Tempête au Châtelet…
Le vent a soufflé à plus de 150km/h. sur le Théâtre du Châtelet…il a déchiré le plafond, les murs, la scène et s’est accroché aux spectateurs tétanisés. A sa respiration s’est mêlée la musique de Monteverdi…Pendant deux heures nous avons découvert le paradis…l’enfer…Dieu qui dans un rayon laser nous a emprisonnés.
J’ai vécu un grand moment de folie et j’ai eu l’impression d’entendre ces Vêpres pour la première fois. J’ai aimé les lumières, les costumes, les chanteurs, les musiciens et les deux heures de génie de Jean-Christophe Spinosi.
Oui, j’ai tellement aimé ce spectacle que j’en parle à tout le monde.
Il ne faut pas oublier que cette mise en scène spatiale nous la devons à Oleg Kulik, un metteur en scène qui n’a peur de rien…un Russe, bien entendu, qui sait comment traiter avec Dieu.
A aucun moment, cette folie pleine de lumière,ne se détache des exigences de Monteverdi. La spiritualité est partout. Chaque chant est prière…et sur ce chemin brûlant nous sentons le poids de notre croix.
L’orage éclate et une pluie tiède vient nous apporter ce rêve qui réchauffe le coeur. Monteverdi, Spinosi, Kulik…allons-nous vers un nouveau siècle des Lumières?

Michel Hug : un homme de coeur
Michel Hug nous a quittés. Une messe simple et émouvante nous a permis, ce mardi 27 janvier, de lui dire combien nous l’aimions. Lui, il aimait sa famille, ses amis, l’Homéopathie, les livres, la musique et quelques  restaurants gastronomiques… Que de bons moments nous avons passés ensemble…à commencer par tous les congrès qui s’installaient, là ou ailleurs. Oui Michel, ta bonne humeur et ton sourire effaçaient tous les problèmes… Hier, tous ceux qui t’aimaient étaient là et tes petites-filles dont tu parlais à tout instant, ont été si proches de toi.
J’ai connu Michel Hug il y a bien longtemps, dans les locaux des Laboratoires Homéopathiques de France…les débuts de la bataille pour la reconnaissance de l’Homéopathie…une équipe soudée autour d’une vraie passion. Michel était partout… près des jeunes médecins qui cherchaient à s’installer, près des pharmaciens qui voulaient promouvoir l’homéopathie, dans tous les congrès…Il a été mon parrain lors de mon inscription à l’APMH et surtout il m’a aidée pour la journée du 17 mars 2007…il a aimé cette idée d’une journée nationale de l’Homéopathie…alors, lui, il s’est engagé totalement…une dernière fois.
J’espère que le monde de l’Homéopathie saura lui rendre l’hommage qu’il mérite…sur le terrain depuis presque 50 ans, il a donné son temps et toute la passion dont il était capable. Oui, Michel, tu étais un homme de coeur…un homme qu’on ne peut oublier.

Papiers collés
Valerie Girone écrit bien. Elle est une journaliste de grande qualité. Elle est une femme d’aujourd’hui qui aime sa famille, sa maison, ses amis…
Elle nous montre qu’elle vient de choisir le monde des collages et de la couleur…un monde exceptionnellement dynamique…le sien, très probablement.
Ses tableaux me font penser à des “fonds d’écran”…ils permettent de rêver et s’enfoncer dans un monde mystèrieux…lunaire…
Oui, une artiste est née en ce mois de janvier 2009. Valérie n’en restera pas là. Comme j’aimerais la retrouver sur la scène de l’Opéra où manquent les décors d’antan.
Valérie Girone expose au 13 rue Mazarine - 75006 - Paris - jusqu’au 31 janvier 2009…il y a un parking à proximité…Allez-y, vous ne le regretterez pas.
Il faut connaître ces tableaux construits sur la couleur, le rêve, le mouvement, la musique…Merci Valérie…on se retrouve très bientôt.

“Portraits collés”de Valérie Girone
Galerie Corrado Bortone 13 rue Mazarine 75006 - Paris
jusqu”au 31 janvier 2009 


L’homéopathie vétérinaire? une réalité!
Cette fleur c’est l’ Arnica montana dont les applications thérapeutiques sont connues par un Français sur deux. Aussi, j’en veux un peu à mon ami Jean-Pierre Samaille qui consacre le n°121 de l’Essentiel - l’actualité vétérinaire autrement - au traitement de la douleur chez les animaux de compagnie…”Lutter contre la douleur : un devoir et une nécessité”. Tu as parfaitement raison, Jean-Pierre, tous ceux qui aiment, vivent ou soignent des animaux, savent que la souffrance existe, physique mais aussi morale.
J’ai un peu oublié notre médecine mais, ce numéro de l’Essentiel, m’oblige à rompre le silence.
Je sais qu’il existe un grand nombre de publications concernant les douleurs post-opératoires…mais je voudrais qu’on parle d’Arnica montana. En dilution 5, 7 ou 9CH l’action de ce médicament est souvent immédiate…et quelle que soit la cause de la douleur. Combien de granules ou de gouttes ai-je distribué en plus de 40 ans de pratique? Pas question d’ignorer les autres traitements, mais ce que je veux, c’est que l’on parle de toutes les possibilités…et j’affirme, qu’en ce début 2009, l’Homéopathie vétérinaire est une Réalité…aussi bien chez les animaux de compagnie que chez le cheval ou chez les animaux d’élevage.
Jean-Pierre je sais que tu comprendras. Je n’écris pas un billet d’humeur…je veux tout juste remettre les pendules à l’heure…et rendre au traitement homéopathique de la douleur la place qu’il mérite.

