïstrakh jouant Beethoven, Charonne en 1961, les Rosenberg, le Mont Valérien, la mort de Staline, la guerre d’Algérie et la mort d’un seul homme, mes copains d’Alfort, la trahison de Malraux, la vodka faite par ma grand’mère, des amphithéâtres de faculté, mon diplôme de vétérinaire et tous les autres comme consécutifs à une boulimie de succès… Souvent, et plus encore depuis l’arrivée de Milord, je parle avec mes animaux disparus. Mais je me demande si je n’ai pas surtout envie de parler avec moi-même. Je sais qu’il y a des moments que je voudrais pouvoir revivre…la découverte d’un sourire, d’une musique, d’un vin blanc de Bourgogne, la douceur d’un baiser. Après tout qu’importent mes trous de mémoire ! J’ai oublié le nom d’un metteur en scène, le numéro de téléphone de mon généraliste, le prix du litre d’essence, le lieu de naissance de Victor Hugo, mon numéro de S.S, l’adresse de mon plombier…mais qu’est-ce que tout cela a de tellement important pour que je lui laisse tant de place dans mon cher cerveau ? Ce qui compte c’est de pouvoir caresser chaque lettre de mon clavier, de déguster ma tasse de café et d’y plonger ces petits financiers faits maison, d’écouter Clara Haskil jouer Schumann, de retrouver le rire de ma mère et de laisser Milord me ronronner des mots d’amour. Je viens d’admettre que ma mémoire a bien le droit de flancher…Mais je vais tout de même essayer de la ménager. . |
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Quelques jours à peine…
le 8 janvier
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J’attends la nuit pour trouver des réponses à la tristesse du rouge-gorge Mes paroles toujours sont brèves comme essoufflées par le vent J’ai déposé des miettes sur le chemin des miettes de souvenirs Sans cesse interrompue par l’orage j’ai fait quelques pas pour avancer L’oiseau tremblant s’est endormi Restera-t-il caché et tout ébouriffé Sait-il que l’année s’est effacée et que des jours nouveaux effritent le présent Tout est là au cœur de la nuit J’ai déposé quelques cadeaux sur un cercueil glacé glacé par le vent et par nos rêves Je voudrais m’endormir Tout contre tes ailes me blottir L’oiseau attend le lever du jour La nature déjà accorde ses bienfaits aux arbres qui caressent la rivière L’éternité revient Ainsi chaque jour je déposerai une rose tout juste contre ton coeur
Jacqueline Peker le 8 janvier 2011 Photo Jean-Jacques Cagnart |
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Je me souviens de 2011
le 2 janvier
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Avant de ranger dans un tiroir mon vieil agenda, j’en tourne une à une les pages, comme pour installer dans ma mémoire ces moments qui m’ont aidée à gérer l’année. 365 jours…des mois, des semaines, des jours mais aussi des heures que je ne compte plus. Depuis plus de cinquante ans je refuse l’existence même de cette année 2011. A 30 ans je ne voulais pas même imaginer que l’on puisse avouer ses 75 ans. A 50, j’ai commencé à compter en arrière…il ne me reste plus que 25 ans. J’ai foncé, accrochée à mes différentes activités, à ma vie personnelle et sans vraiment « craquer ». Le 1er juillet, j’ai compris que j’étais loin d’avoir terminé tout ce que je m’étais promis de faire, avant de fermer les portes. Mes proches ont su verrouiller mon refus de la vieillesse. Après de longs jours de désarroi, je me suis obligée à marcher en levant la tête et j’ai changé de parfum. Je surveille la balance, et j’aime de plus en plus les écharpes en cashmere.
