raies-mantas

Les vacances du Petit Nicolas
C’est bien au fond des mers, qui bordent les Maldives, que vit ce “requin” qui offre son sourire à l’appareil-photo de mon Petit Nicolas.
On peut imaginer que ce poisson-là et tous les autres méprisent les humains, ceux qui chaque jour polluent leur monde silencieux. Mon Petit Nicolas aime ces rencontres du bout des océans et les baleines, les requins, les mantas…savent combien cet homme-là les respecte.
Bientôt, mon Petit Nicolas commencera son activité d’étiopathe. Je vous garantis qu’il figurera parmi les “bons”…car il respectera ses patients comme il respecte la Nature.
C’est lui qui m’a demandé de regarder “Into the wild” et je comprends qu’au fond de la mer il vient de découvrir son Alaska à lui.
Tous ces êtres vivants, qui tournent autour de lui, ont compris qu’il veut simplement les défendre et surtout protéger leur lieu de vie.
Mon Petit Nicolas est un silencieux…mais c’est un gars bien…comme je les aime.

Primo Levi

le 4 août


Primo Levi
Pourquoi cette photographie de Jean-Jacques Cagnart me fait-elle penser à un poème de Primo Levi? Parce que l’été est capricieux? Parce qu’un enfant est assassiné dans un village qui ne voulait que le calme? Parce que des hommes priant le même Dieu se battent à mort? Parce que je me sens impuissante et que je ne veux plus me battre.
Aussi je vous offre ce poème de Primo Levi écrit le 1er janvier 1946…je n’ai pas encore 10 ans…doucement nous reprenons goût à la vie…

Qu’y a-t-il de plus triste qu’un train?
Qui part quand il le faut,
Qui n’a qu’une seule voix,
Qui n’a qu’un seul chemin.
Rien, vraiment, n’est plus triste qu’un train.

Ou peut-être un cheval de trait,
Coincé entre deux brancards,
Et qui ne peut même pas regarder de côté.
Sa vie se résume à marcher.

Et un homme? N’est-ce pas triste un homme?
S’il vieillit dans la solitude,
S’il croit que son temps est fini,
Un homme, c’est bien triste aussi.