“Noces de chêne”

le 30 octobre


“Noces de chêne”
“Noces de chêne” par Régine Detambel - Gallimard

123 pages de bonheur autour d’une histoire qui nous concerne tous…l’amour d’un homme pour une femme…tous deux ayant 80 ans!
Des regards, des caresses, des silences, des douleurs, des mots tendres à peine murmurés…le mal d’amour du troisième âge…Régine dit tout. A aucun moment nous n’avons envie de sourire…tout est si magique et pourtant si vrai.
Les uns aimeront Taine, l’amoureux de 80 ans. Les autres se prendront pour Maria et beaucoup seront Vitalie, qui à 70 ans retrouve le chemin de la vie et du corps.
Oui, ce livre est peut-être une méditation sur l’amour…mais qu’importe l’âge des amoureux? Ils sont “vrais” et c’est ce qui change tout. A lire impérativement.
Pour Régine, ce “chêne normand” peint par Hugo Estournet…à l’ombre duquel, se reposeront nos amoureux…


Ces chiens qui nous rendent meilleurs…
J’en ai connu des chiens et souvent, quand je pense à eux, j’ai envie de courir à travers les champs, avec une meute de quatre pattes aboyant autour de moi.
Je garde en mémoire tous ceux dont les maîtres ont accompagné ma vie professionnelle. Je pense à Noiraud, mon chien de petite juive réfugiée dans une ferme de la Nièvre, qui me protégeait de tout et avec lequel je partageais mes gamelles.
Je pense à Potic, mon épagneul breton qui refusait la solitude. Je pense à Jibus, mon teckel à poil dur…la coqueluche de mon cabinet et des studios de télévision. Mais je pense aussi à Suky, à Snoopy le grincheux, à Pouzic qui n’était que tendresse et fidélité, à Fu-yu, à Figaro, à Mambo, à Lola, à Léon, à Don Juan le mordeur, à Lolita qui vient de les rejoindre tous…comme pour leur donner les dernières nouvelles de leurs maîtres qui pour mieux supporter leur monde brutes…ne cessent de penser à eux.
Oui, les chiens savent nous rendre meilleurs…pour eux, nous inventons des mots d’amour, des caresses magiques et le seul souvenir de leur regard nous aide à supporter l’absence. Lolita, je compte sur toi, pour lire ce billet à tous ces chiens qui m’ont aidée à construire ma vie.

Le rêve de White Spring

“Nous devons nous rapprocher de la Nature en amoureux respectueux et peut-être q’alors elle nous murmurera ses secrets intimes.”

Goethe

Certaines rencontres semblent être très importantes. Ainsi, au cours d’un dîner, chez mon amie acupuntrice, Dominique Eraud, j’ai fait la connaissance de Michèle Decoust. Ces deux femmes défendent, chacune à leur façon, les Médecines Naturelles…disons, pour être plus modernes,  les “Eco-médecines”.
Michèle Decoust est écrivain, réalisatrice et journaliste. J’ai acheté et lu son “Rêve de White Spring”…un polar écologiste? une prise de conscience de ce que nous devons à la Nature, aux peuples anciens, à la Science? De toute façon, un livre qui mérite d’être lu par tous ceux qui savent que depuis plus de 50 ans, je lutte pour que vivent et soient respectées les Médecines Naturelles…l’Homéopathie, l’Acupunture, l’Ostéopathie, l’Etiopathie, la Phytothérapie…toutes ces médecines convenant aussi bien à l’homme qu’au monde animal.
Michèle Decoust nous fait comprendre que les hommes d’aujourd’hui doivent respecter la vie…la vie des plantes, des animaux, des sols, des mers…mais aussi leur propre vie. Certes, leur curiosité les a entraînés un peu trop loin…et il a été plus facile de détruire que de construire. Mais je pense que des femmes comme Michèle Decoust remettent nos pendules à l’heure. Aussi, suis-je très fière de lui offrir ce billet et toute mon amitié.