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En janvier 2011, j’enregistre avec Nathalie Lefèvre ma première émission sur Radio Médecine Douce. Nous n’avons qu’une émission par mois mais les Médecines alternatives savent que les supports informatiques sont à leur disposition. En février, Boiron accepte mon ouvrage dont le but est de faire connaître les Grands Bâtisseurs de l’Homéopathie du 20ème siècle. L’équipe est soudée et la réussite de ce projet est au tableau de mes vœux pour 2012. Le 20 février, au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, je découvre qu’un metteur en scène peut être un magicien. Romeo Castellucci offre un Parsifal mystique mais sensuel, hallucinatoire et palpitant, désincarné et fondu dans la pierre…Les chevaliers du Graal nous précipitent dans le néant. La musique de Wagner, s’imprégnant d’un décor palpitant et des vibrations de la lumière, nous conduit vers des chemins poétiques jamais atteints à ce jour. J’en parle chaque jour à qui accepte de m’écouter. Début mars, accompagnée par Antonia je pars pour New-York. Pendant trois jours je me nourris de ces quartiers ignorés des touristes…des petits musées , des galeries de peintures, des bistrots…Juliet et Yoni n’oublient rien, pas même un concert de jazz. A Boulder , nous retrouvons Sarah. En trois jours nous tombons sous le charme du Colorado…la neige, le soleil, des animaux partout et des humains fougueux et chaleureux. Au retour, le 8 avril, je me confie à un jeune chirurgien qui comprend que je n’aime guère les contraintes. Ces quelques jours de repos forcé sont les bienvenus. Je reste à la maison et je reprends mon projet Boiron. Pour assister fin mai à tous les spectacles du Festival de Puteaux dirigé par Nathalie Juvet, je traîne un peu la patte mais je commence à imaginer pouvoir m’intégrer dans une équipe. Devant une classe de 2de je parle de la Shoah, de ma vie pendant quatre ans…une enfant dans la tourmente. Nombreuses sont les questions et je sais que ces jeunes veulent comprendre et que je ne fais que mon devoir. L’été s’installe et le 1er juillet est là, en moi. Je voudrais recouvrir les miroirs et oublier un corps pas très tonique mais qui proteste. Je lui offre un sirtaki et je danse jusqu’à épuisement. J’ai 75 ans. Tant pis. Il faut que je pense à autre chose. Le 12, je rejoins Sarah à Corconne et nous prenons la route vers Saint-Flour. Je montre à ma petite fille les villages où j’ai travaillé dans les années 63-64. Nous faisons des haltes à Sarlat, à Montcuq avant de rejoindre Oradour-sur-Glane. J’avais projeté cette visite il y a bien longtemps mais j’avais choisi Sarah pour m’accompagner. J’ai les souvenirs mais je me repose sur sa mémoire. Notre arrêt à Préporché, où je suis restée cachée pendant trois ans, la bouleverse. Comment imaginer cette petite fille silencieuse et sauvage et la retrouver dans cette vieille dame dont elle se sent si proche ? Fin juillet je pars en Toscane. J’ai peur des aéroports, du poids de ma valise, d’une voiture non automatique, du sable trop fin de la plage, des vagues trop hautes, peur de partager une maison…mais chaque jour je me récupère et je retrouve l’envie de rire. Je m’appuie sur une canne mais je trouve cela très chic. Fin septembre, je passe une semaine en Israël avec les miens. Je visite le Nord, le lac de Tibériade, Jérusalem, Yad Vashem, Tel-Aviv, des fermes et des champs de coton. Je suis si bien, si calme que j’en arrive à penser que ce pays est un peu le mien. Le 15 octobre mon terrier est bouleversé, tout bouge, tout s’agite…Milord est là depuis 10H. Rien ne ressemble plus à rien et surtout pas moi…Je miaule, je me roule par terre, je