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Il fallait que je récupère un peu pour raconter comment s’est passé, près de Lausanne, les 12 et 13 juin, ce premier séminaire de sensibilisation aux Médecines alternatives et plus spécialement à l’Homéopathie. Quel bonheur de rencontrer des gens attentifs et respectueux…une organisation sans faille et des moments de détente bien gérés. Fabienne Maillefer est une organisatrice de talent et je me réjouis de recommencer fin octobre.

La Suisse n’est pas seulement le pays du chocolat et les participants de ce séminaire ont montré combien ils étaient intéressés par toutes les Médecines alternatives et, tout particulièrement, par l’Homéopathie. J’ai rencontré là des propriétaires d’animaux de compagnie, chiens, chats et NAC mais aussi des éleveurs soucieux de gérer eux-mêmes l’état de santé de leurs animaux…gérer sans nuire… « Primum non nocere » comme nous, les homéopathes, le disons chaque jour.

J’ai eu comme l’impression d’avoir vingt ans de moins et de recommencer mon expérience brésilienne. J’ai parlé pendant plus de douze heures  de ce que j’aime, de mon expérience sur le terrain, sur tous les terrains, devant un auditoire s’imprégnant de chacune de mes paroles. Oui, Fabienne ce fut un vrai bonheur et l’Homéopathie en est sortie glorifiée, une fois de plus.

Ce sont des gens comme vous qui nous manquent en France, des gens qui ont le courage de leurs opinions et qui savent les diffuser. Nous pensons que l’automédication va résoudre les problèmes de la S.S mais on se demande encore s’il est bien de « croire en l’Homéopathie » ! Les agriculteurs savent que nos médicaments sont efficaces mais ils n’ont personne pour leur prescrire. Il y sûrement trop de Domenech dans nos ministères…

En octobre, je parlerai de l’Homéopathie au service des animaux d’élevage, des chevaux, des ânes…tous vivant en Suisse. Mais les frontières n’ont plus grande importance et je pense qu’ils communiqueront avec leurs semblables français et que ceux-ci, mieux que nous, sauront imposer leur volonté.

J’ai toujours été fière d’être homéopathe, fière de parler ou de crier, fière d’écrire, fière d’enseigner…et ces deux jours m’ont prouvé que je n’ai pas perdu mon temps.

Fabienne pensez à préparer du café, du chocolat et quelques bons biscuits…Notre collaboration m’enchante.


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Ginette Garcin nous a quittés le jeudi 10 juin en fin d’après-midi. Elle avait changé de quartier depuis quelques mois mais son sourire était encore accroché aux boutiques et aux balcons de notre boulevard. Souvent j’ai cru apercevoir son blouson et ses pantalons douillets…et souvent j’ai bien cru qu’elle m’appelait…

Avec Jacqueline, sa sœur, nous échangions des gestes d’amitié, nos fenêtres étant situées de chaque côté de la rue et au même étage. Elle arrosait ses plantes. J’étais devant mon ordinateur. Une présence qui rassure et que je regrette encore.

Ginette souriante toujours, parlant avec les uns, riant aux éclats avec les autres, choisissant les meilleurs produits (car elle aimait gâter ses amis), trainant les valises de ses vacances, mais parlant de ses projets et je vous garantis qu’elle en avait toujours des nouveaux.

Ginette est partie. Le théâtre,  la télévision, la radio, la chanson, la danse et le cinéma sont en deuil. Mais, là, sur notre boulevard Berthier nous sommes tous et toutes tellement tristes.

Je voudrais à cet instant descendre faire mes courses et savoir que nous allons nous rencontrer et reprendre nos « parlottes de trottoir ».

Il y a dans la mémoire de mon ordinateur quelques textes de toi. Je ne les relirai pas mais je te les apporterai un jour. Attends-moi et ne distribue pas toutes tes histoires à des gens qui ne savent pas rire.

Je pense à toi et n’oublie pas que nous avions plein de projets …

Je t’embrasse tendrement. Tu es tellement présente.

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« Jean-Jacques est hospitalisé avec un AVC grave… ». Je ne sais plus qui a appelé. Nous sommes au début d’avril 2006. Jean-Jacques Salva est homéopathe et nous partageons toutes nos idées depuis des années. Il soigne les maîtres…je parle avec les animaux…et nous comparons nos prescriptions. A nos confrères, nous racontons ces familles Thuya, Platina, Sulfur, Nux vomica…Oui, c’est bien cela ce que l’on appelle l’universalité de l’Homéopathie.

Je n’imagine pas l’absence de Jean-Jacques. Nous aimons les voitures, la vitesse, les fruits de mer, le bon vin…nous aimons rire et refaire le monde, surtout le monde homéopathique. Jean-Jacques est un chêne et là, en quelques secondes, je l’imagine sur un lit d’hôpital, foudroyé !

Mais ces hommes-là savent se battre, survivre et raconter. Son livre est un hommage à la vie, à son amour pour sa femme et pour ses enfants. Ce petit livre n’est pas seulement l’histoire d’un combat mais l’histoire d’un homme, d’un médecin, qui consacre chaque instant de sa vie à ses patients : des jeunes et des moins jeunes, des bébés et des vieillards, des femmes et des hommes que, chaque jour, et depuis presque trente ans, il veut protéger, soulager et si souvent guérir.

Jean-Jacques a repris ses activités. Il conduit sa moto. Nous parlons voitures et nous sommes retournés au Restaurant des Editeurs…et nous revivons notre passion homéopathique…et nous sommes bien ensemble.

Vous devez lire ce témoignage d’un homme qui a refusé la maladie et les séquelles possibles. Il a su regarder le monde hospitalier en face, en médecin mais surtout en homme courageux. Il ose dire son effroi devant le manque d’organisation de nos hôpitaux comme il dit son émerveillement devant ceux qui gèrent les services de rééducation. Jean-Jacques est un homme courageux. Il l’était bien avant cet AVC, lui qui a bousculé les cadres dépressifs des sociétés d’homéopathie et les différents syndicats, lui qui aime parler de ses succès et de ses échecs, lui qui aime et respecte sa famille, ses amis et ses patients.

« Le médecin foudroyé » parle de sa douleur, de ses angoisses, de ses peurs, de la destruction progressive de ses facultés physiques… Il crie et nous devons l’écouter. Il provoque la Vieille Dame en Noir car il a décidé de vivre, de revivre et de reprendre sa place parmi nous.

Ce jeudi 3 juin, je l’ai entendu parler de son expérience. Il soigne de plus en plus de « jeunes-vieux », comme il dit, et à chacun d’eux il adapte un traitement homéopathique. J’aime quand il profite de notre Matière Médicale, nous permettant alors de redécouvrir Thuya, Silicea, Natrum muriaticum…et je peux vous garantir, que AVC ou pas, il la connaît bien cette Matière Médicale.

Jean-Jacques tu es mon ami et tu méritais bien un billet. Il faut qu’Internet fasse savoir à tous ceux qui respectent l’Homéopathie qu’un médecin s’intéresse tellement à eux qu’il a refusé de se laisser foudroyer par la maladie.

« Le médecin foudroyé » – Journal à quatre mains d’un Accident Vasculaire Cérébral –

Docteur Jean-Jacques SALVA et Danièle SALVA

IPREDIS Editeur