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Arno Surminski
“Les oiseaux d’Auschwitz”
Jean-Claude Gawsewitch - éditeur - traduit de l’allemand - 192 pages

“Combattre sur le front est dangereux, tirer sur des Juifs est beaucoup plus simple. Voilà comment naît l’enfer sur terre”. Il est impossible de résumer un tel livre, aussi, je vous conseille de le lire. De cette lecture, on ne sort pas indemne et je pense même qu’en souriant aux oiseaux vous allez retrouver tous ceux qui planaient dans le ciel des camps de la mort. On a dit que la fumée les faisait fuir mais quand les camps se sont organisés le commandant aurait demandé qu’on les protège…Ce livre retrace l’étude effectuée par un ornithologue, agréé par le gouvernement nazi, sur les oiseaux peuplant cette région de Pologne choisie pour y effectuer la “solution finale”… Ce soldat est accompagné par un détenu polonais, étudiant aux Beaux-Arts de Cracovie, et qui doit dessiner chaque oiseau . Ils voient se construire les machines à tuer…l’un n’aime que les oiseaux et l’autre ne pense qu’à protéger sa vie et déjà des hommes sont assassinés. La violence laisse indifférent. Qu’est devenue cette cigogne blanche qui avait fait son nid près du premier four crématoire? Oui, tant que nous serons vivants, nous devrons parler encore et toujours.

Takeshi Kitano
“Naissance d’un gourou”
Denoël éditeur - traduit du japonais - 226 pages

Les sectes pourrissent le monde et Kitano, le cinéaste, nous apprend que le Japon n’est pas épargné. L’histoire est un peu tirée par les cheveux et ressemble parfois à une bouffonnerie…mais, attention, chacun d’entre nous peut être à la fois et manipulé et manipulateur…Kitano est un inquiet qui doute de l’existence de Dieu et de la bonne conscience des hommes. Il nous met en garde contre ces escrocs qui flirtent avec la foi, la médecine, la prestidigitation…tout ce qui doit guérir.
Cela ressemble à un polar…mais ne confondez pas Dieu et les gourous avec notre bon commissaire Maigret.

 

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Des taureaux, à Pampelune, ont en quelques minutes, vengé tous les taureaux du monde que certains “maboules” prennent encore pour des jouets. L’homme, malgré tous les progrès scientifiques qui lui facilitent la vie, éprouve, sans cesse, le besoin de dominer le monde animal. Alors les taureaux de Pampelune ont décidé de se venger. Ils refusent d’être, chaque année, meurtris, massacrés, frappés, hués, blessés, écorchés…et pendant des kilomètres poursuivis par une foule hurlante…des milliers de “cinglès” qui n’aiment que le bruit et le sang.
Les taureaux de Navarre ont dit “non”…alors, ils ont troué des cuisses et des ventres, broyé des poitrines, écrasé des pieds et des mains…comment leur en vouloir.
Il y a une vingtaine de siècles, des hommes ont applaudi quand des lions affamés dévoraient les premiers chrétiens. Il y a 70 ans, d’autres hommes ont applaudi quand des chiens bien dressés tuaient des enfants juifs. Ces hommes d’aujourd’hui ressemblent tellement à ces hommes d’hier. Ils ont besoin de tuer mais ils n’ont pas assez de courage pour aller se battre en Afghanistan ou protéger des porcs soi-disants grippés ou des femmes africaines mutilées…Allons, Messieurs les “aficionados” jetez vos chemises blanches et montrez-nous que nous êtes capables de protéger notre civilisation…les taureaux ne sont pas nos ennemis et ils n’ont que des cornes pour se défendre.

 

 

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Cette otarie-là, je la regarde très souvent…J’ai comme l’impression qu’elle m’offre son sourire…à moins que ce ne soit celui de Jean-Jacques Cagnart…

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http://www.jjcagnart.com/

OUI…Jean-Jacques Cagnart a ouvert son site et enfin, vous pouvez regarder ses photos.
Un photographe? certes…mais pas tout à fait comme les autres.
Ce grand silencieux aime tout ce qui vit…tout ce qui bouge…tout ce qui est bon…Chacune de ses photos est comme un rêve, un poème, une impression qui reste dans notre mémoire.
Les photos de Jean-Jacques parlent de la nature, du ciel, des déserts, des mers, des animaux, des rochers, des arbres… Il regarde les habitants des 4 coins du monde, droit dans les yeux, et, il nous transmet leur message. Il faut dire que la spiritualité n’est jamais très loin…mais je crois bien que ce photographe-là communique aussi avec les nuages!