pose mes mains sur ce petit corps autoritaire, je colle mon nez sur des oreilles qui se dérobent, je pose mes lèvres sur un petit bout de nez humide et frais…je vis. Sophie Chauveau et Fragonard sont à l’honneur dans toutes les librairies. En novembre, je m’implique dans le show case de « Dracula mon histoire »…peut-être mes débuts dans la production théâtrale mais de toute façon des projets comme je les aime. L’anniversaire de Dominique, dans un petit théâtre du 20éme, a réjoui ses amis préférés. Dracula et ses deux acteurs, Nathalie Juvet et sa mise en scène, quelques bons plats, un champagne bien vivant et des bons vins ont mis en place une façon d’être heureux dont chacun se souviendra. Le 11 novembre, à Sérénac, nous avons fêté les 90 ans de Lucienne et elle a déposé dans nos cœurs énergie et sérénité. Le lendemain, à Monclar, j’ai applaudi longuement la première mise en scène de ma Juliet. Et décembre s’est installé. La crise, des discours inutiles, des vitrines de Noël, des lumières dans toutes les rues, des SDF sans espoir, quelques grèves, quelques crimes là ou ailleurs, des augmentations sur tout, partout, une vieille grande ancienne actrice qui fait la manche, des fous de Dieu qui se cachent derrière lui pour assassiner leurs semblables, des épidémies, des animaux que l’on abandonne …non je n’aime pas décembre…Mais cette année, à Londres, j’ai vu “Le Fantôme de l’Opéra”…et je commence à aimer Noël. Quand les douze coups ont sonné j’avais le nez sur un baba au rhum aux mille senteurs. Nous avons salué l’amitié et le vrai…Nous sommes en 2012 un peu enivrés par les vœux, les projets, le courage de vivre. J’écris et je suis comblée. Je retrouve mon imaginaire et je peux ressusciter.
« BONNE ANNEE »
Une photo signée Nicolas Cagnart…366 poissons vous regardent et vous offrent chaque jour un grand moment de paix et de silence.
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La publicité c’est la santé…
le 4 décembre
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Tous ceux qui passent des heures devant leur écran de télévision sont convaincus, tout autant que le sont les lecteurs de magazines, les flâneurs du métro et des supermarchés…la publicité est indispensable. Ne tenez pas compte d’une récente étude, réalisée en Nouvelle-Zélande et, qui affirme que toute publicité intéressant l’alimentation est dangereuse. Ne tenez pas compte des études faites en France et qui estiment que l’obésité chez les enfants est essentiellement due à des publicités mensongères. Je crois qu’il faut rendre à César ce qui est à César et affirmer que « la publicité c’est la santé ». Personne ne m’a demandé d’écrire ce billet mais, en cette période de fin d’année, je me sens devenir meilleure. J’ai remarqué que chaque lettre de l’alphabet représente un ou plusieurs produits et vous constaterez que nos fabricants n’ont rien oublié. Je ne donne pas de nom, mais si vous ouvrez votre télévision, votre radio, votre journal (même le gratuit) vous constaterez qu’à chaque lettre correspondent une ou plusieurs indications… A au service de toutes nos douleurs arthrosiques ; B qui résout les bronchites chroniques ; C qui résout la constipation ; D plus de douleurs dorsales ; I les incontinences urinaires et l’impuissance maîtrisées ; N la neurasthénie enfin hors jeu mais… pas avant l’âge de 15 ans ! O tous nos régimes sont efficaces…et tant pis si chasser l’obésité provoque des troubles cardiaques ; S avec nos produits vos seins sauront rester fermes ; T tous nos produits sont actifs contre vos envies de tabac, actifs contre le trac, la transpiration, la toux… Et ainsi de suite jusqu’à Z…les maladies sont mieux