La leçon d’un bernard l’hermite
“Vivons cachés” nous confie ce bernard l’hermite photographié aux Maldives, par Jean-Jacques Cagnart, il y a quelques mois.
Oui, rentrons dans notre coquille et essayons d’oublier cet amas sordide de nouvelles qui ne peut que fragiliser notre moral.
Oublions les 600 millions d’euros qui se sont envolés dans notre bien-aimée Caisse d’Epargne… Oublions que des margoulins informaticiens ont réussi à prélever un peu de sous dans le compte bancaire de notre Président…Oublions ce “pauvre” D.S.K qui va succomber à l’hypocrisie américaine, malgré le soutien internet de son épouse bien française, elle…Oublions qu’un politicien écolo, mais B.C.B.G, va défendre un autre politicien facteur et donc anticapitaliste…et espérons qu’au cours du procès personne n’aura l’idée de siffler l’Internationale! Oublions qu’à Paris on peut aussi défiler le dimanche et ainsi, empêcher les touristes de lécher nos vitrines…
Mais n’oublions pas qu’un vrai Républicain, Colin Powell, vient d’apporter son soutien à Obama… N’oublions pas que dans l’Ouest canadien des scarabés détruisent les arbres… N’oublions pas que Soeur Emmanuelle vient de nous quitter et qu’elle a essayé de nous apprendre à aimer les autres…N’oublions pas…Il y a des jours où j’essaie de ne penser qu’à moi…mais je n’y arrive pas toujours…

Allons z’enfants…

le 16 octobre


La Marseillaise
Encore une fois, on a sifflé la Marseillaise, au Stade de France…avant une rencontre “amicale” entre la Tunisie et la France! Ne pas aimer est un droit…mais le plus gêné doit
sortir. Mes grands parents étaient des “apatrides”…mais le 15 décembre 1941, au Mont Valérien, face aux nazis, mon grand-père et tous les autres ont chanté la Marseillaise…qui était pour eux l’hymne de la liberté. Un hymne, c’est la voix de tout un peuple, quel qu’il soit…et personne n’a le droit de lui manquer de respect.
Je sais bien que les “apatrides d’aujourd’hui” n’ont plus rien à voir avec les “apatrides d’hier”…mais ce n’est pas en pillant nos valeurs qu’ils seront respectés. Quand j’écoute l’hymne israélien, je suis émue car je ne peux renoncer à mes origines. Mais la Marseillaise, est l’hymne d’un pays qui m’a formée et sur lequel seront dispersées mes cendres. Allons, les siffleurs apprenez qu’il faut respecter les autres, tous les autres…et si quelque chose ne vous convient pas restez devant votre télé…hurlez jusqu’à plus soif…
mais apprenez que, pour être aimé, il faut parfois faire quelques efforts.

41ème semaine…

le 12 octobre


41ème semaine

Il existe dans certaines cuisines des tableaux, sur lesquels, on peut fixer, avec un aimant, un document important. On devrait faire chaque dimanche le compte-rendu de la semaine et  fixer, ainsi, dans notre mémoire ce qui le mérite…
Il faut que je vous parle de cette 41ème semaine.
Lundi, je retrouve Peggy, mon étiopathe préférée, qui me permet de surmonter quelques problèmes dus à l’âge…
Mardi, je déjeune avec Alexandre Imbert qui, avec Santé Port Royal, défend sans relâche les Médecines Naturelles et tous les produits “Bio”. C’est avec lui que nous avons créé Santé Pratique Animaux…et notre amitié résiste au temps. Le soir, à Viroflay, en compagnie de Régine Detambel, je découvre l’écrivain Stéphane Audeguy…un vrai bouillon de culture…mais souriant et attachant.
Mercredi, déjeuner de gala avec mon amie Nadine Nimier. Elle voit mal, certes, mais son esprit a vingt ans et ses conseils me stimulent. Le soir, dans une synagogue de mon quartier, j’écoute les prières qui annoncent le début de Kippour.
Jeudi, je jeûne, ce que je n’ai pas fait depuis 10 ans. Ai-je retrouvé mes racines? Ai-je souhaité me rapprocher de Dieu? Ai-je, tout simplement, prié pour la Paix? Le soir, j’ai aimé passionnément Michel Bouquet dans le Malade Imaginaire…une grande leçon de vérité.
Vendredi, je déjeune avec un ami de toujours…nous refaisons le monde…économique! Le soir, je suis de nouveau à Viroflay. Danièle Bar-Gruet, avec laquelle je partage depuis plus de 30 ans l’amour des chats, reçoit la médaille de Chevalier de l’Ordre National du Mérite.
Samedi…je lis, j’écoute Billie Holiday, je me promène dans Saint-Germain et le soir, je tremble pour l’équipe de France de foot…
Aujourd’hui, dimanche…je regarde le soleil…et Plick, elle, me regarde…Ainsi peut-on partager un grand moment de bonheur…