Vous allez nous manquer
Oui, Monsieur Bush vous allez nous manquer. Depuis huit ans vous êtes responsable de tous les bouleversements qui ont perturbé notre monde :
- la crise financière qui grignote nos économies,
- l’attentat du 11 septembre et ceux de Madrid et de Londres et tous les autres,
- la guerre d’Irak et toutes ces petites guerres d’Afrique et d’Asie qui donnent le pouvoir aux intégristes,
- le prix du pétrole, la chute des ventes d’alcool, le rejet des bons produits français,
- la maladie de Castro et les inondations qui ne menacent que vos pauvres,
- les mauvais films et le rejet des théories de Darwin…et je crois bien que j’en oublie… mais c’est pourtant vrai que vous allez nous manquer.
Vous avez mal géré votre sortie mais je sais que mon billet, que vous lirez dès que vous serez au calme dans votre Texas bien aimé, vous rendra le sourire…Connaissez-vous Lao Tseu? Un philosophe chinois né quelques siècles avant J.C. Dans son Tao Te King j’ai trouvé un texte que je vous propose de méditer…en pensant à tous ces ingrats qui risquent de vous oublier.

Quand le Maître gouverne, les gens
ont à peine conscience qu’il existe.
A défaut, le mieux est un dirigeant qu’on aime,
Puis encore,un qu’on craint.
Le pire est un dirigeant qu’on méprise.
Si tu ne donnes pas de responsabilités aux gens,
tu les rends irresponsables.
Le Maître ne parle pas, il agit.
Quand son oeuvre est achevée,
les gens disent : “Regarde!
C’est nous qui l’avons fait, tout seuls!” 


Il faut retrouver la bonne route
Nous sommes donc le 14 janvier 2009…j’ai bien du mal à accepter cette nouvelle année mais j’en envie de retrouver mes lecteurs. Plick est là, partout, et ensemble nous écoutons les Vêpres de Rachmaninoff. Il faut que je retrouve la bonne route, que j’organise mes souvenirs, que j’accepte le froid, le silence, l’absence, les folies de tous ceux qui gouvernent le monde. Mes amis vous êtes tellement présents que je vous offre à tous cette carte dessinée par mon amie Madeleine Chapsal.
La fidélité résiste au temps et il y a toujours un petit coin de ciel bleu pour y accrocher l’amour.
Mais j’écoute les nouvelles et j’ai mal et parfois même, j’ai peur…peur de la guerre, de la haine organisée, de la faim, du chômage, de la maladie…Je bougonne quand on prend les fumeurs pour des débiles, quand on  nous offre à la télévision des films sans intérêt, quand nos opéras sont confiés à des metteurs en scène incultes, quand j’apprend que le Musée Pasteur va fermer faute de crédit…Oui, je grogne et je me console en lisant le Prix Fémina qui va peut-être interpeller tous nos spécialistes des enfants handicapés. J’achète des fleurs. J’offre des cadeaux à ceux qui me sont chers. Je lis…j’écris…
J’ai abandonné 2008 sans regret. Je n’attends rien de 2009…sauf peut-être des promenades dans cette France que j’aime, des découvertes littéraires et musicales, des rencontres entre amis…Je garde à portée de coeur les animaux de mes proches…Génia, Sabatchka,les chats gris et noir, Margot, Douglas…eux savent toujours  donner ces signes de grande tendresse qui réchauffent le coeur.

Les malices de Plick et Plock
Depuis quelques heures ils se sont retrouvés. Plick m’a donné un dernier baiser…ce 31 décembre 2008. Il était à peine 15H. Ont-ils souri en entendant, seuls, pour la première fois, depuis tant d’années, les douze coups de minuit?
Mais cette nuit la maison me semble si vide. Je parle aux jouets, aux coussins recouverts de poils, aux gamelles que je ne peux pas vider, à des photos, à des tableaux…Ils sont là, partout…comme depuis plus de dix-huit ans. Ils faisaient partie de ma vie. Ils étaient associés à tous mes projets…et même une rubrique de ce blog porte leur nom.
Plock est parti un jour de novembre 2006 et Plick a doublé sa présence…disons qu’elle a tout fait pour me prendre en charge…pour me donner le double d’amour.
Je ne sais pas ce que me réserve 2009 mais déjà, je sais qu’il faut que je m’habitue au vide, à l’absence…L’amour de ces deux-là, dans ma vie depuis le 11 novembre 1990, a été un vrai bonheur, un bonheur de chaque jour, de chaque nuit…C’est probablement pour cette raison que je ne trouve pas le sommeil. Dehors, j’entends quelques cris… ceux
qui fêtent l’année nouvelle.
Plick, Plock…ils aimaient que je parle d’eux…il fallait bien que ce premier billet 2009 soit pour eux…et pour tous ceux qui les ont un jour rencontrés et aimés.