Nancy et Régine à Cergy-Pontoise
le 18 avril
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Les cafés littéraires de Cergy poursuivent leur chemin mais, depuis quelques mois, je manque de temps pour aller écouter tout ce qui m’intéresse… Pourtant, je crois bien que je serais allée à pied, jusqu’à cette médiathèque, pour retrouver devant les micros, Nancy Huston et Régine Detambel… Nancy Huston, l’auteur de « Lignes de faille », du « Cantique des plaines », du « Tombeau de Romain Gary »…que je lis depuis son premier livre, dont j’aime le sourire et les non-dits et dont je guette les nouveautés. Régine Detambel dont l’infinie culture sait inonder notre quotidien. Régine et Nancy à Cergy…deux heures d’un pas de deux endiablé, comme modelé sur une musique de Bach…des mots, des regards, des sourires, des rires même et, en sourdine, la construction d’un roman, d’un essai, d’une biographie…une sorte de toccata dont chaque mesure marque le pouvoir des artistes. Un très grand merci à vous deux. Sachez que, dans quelques jours les libraires mettront en vitrine le nouveau Huston. Sachez que deux petits bijoux Detambel, dont je vous parlerai bientôt, sont à votre disposition. Allez visiter son site : La bibliothèque de l’Astrolabe, là-bas à Cergy-Pontoise, est un vrai lieu de culture. On y reçoit un accueil très amical et, les écrivains invités vous prouvent qu’il existe encore une littérature qui sait nous faire oublier les crises les plus graves. |
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Sur votre petit carnet en moleskine…
le 16 avril
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« La Lecture, comme un mouvement immobile par quoi la vie matérielle s’affranchit des pâles contingences. La Lecture comme un désir amoureux pour la beauté d’une parole juste, libre enfin. La Lecture aussi comme un refus, par la terrible force d’inertie du corps étendu, terrassé par le Livre et qui, ce faisant, résiste à tout ce qui prétend le soumettre au déséquilibre de l’agitation verticale ». « La Liseuse » - Le terrain Vague Sophie Chauveau et le peintre Frédéric Brandon, additionnent leur talent. « Lorsqu’une image trouve enfin la phrase qui l’aime et qui l’habille, c’est encore de la poésie ». Nicolas Bouvier…un écrivain-voyageur, un poète, un humaniste… Chauveau, Bouvier…au service de la poésie…pour notre plus grand bonheur. |
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Dans tes bagages…
le 14 avril
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Je n’ai plus aucun besoin de voyager mais quand Béatrice Commengé me dit qu’elle part pour Venise, j’ai vraiment envie de me glisser dans ses bagages. Notre rencontre, chez Nadine Nimier, date de février 1998. Nous venions d’apprendre la mort de Nicolas Bouvier et nous étions tristes. J’ai compris que Béatrice était aussi un écrivain-voyageur . Elle bouge dans son corps, dans sa tête, au bout de ses doigts…mais surtout elle nous apprend à regarder les villages, les bistrots, les cimetières, les coutumes, les âmes…Avec Béatrice j’ai retrouvé Rilke et ce « petit routard » de la littérature qu’est : « Voyager vers des noms magnifiques » nous rapproche de Nietzche, Joyce, Miller, Flaubert…quelques heures avec eux, tout près d’eux. Béatrice voyage, mais, elle goûte, déguste…les vins, les fruits et les légumes, le pain. Elle parle et rit avec les vieux des villages qui savent encore raconter le ciel, la terre, les animaux, le vent et les célébrités qu’ils ont parfois rencontrés. On comprend combien elle a aimé les siens, ses maisons, ses amis et les vies de tous ces écrivains dont elle veut nous rapprocher. « Plus un maître est grand et plus sa personne disparaît derrière son œuvre ». Béatrice est une femme de lettres mais elle donne l’espace, le temps et la musique des mots. Elle sait nous offrir « le champ de repos si vert, au milieu du désert des vivants ». Béatrice est un écrivain-voyageur qui, souvent, choisit les nuages pour survoler le monde…Vais-je un jour me glisser dans ses bagages ? « …des noms magnifiques… ». Chacun a les siens. « On ne quitte pas plus son village natal que son enfance ». Où donc est aujourd’hui ce Préporché de mon enfance à moi, si troublée ?