connues et parfaitement combattues…à la limite on pourrait même penser que tous ces grands fabricants en assurent ainsi la promotion. Guérison assurée sans troubles secondaires…Non personne ne bluffe…Les publicistes respectent votre santé et les quelques bénéfices seront reversés à des centres de santé un peu précaires …Chut…personne ne veut contrarier personne et les publicités, de A à Z, occupent plus de 30% de notre temps d’écoute. Et jamais personne ne vient parler des médecines alternatives…sauf quelques compagnies d’assurances qui ont enfin compris que 1 Français sur 3 souhaite sa liberté thérapeutique. Tout le monde sait que Arnica, Gelsemium, Ignatia, China…ne sont pas des leurres. Tout le monde constate qu’une aiguille d’acupuncture fait plus que des appareils-miracles mais hors de prix…mais personne n’écoute et surtout pas ceux qui sont payés pour cela. Ecoutez, regardez…je vous le confirme les publicités ne trompent personne. Les aliments, les compléments alimentaires, les médicaments vous protègent. Oubliez le Médiator, les farines animales, les biberons chimiques, les pommes couvertes de pesticides, les abeilles qui ne trouvent plus de fleurs…oubliez que bien trop de gens ont le droit de vous tromper et que les prisons sont surchargées…
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Le 25 octobre 1951
le 9 novembre
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aurait pu être un jour comme les autres… Mais c’est le jour anniversaire de la naissance de notre amie Dominique Cagnart et nous faisons toujours tout pour ne pas l’oublier. Heureusement, l’informatique sait stimuler nos mémoires. Pour ses cinquante ans Dominique avait loué un bateau-mouche, un orchestre, un traiteur et invité une centaine de personnes qui n’ont pas vraiment eu le temps d’apprendre à se connaître. Les années ont passé. Le 25 octobre 2011, Dominique a 60 ans et silencieusement nous préparons cet événement. Dominique me fait confiance. Je m’entoure d’une équipe compétente et motivée. Elle m’a remis la liste des amis qu’elle souhaite retrouver à ses côtés. Cette femme habituée à tout gérer m’offre enfin le plaisir de créer sa FETE. Cette femme, qui aime et protège les siens, qui gâte et toujours réjouit ses amis, me donne la possibilité de lui offrir quelques heures de plaisir…elle sera la Reine de cette soirée. Dominique est une femme qui AIME mais qui sera AIMEE par tous ses amis réunis…Nous lui offrons son théâtre, une pièce subtile et pétillante, des acteurs qui déposent leur talent aux pieds de son fauteuil royal, un quartier populaire où les « marlous » d’après la guerre venaient danser la java, un repas qu’elle ne boude pas, un vin qu’elle avait préparé pour un grand événement, un livre d’or bien rempli, des cadeaux…et surtout notre amitié. Ainsi, nous pourrons retenir que le 25 octobre ne peut pas être un jour comme les autres. En 1951, j’ose croire que le Président Auriol annonçait à son ami Churchill qu’une petite Dominique allait créer un monde bien à elle. Les années ont passé…de grands bonheurs, quelques larmes…et aujourd’hui ce petit Paul porteur d’avenir… Dominique tu es mon amie depuis bien longtemps. J’aime ton rire, ton amour de l’opéra et du théâtre, ta façon de préparer Noël et de nous couvrir de cadeaux, ta passion pour le bon vin surtout pas sucré…Tu bouscules le temps mais tu offres toujours le meilleur de toi-même.
Il reste encore sur le trottoir de la rue des Haies quelques pétales de roses déposées là par Nathalie, Sylviane et tous ceux qui m’ont aidée à t’offrir ce bonheur d’un jour.
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Est-il indispensable de tout expliquer?
