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À coup sûr, là il y a un poète, me suis-je dit en regardant le gros manuscrit que Jacqueline m’a fait l’honneur, la confiance et l’amitié de me donner à lire. Donc à juger. Et qui dans l’intervalle et dans mon dos est devenu ce petit recueil où au détour d’un mot, d’une image, renaît intact et dans sa fraîcheur première tout un pan de vie. La sienne bien sûr mais par la grâce de la poètique universelle, la nôtre.

Dès les premières lignes «… la pluie qui donne des grandes gifles d’amertume… »… « ô mon amour, j’ai broyé des vagues d’océan/ palpé des soleils à plein vent… »…inutiles de recopier tout le volume, partout ça sent le poète qui ne se soucie que de justesse, d’une sorte de vérité musicale pour dire au plus près de la vie ce que l’existence la plus simple recèle d’émerveillement, ce que les joies les plus pures contiennent de désespoir.
Toute sa vie Jacqueline a tenu sa plume tel un gnomon pour connaître le chemin, s’orienter dans l’obscurité, et surtout, surtout, savoir comment y aller.En poésie, c’est aujourd’hui une évidence pour tout un chacun qui ouvrira cet opuscule si joli, Jacqueline nous a raconté une partie de notre propre histoire.

Sophie Chauveau

Le temps n’efface rien
Poèmes de Jacqueline Peker
Aux éditions Baudelaire