 

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Dimanche 5 juillet, 16H34, 12 rue de Ponthieu, 75008 - Paris…mais emplacement “LIVRAISON”…Les Parisiens ont fui la capitale et sa pollution…pourtant les agents de la Préfecture de Police veillent et punissent ceux qui ont choisi d’honorer de leur présence les cafés du coin…ceux qui respectent les feux et les limitations de vitesse…mais qui se garent au hasard oubliant que le dimanche il y a beaucoup de livraisons!
Il est 16H34, les boutiques sont fermées, les cafés sont presque vides…c’est la crise et qui veut bien encore payer un petit café plus de 4 Euros? Alors, une amende de 35 Euros c’est tout de même rageant pour un dimanché d’été!
Qui est responsable? Le Grand Trésorier de l’Etat qui a besoin de notre argent pour combler les trous de toute nature? Le Ministre de l’Intérieur qui ne veut payer ses ouailles à ne rien faire? Le Maire de Paris qui aime tant nous voir pédaler (oubliant que les vélibs ne sont pas faits pour les vieux, arthrosiques ou cardiaques)…Je ne veux pas savoir…mais ce que je sais c’est que je fais partie de ces imbéciles qui payent. Mon chèque de 35 Euros est prêt. Je crois bien que je vais ajouter, dans l’enveloppe, une copie de ce billet de mauvaise humeur.
L’imbécile que je suis et qui paye est aussi un électeur. Je n’ai plus l’âge de défiler entre la Bastille et la République pour dire mon mécontentement, mais j’ai l’âge d’aimer ce pays, ce qu’on y construit, ce qu’on y pense…
Non! je n’ai pas l’âge d’être verbalisée un dimanche après-midi pour un motif idiot et incompréhensible. Le respect exige la réciprocité et je commence à en avoir assez de n’être pas, chaque jour, respectée et entendue…Qu’on se le dise!

 


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Attente

Voici le temps des éclairs sans tonnerre,
Voici le temps des voix non entendues,
Temps de sommeils inquiets, de veilles vaines.
Compagne, n’oublie pas les jours
Des faciles et longs silences,
Des rues nocturnes et amies,
Des réflexions sereines,
Avant que les feuilles ne tombent,
Avant que le ciel ne se referme,
Avant que de nouveau ne nous réveillent,
Par trop connus, devant nos portes,
Les pas ferrés et martelants.

Aujourd’hui le ciel reste bleu et le vent agite mes souvenirs. Le 2 janvier 1949…Primo Levi écrit ce poème. La clarté, pour lui, se veut conquête. Le 11 avril 1987, il choisit la mort et depuis plusieurs jours, je pense à lui. Y avait-il dans ses yeux autant de larmes que sur les pétales de cette fleur?

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En -23 avant J.C, Auguste devient tribun à vie…il accumule tous les pouvoirs et acquiert une autorité absolue…”Bon anniversaire”…Monsieur le Démocrate!

Le 1er juillet 1690, en Irlande, des Catholiques tuent des Protestants et réciproquement. Ainsi, pendant des centaines d’années, on pourra mourir au nom du même Dieu.
Le 1er juillet 1766, le Chevalier de la Barre est exécuté…il possédait le “Dictionnaire philosophique” de Voltaire et très probablement quelques écrits de Diderot…Intolérance religieuse, défaillance de la Justice…des mots qui ont su résister au temps.
Le 1er juillet 1901, la loi sur les “Associations à but non lucratif” voit le jour…des tonnes de documents, des heures de travail…une loi qui vieillit, sans trop prendre de rides.
Le 1er juillet 1903, 60 coureurs cyclistes quittent Paris…le 1er Tour de France est né. Dans les musettes on trouve toutes les drogues disponibles…relisez l’enquête d’Albert Londres… rien ne change vraiment!
Le 1er juillet 1905, Einstein publie sa théorie de la relativité. Le 1er juillet 1916, commence la bataille de la Somme…la Science, la Guerre, la Mort…des mots? une bonne façon de mieux réfléchir.

D’autres 1er juillet sont importants…la mort de Erik Satie en 1925, le lancement du “walkman” en 1976, le permis à points en 1992, le premier contact avec Saturne en 2004…des évènements qui vont changer notre vie…silencieusement, impérativement…et qui affronteront l’oubli. Bien sûr, il y a eu le 1er juillet 1936…le Front populaire, le nazisme, la guerre d’Espagne…et la naissance d’une petite fille dans une famille qui, quelques années plus tard, va se disloquer…
Les anniversaires ont du bon…je pense à mon ami Henri Amouroux et à ces chocolats que nous partagions…et je pense à tous mes amis, qui, aujourd’hui, me diront que l’Amitié sait résister au temps qui pourtant n’efface rien.