A jamais immobile…
le 30 novembre
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| A jamais immobile…Joë Bousquet nous a montré combien il savait se consacrer aux autres et combien le langage lui était indispensable. Son oeuvre est difficile, mais elle mérite toute notre attention. Maïté m’envoie l’un de ses poèmes et je retrouve cet écrivain tant aimé…Blessé pendant la guerre de 1914-1918, il haïssait la violence mais aimait tant la vie. Ecoutez-le : “Mais se connaître est une opération difficile, presque impossible. Notre vie est tournée vers le dehors. Nous connaissons, hélas! et cette façon de connaître nous aveugle. Elle est rassurante, nous immunise contre le vertige qui nous saisirait si nous nous regardions nous-mêmes. Nous connaissons la bonté, le courage, la charité, nous mimons assez bien ces sentiments : mais nous connaître à leur sujet c’est en sentir en nous le défaut, et il n’y a pas de plus douloureuse expérience parce qu’elle inaugure l’explosion du néant à qui nous donnons asile, nous tous, plus morts intérieurement que la mort dont nous avons fait un simulacre à la mesure de l’homme, - y projetant le froid noir qui est dans notre coeur. Nous nous réfugions dans l’image de l’homme. Nous préférons croire que c’est d’elle que nous tenons la vie. Elle ne nous peint que notre peur.” |
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YEVA
le 26 novembre
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| YEVA est un sculpteur, une artiste souriante mais silencieuse, qui travaille seule dans un atelier près d’Etampes. Elle aime le silence, les chiens -comme vous le constatez sur cette photo- le bon vin, les cigares, ses amis… Elle expose jusqu’au 30 novembre au Grand Palais dans le cadre d’ “Art Capital”. Tout ce qui est là, devant vous, sur des socles, vous coupe le souffle. Regardez, sans plus, et demandez la carte de l’artiste. Il y a un numéro de téléphone…elle répond toujours… et prévoyez une visite à Etampes…toutes ses sculptures vous y attendent et aucune ne peut vous laisser indifférent. Tout y est force et fragilité, tendresse et modestie, chaleur et solitude…des formes humaines et animales qui vibrent sous le regard…qui attendent le toucher…YEVA est un grand sculpteur comme elle est une femme de passion. Vous la trouverez sur Internet…un premier voyage visuel mais il faut s’approcher d’elle et de ce qu’elle réalise…Ce n’est pas tous les jours qu’on peut se retrouver dans les étoiles! |
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Attention…danger!
le 25 novembre
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| Oui…le danger demeure et j’aurais du intituler ce billet :”Nostalgie fasciste”… Il y a quelques jours, plus de 10.000 Italiens sont allés se recueillir devant le tombeau de Mussolini…des nostalgiques du fascisme, du racisme, des guerres de conquête…des nostalgiques qui aimeraient entendre, à l’aube, les fusils chargés de tirer sur ceux qui ne sont pas comme eux. Il est permis de se recueillir en silence mais les croix-gammées sur les tee-shirts, les cendriers à l’effigie de Hitler, les bras levés, les chants guerriers…c’est trop pour moi. Chaque jour disparait un homme ou une femme qui a vécu la guerre de 1939-45, qui a peut-être connu les camps,les tortures, la peur, la faim…un homme ou une femme dont la famille a été mutilée. Alors, quels sont ces Italiens nostalgiques de leur Duce qui a cédé au diable, qui a fermé les yeux devant la solution finale, qui a voté des lois raciales?On dit que : ”Mussolini a aimé les Italiens et rejetait les méfaits de trop de démocratie.” Donc, un état qui se veut démocratique doit condamner toutes les réunions révisionnistes et brûler toutes ces chemises noires qui sont la honte de notre 20ème siècle. Attention danger…restons dans le droit chemin. |
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Des livres…un peu de bonheur chaque jour…
le 21 novembre
