saba
Des panneaux de la Ville de Paris nous précisent : “Casser un vélib, c’est facile…il ne peut pas se venger”. Permettez-moi de vous proposer une nouvelle affiche et qui me semble tout à fait d’actualité. “Brûler un chien, c’est facile…mais attention tous les chiens du monde pourraient se venger”. OUI, c’est ce que tout le monde doit savoir…il faut que l’information joue son vrai rôle. Moi, je pense sans cesse, à ce chien du Sud de la France, que deux jeunes, sans signes distinctifs, ont arrosé d’essence…puis, sans le regarder… car je vous affirme, qu’on ne peut martyriser un chien et le regarder dans les yeux…ils ont approché une allumette. Le chien est brûlé au 3ème degré. La SPA et des vétérinaires ont décidé de le sauver mais pour refaire les pansements, il doit être, chaque jour, anesthésié. Pensez à ce qu’il souffre.
“Entre la cruauté envers l’homme et la cruauté envers l’animal, il n’y a de différence que la victime” écrit Lamartine. Un chien qui souffre, c’est un être vivant qui souffre et nous sommes tous concernés. Un jour les chiens se vengeront. Ils trouveront un Chef et nous attaquerons, nous, les Indifférents. Ils ouvriront les chenils, les laboratoires, les demeures dans lesquelles on les méprise et, trop souvent, on les frappe. Ils piétineront nos forêts et nos autoroutes pour sauver tous ceux, qui chaque année, y sont abandonnés…pour que ne soient pas contrariées nos chères vacances!
Avez-vous déjà rencontré le regard d’un chien ainsi abandonné? d’un chien “mal-aimé”? d’un chien battu? Les chiens nous donnent tout…ils ne savent même pas modérer leur potentiel d’amour. Ils transforment tout ce qu’ils approchent…et j’ai aimé ce film qui parle de l’introduction de chiens dans les prisons, des chiens qui sont formés par les prisonniers pour être, ensuite, confiés à des aveugles.
OK, les Vélib ne peuvent pas se venger! Mais, je vous le dis…les chiens, eux, se vengeront. Dîtes à tous les “abrutis” du monde, à tous ceux qui les martyrisent sans savoir qu’ils ont un coeur et une âme, que je suis, depuis toujours à leurs côtés, et que je leur montrerai le chemin de la vengeance.
Sabatchka, je compte bien sur toi.
 

la-fontaine

Le mulet d’un prélat se piquait de noblesse,
            Et ne parlait incessamment
Que de sa mère la jument,
        Dont il contait mainte prouesse :
Elle avait fait ceci, puis avait été là.
            Son fils prétendait pour cela
            Qu’on le dût mettre dans l’Histoire.
Il eût cru s’abaisser servant
  un médecin.
Étant devenu vieux, on le mit au moulin :
Son père l’âne alors lui revint en mémoire.

            Quand le malheur ne serait bon
            Qu’à mettre un sot à la raison,
            Toujours serait-ce à juste cause
            Qu’on le dit bon à quelque chose.
           
 
 Ah…Monsieur La Fontaine quel plaisir de vous lire chaque jour, de vous relire chaque été et de recopier vos fables pour ceux qui  regardent mon blog…donc qui les méritent. Je dirai même que celle-ci cadre fort bien avec l’actualité…mais évitons les mots qui fâchent.
 

“Le Mulet se vantant de sa généalogie” - Livre VI - Fable 7


voyager

“Ce qui fait le prix du voyage, c’est la peur. C’est qu’à un certain moment, si loin de notre pays, de notre langue (un journal français devient d’un prix inestimable…et ces heures du soir, dans les cafés, où l’on cherche à toucher du coude d’autres hommes…) une vague peur nous saisit et un désir instinctif de regagner l’abri des vieilles habitudes. C’est le plus clair apport du voyage. A ce moment-là, nous sommes fébriles mais poreux. Le moindre choc nous ébranle jusqu’au fond de l’être.
Qu’une cascade de lumière se rencontre, l’éternité est là. C’est pourquoi il ne faut pas dire qu’on voyage pour son plaisir. Il n’y a pas de plaisir à voyager.. J’y verrais plutôt une ascèse. C’est pour sa culture qu’on voyage, si l’on entend par culture, l’exercice de notre sens le plus intime, qui est celui de l’éternité”.

Ce texte est extrait du Journal de Camus et m’a été envoyé par Sophie Chauveau dont le voyage au 18ème siècle semble prendre fin…
Je suis à Paris. Trop de Parisiens, trop de touristes, trop de bruit…un temps capricieux mais je lis, j’écoute Bach, Schutz…et je pense à vous tous!