Béatrice Commengé « Voyager vers des noms magnifiques » - Finitude
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La Revue d’Homéopathie
le 8 avril
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Il faut beaucoup de courage, en ce début de 21ème siècle, pour créer une Revue d’Homéopathie et surtout sans avoir un sponsor de renom international ou être soumis aux caprices d’une banque. Mais Alain Sarembaud et Bernard Poitevin ne manquent pas de courage. Ils l’ont prouvé depuis bien des années et ils le prouvent encore, chaque jour. Ils sont francs, têtus, honnêtes et ils connaissent l’Homéopathie sur le bout des doigts…cette Homéopathie qui a plus de 200 ans mais dont l’actualité ne cède à aucune attaque. Le premier est un « meneur », le second est un « scientifique humaniste » qui n’a jamais baissé la tête. Voilà de bien bonnes qualités pour diriger une nouvelle revue. Oui, cette Revue d’Homéopathie, dont le numéro 1 me semble de bien bon augure, doit intéresser notre monde médical…les médecins mais aussi les dentistes, les pharmaciens, les acupuncteurs, les vétérinaires…Nos patients apprécieront que nous avons décidé de faire parler de nous. Je l’ai dit, j’ai même essayé de le prouver, en organisant, en mars 2007, une Journée Nationale de l’Homéopathie. Je l’ai écrit des centaines de fois…nos patients, à deux ou à quatre pattes, sont nos meilleurs amis et méritent d’être avertis de tout ce que faisons de nouveau. Une bonne revue montre notre union. Alors nos patients pourront défiler dans les rues, dresser des barricades, et dire aux Pouvoirs Publics leur volonté de défendre leurs droits à leur Santé. Nous devons nous unir autour des structures qui ont fait leurs preuves. Il faut que les médecins et tous ceux qui pratiquent les médecines alternatives apprennent à communiquer. Aussi je souhaite longue vie à cette revue qui, déjà, nous honore. L’éditeur et ses deux piliers méritent bien un sourire…eux, qui savent que l’Homéopathie n’a pas dit son dernier mot. |
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“Entre ciel et terre”
le 5 avril
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Entre ciel et terre…entre ciel et terre…Il y a tout juste une semaine je regardais le feu qui brûlait dans la cheminée de cette maison du Tarn que j’aime tant. Les flammes crépitaient et j’ai cru entendre les plaintes des glaces islandaises. Entre ciel et terre…Maïté m’a envoyé le livre de Stefansson : « à lire, à relire de toute urgence pour la beauté des mots…la poésie. Il faut à ce livre une petite place chez toi ». J’ai lu, j’ai relu et c’est dans mes pensées quotidiennes que ce livre a trouvé sa vraie place. Un livre ? Un roman ? Un poème ? Une partition ? Un conte qui parle de la vie, de l’amitié, de la mort,…une prière que l’on a envie de murmurer chaque jour. Un homme va mourir parce qu’il aime trop la poésie, parce que la nature sait être agressive et impitoyable, parce que l’amour et l’amitié ont du mal à s’imposer dans le grand Nord islandais, parce que les vents et les tempêtes ont toujours le dernier mot. « Entre ciel et terre »…je viens de renouer avec la méditation. J’affronte les ténèbres. Je redécouvre le pouvoir des mots, du silence, de la solitude, de la mémoire, de la mort… J’ai lu et relu chaque page, pour ne pas oublier, pour vous en parler, pour vous dire qu’il faut savoir mâcher le pain très lentement, quand il sort du four. « C’était en ces années-là où, probablement, nous étions encore vivants ».
Jon Kalman STEFANSSON « Entre ciel et terre » Gallimard 238 pages – traduit de l’islandais par Eric Boury |
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