Respectons notre passé
Chaque Français s’est réjoui (tout au moins je l’espère), d’apprendre que deux de nos chercheurs obtenaient  le Prix Nobel de Médecine…deux chercheurs qui ont travaillé dans les locaux de l’Institut Pasteur…Nos médias, fournisseurs de déprime, n’ont guère parlé de la fermeture prochaine du musée Pasteur, à Arbois dans le Jura. Oui, pour de simples raisons financières cette maison, dans laquelle a vécu et travaillé Louis Pasteur, va fermer ses portes. On dit que chaque année, il manque 60.000 euros…et que les caisses sont vides.
Ce que je voudrais savoir c’est ce que coûtent… la Nuit Blanche, l’exposition Picasso et ses maîtres, une publicité pour les croquettes Rintintin, un film sur un grand comique pas toujours bien compris, un sommet européen, un tank américain qui explose dans le désert irakien, un repas dans les cantines de la Maison-Blanche…je craque…
Ce dont je suis certaine c’est que la maison de Pasteur est un patrimoine mondial. Je l’ai visitée, il y a bien longtemps, et j’ai compris tout ce que nous devions à ce chercheur français. On nous parle de milliards, injectés à droite et à gauche…et on sait qu’il ne faut que 100.000 euros chaque année pour sauver une maison pas comme les autres…une maison dans laquelle un chercheur a mis au point un vaccin qui a sauvé des millions d’êtres vivants.
Oui…j’ai la RAGE! Qui va bouger? Docteur Larcher, vétérinaire, je me suis réjouie de vous voir Président du Sénat…Vous devez protéger la maison de Pasteur et sachez que nous sommes avec vous.

Haïr la haine…

le 6 octobre


Haïr la haine…
“…ce jour-là, je voulais haïr, haïr la haine pour triompher d’elle…”

J’ai aimé ces deux livres parce qu’ils nous montrent comment la haine détruit…la haine de certains hommes, la haine des animaux.
Le livre d’Elie Wiesel ressemble au récit d’un sage, au chant d’un poète, à la prière d’un rabbin. Chaque Juif, jeune ou vieux, est  ce jeune journaliste qui souffre en sondant les méandres de sa mémoire.
Le monde n’est pas un théâtre…et parfois il ressemble à une fosse commune jamais refermée.
Catherine Pinguet parle du massacre des chiens d’Istanbul, en 1910. Ces chiens, on aurait pu les tuer dignement, leur tirer une balle dans la tête…on a préféré les expédier sur un îlot désert où manquant d’eau et de vivres, ils se sont entredévorer. Ces chiens, on les accusait d’être responsables de toutes les maladies connues dans la ville.
Les nazis avaient décidé de détruire tous les Juifs responsables de la défaite de 1918.
Les chiens sont des créatures impures, pourtant c’est bien Dieu qui les a créés. A Istanbul ils ont vécu en bonne harmonie avec les habitants. Mais les Jeunes Turcs pensent que l’attachement au chien est un signe de superstition et d’obscurantisme…donc ils seront assassinés…
Le livre de Catherine Pinguet doit être lu par tous ceux qui se battent contre la haine. C’est un livre que je voudrais qualifier d’utilité publique.
Le livre d’Elie Wiesel saisit à la gorge et pourtant c’est un livre qui dit l’espérance.
Tous les deux affirment combien il est important de respecter la vie.


Partageons nos livres…
Nos bibliothèques débordent…
Vendre des livres au poids me semble immoral…
Abandonner un ouvrage sur un banc? certes il peut être récupéré, mais il peut être sali, méprisé…et s’il nous a donné du plaisir, comment ne pas le respecter?
Un homme jeune et dynamique, qui très vite est devenu mon ami, est entrain de résoudre le problème.
Allez sur son site. Contactez-le. L’avenir de nos livres me semble tellement important.

http://www.colivri.org/about


Gérard Larcher : un vétérinaire à l’honneur
Gérard Larcher, né en septembre 1949, entre à l’Ecole Vétérinaire de Lyon en 1973.
Oui, cet homme souriant est l’un des nôtres et je pense que toute la profession doit fêter cet évènement.
Un vétérinaire Président du Sénat…Debout les libéraux des villes ou des campagnes. Debout tous les salariés de l’Industrie, Debout tous les vétérinaires de la fonction publique…Chantons en choeur…qu’il sache ce Gérard, notre Gérard, combien nous aimerions trinquer avec lui.
Je vous ai entendu ce matin sur Europe. Vous n’avez oublié ni les chevaux, ni les chiens…
De votre métier vous restez fier…Vous avez  salué vos parents et cela prouve combien vous êtes aussi un homme de coeur.
Bravo Gérard…vous pouvez compter sur nous.