| “J’ai vécu mille ans” Mariolina Venezia - Robert Laffont Pavillons Cette histoire d’une saga familiale italienne, qui s’étale sur plus d’un siècle, est comme le film d’un temps qui ne s’arrête jamais. On y trouve la politique, la guerre, le chômage, la maladie, les enfants, les femmes…tout ce qui fait la vie au quotidien. Un roman inoubliable. “L’amant des morts” Attention! Ce n’est pas un livre qu’on lit sur une plage, dans un train, en attendant que le temps passe…C’est un livre, qui, de page en page, nous prend aux tripes. Un livre qu’on doit faire lire à ceux qu’on aime à condition de bien les préparer. Ce n’est pas un roman. Ce n’est pas un essai. J’aimerais dire que cela ressemble à un Requiem. En lisant les dernières lignes, on est bouleversé, certes, mais surtout on se sent meilleur, comme plus indulgent… “Jérusalem” Voilà un premier roman qu’on peut qualifier de chef d’oeuvre. Mais pourquoi ce titre qui peut prêter à confusion? parce que tous les personnages vivent “enfermés” dans leur peur, dans leur folie, dans leur amour incompris, dans la violence quotidienne, plus ou moins contenue. Un grand roman mais surtout un livre douloureux, dérangeant…un livre écrit pour ces fous que nous sommes tous…un long poème pour ceux qui aiment aller plus loin… C’est Maïté qui l’a déposé dans ma besace…comme je la remercie Le Mont Saint-Michel photographié par Ghislaine Binès |
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La flûte…
le 18 novembre
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La flûte…piétinée, mutilée, ridiculisée, agressée…je ne trouve plus de mots pour exprimer ma colère. Je pense à Mozart dont j’aurais eu bien du mal à soutenir le regard. |
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juste un peu de soleil…
le 16 novembre
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COMPLAINTE POUR UN SOUVENIR Il est des nuits sans lune que l’on voudrait redire Il est des poitrines lourdes où cesse de battre un cœur Il est des sables chauds que l’on voudrait saisir Comme pour enliser tous ses absurdes pleurs Si vite fuit la jeunesse qui porte son message Qu’elle ne trouve plus aux rives de la vie Alors que se annone un perpétuel langage Qu’un jet d’eau se mêlant au rythme d’incendie Banyuls, Collioure et toi aussi Port-Vendres Vous transformez la mer, vous en faites une fleur Vous transformez les vagues, figurines de cendres Un rêve de Soleil apporte la vigueur. Je n’ai trouvé que ce poème écrit en 1956 et que cette photo de mon amie Ghislaine…pour expliquer mon silence. Seul le soleil a le pouvoir de soulager les problèmes. |
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“Les inséparables”
le 4 novembre
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| Marie, Léa, vous vouliez être vétérinaires…aussi je vous offre cette photo de deux inséparables qui appartiennent à un vétérinaire de mes amis …deux inséparables à quatre pattes et au poil doux…qui, comme votre livre, sont une source de bonheur. Je ne sais pas, Marie, ce qui motive un écrivain à écrire une histoire qui appartient à tous, mais ce dont je suis certaine, c’est que votre façon de raconter est magique. J’aime cette histoire et au fil des pages j’ai pu sentir la chaleur de vos mains…ainsi votre duo est devenu un trio et j’ai rompu le poids du silence qui menaçait de vous séparer. J’ai promené Rommel…j’ai expliqué à Léa que l’on peut communiquer avec les vaches… Mon blog n’est pas un magazine littéraire. J’ai besoin de communiquer et écrire me semble le meilleur moyen. Aussi je veux que ceux qui me lisent sachent que j’ai aimé votre façon de parler de l’Amitié…celle qui se forge dès l’enfance et qui résiste au temps et à l’indifférence. Les uns disent que “les inséparables” sont un roman social. Certes, vous parlez des familles désunies, des enfants sans père, de la drogue, de la prostitution…Mais ce que j’aime, c’est votre façon d’aborder le “Nous”. Votre livre sent la lavande…celle que l’on cache entre deux piles de linge et que l’on retrouve, séchée mais encore odorante…Un livre qu’on ne devrait pas fermer, comme pour mieux retrouver à tout instant Léa, Marie, Rommel, la rue Jean Mermoz, l’école communale, la rue Saint-Denis… J’ai envie de dire que ce dernier livre de Marie Nimier va peut-être nous aider à devenir adulte. “Les inséparables” Marie Nimier - Gallimard |
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