le 31 octobre
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Oui, si on admet qu’un « blogueur » est une sorte de conteur fragile qui a besoin d’un public ami pour parler musique, peinture, musique, théâtre ou gastronomie. Non, si on admet qu’un « blogueur » est une sorte de grognon méprisant qui jette son venin sur tout ce qui lui paraît moche ou mauvais…la télé du samedi soir ou les salades sous vide…et qui vit très bien, seul dans son terrier. Vous avez tous compris depuis mon premier billet, en octobre 2006, que je suis une « blogueuse » qui aime qu’on la lise n’importe où dans le monde, qui aime les commentaires (surtout les bons) mais qui a parfois des grands moments d’absence…verbale, bien sûr ! Mon dernier billet date du 31 août. Nous sommes le 31 octobre. J’ai reçu bien des messages…pourquoi ce silence ? êtes-vous malade, au bout du monde, débordée, en panne d’informatique ? J’ai lu quelques reproches mais si compréhensifs que je me sens obligée de vous présenter mes excuses. Sachez que je suis presque venue à bout de mes 75 ans, que j’ai traversé la France, que je suis partie pendant une semaine en Israël, que j’ai repris en main mon prochain livre, que j’ai essayé de ne pas trop me disperser… Et me revoilà avec des billets plein les poches. Comment garder pour soi l’émotion ressentie à Yad Vashem ? Comment ne pas vous raconter les retrouvailles des Alforiens 1959-63 ? Comment ne rien dire sur ma découverte de Peter Brook dont j’avais tellement aimé « la Flûte enchantée » ? Comment ne pas vous faire savoir que Dominique Blanc sait redonner vie à Marguerite Duras et à Robert Anthelme ? Maïté a déposé sur mon bureau ce qu’elle considère comme le meilleur de la rentrée littéraire…et vous savez qu’elle se trompe rarement. Je termine « Un certain mois d’avril à Adana » de Daniel Arsand. Nous, les enfants d’ailleurs, pensons à la souffrance qui permet de survivre, et nous garderons ce livre ouvert, comme pour mieux caresser ces mots qui soulagent. Le 15 octobre, j’ai craqué pour cette petite chose que je vous montre pour la première fois. Je l’appelle Milord. Il a aux environs de six mois. Il est tendre, joueur, coquin…Il est partout et sa jeunesse est venue réchauffer un cœur qui n’avait pas réussi à oublier.
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La nature veille…
le 31 août
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10 juin 1944, quand les bourreaux ont quitté la ville, les arbres étaient calcinés et dressaient leurs moignons douloureux vers un ciel honteux de n’avoir pu intervenir. Vendredi 15 juillet 2011, je suis avec Sarah, ma petite fille, et nous roulons vers Oradour-sur-Glane. Elle est devenue ma mémoire et j’ai voulu ce détour. Nous parlons peu, car nous savons que là-bas les mots n’ont pas d’importance. Nous venons de passer trois jours sur les routes de mon passé. Avec elle, tout m’a semblé moins douloureux, et j’ai enfin compris qu’elle ne permettrait jamais que ces années de guerre soient oubliées. Je lui ai transmis ma passion pour l’Histoire et pour la Vérité. Aujourd’hui ses études me comblent. Oradour n’a rien d’un musée du souvenir. La ville martyrisée vibre, toute proche de la ville nouvelle. Nous avons marché côte à côte, regardant une vieille machine à coudre, quelques assiettes, une chaise, une brouette, des tracteurs…Nous avons caressé les murs souillés de larmes, encore tièdes. Nous avons entendu les cris, des enfants enfermés dans l’église, des animaux enfermés dans les étables. 10 juin 1944. La guerre n’est pas finie. Je n’ai pas revu ma mère depuis mars 1942. Je marche lentement et m’appuie sur le bras de ma petite. Nous entendons la mort. Silence…Quelques arbustes ont franchi les murs éclatés et s’élancent vers le ciel bleu. Oui, la nature veille…Elle ne permet pas l’oubli. Dans l’église, nous avons murmuré un Kaddish pour ces morts-là et pour tous les autres, d’hier et d’aujourd’hui. Qui, un jour osera jeter un sort à toutes ces armes au service de la haine et de l’argent ? On se bat, là, si près de nous. Souvent je pense aux brutes qui, en hurlant, sont arrivées à Oradour et, en quelques heures, ont tout détruit. Au cours des années les costumes et les vocabulaires ont changé, les armes sont plus sophistiquées mais les morts, toujours, sont notre honte.
A Auschwitz les arbres ont repoussé. Ils veillent comme veillent ceux d’Oradour et tous, parfois rejoignent le Ciel et la Terre pour imposer la Paix et détruire toute haine.
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Alexandre et Sophia ne savent pas encore que la publicité est indispensable…mais ils savent déjà ce qui est bon…et qui rend heureux!


