Musique au coeur
Je garderai longtemps dans mon coeur et dans ma mémoire ce concert du samedi 28 juin 2008 dans la si belle et si mystique église de Grosrouvre…une toute petite ville des Yvelines…notre patrimoine! La famille El Bacha assurait le programme musical… éclectique, certes, mais ô combien passionnant et qui pouvait toucher tout le public.
Sans mes amis, Anne-Marie et Michel Bilbaut, je n’aurais rien su de ces deux heures de “Musique au coeur” chargées d’ouvrir nos coeurs,certes mais aussi  nos bourses…l’argent récolté étant destiné à l’association : “Calcutta de la rue à l’école”.
Les El Bacha nous ont enchantés…le piano, la voix, le violoncelle, la musique indienne…Je ne suis pas prête d’oublier le bis, une sonate de Chopin, que nous a offert le jeune Camille. Il faut aussi savoir que toute cette famille abandonne son cachet pour aider les enfants de Calcutta.
Décidément, plus je vieillis, plus l’égoïsme de notre monde occidental m’agresse. Oui, les fruits et les fromages sont chers, mais comment oser se plaindre quand on sait, qu’à quelques heures d’avion, des gosses fouillent des poubelles pour trouver quelque chose à manger. Alors là, à Grosrouvre, dans cette église magique, entourée par mes amis, j’ai pensé à ces gamins de Calcutta, avides d’apprendre. Je viens d’envoyer un chèque à cette association…et je souris en imaginant que dans quelques années un petit indien sera peut-être,grace à moi, le Roi de l’Informatique!

www.calcuttadelaruealecole.org


Mario Rigoni Stern

La nature est en deuil

Mario Rigoni Stern
est né dans les montagnes de la Vénétie. Cet homme qui vient de nous quitter, à 86 ans, doit être considéré comme l’un des plus grands écrivains italiens contemporans…amoureux des animaux, des arbres, de la montagne, du pain et du vin, des torrents…
J’ai lu son premier ouvrage : “Le Sergent dans la neige” et depuis je lis tout ce qui est publié. Quand je travaillais pour “Santé Pratique Animaux” je l’ai beaucoup conseillé à nos lecteurs : “Le Livre des animaux”, “Arbres en liberté”, “Hommes, bois, abeilles” et tous les autres dans lesquels il raconte sa guerre en Russie.
Rigoni Stern est attentif à la beauté de la Nature. C’est un homme généreux, sans aucune agressivité, sans rancune et il mérite de figurer dans les programmes scolaires.
C’est aussi un homme qui comprend l’écologie, les légendes, les souvenirs…Il hait les guerres, toutes les guerres, mais il respecte les soldats qui meurent pour ce qu’ils estiment une juste cause.
Je pense aussi à son ami Primo Levi et, comme toujours, je crois entendre le silence des mourants.
Apprenez à lire Mario Rigoni Stern, cet homme de 86 ans, qui aimait tant la vie; un homme qu’on disait bourru et peu médiatique, mais qui aimait vraiment la Nature.
Il a su résister au froid russe et aux canons…alors il doit survivre dans la mémoire de ceux qui aiment la vraie littérature.

un dimanche pour lire
Sur la photo “Marcel”, le chat de mon ami Dominique Héripret… 
“On est plus heureux dans la solitude que dans le monde. Cela ne viendrait-il pas de ce que dans la solitude on pense aux choses, et que dans le monde on est forcé de penser aux hommes?” 

“Le public est gouverné comme il raisonne. Son droit est de dire des sottises, comme celui des ministres est d’en faire.”

Ainsi, ce dimanche j’ai redécouvert quelques pensées de Chamfort…faîtes-donc comme moi!


Un Kaddish…le chemin de la mémoire
Il y a des concerts qu’on ne devrait pas manquer! Mais comment être au courant de tout ce qui se passe dans la capitale? Ainsi, fin mai, à la Salle Pleyel, un élève de Leonard Bernstein, John Axelrod, a dirigé ce Kaddish, composé en 1963 et que l’on entend trop peu. Cette oeuvre doit nous permettre de ne jamais oublier l’Holocauste. C’est une symphonie qui mêle à la musique la voix d’un récitant.
En 1989, Bernstein demande à Samuel Pisar d’écrire un nouveau texte.C’est ce texte-là qui a été dit à Pleyel et c’est ce texte-là que vous pourrez retrouver sur le CD.
Samuel Pisar est l’un des plus jeunes rescapés de la Shoah et écrire un tel texte est plus qu’une expérience artistique…c’est un devoir de mémoire. A Auschwitz, il a perdu toute sa famille et depuis son retour, il se bat pour que rien ne soit oublié.
Merci à la maison Nimbus d’avoir commercialisé ce concert dans des délais aussi rapides. Le Requiem de Kurt Weil et celui d’Arnold Schoenberg sont un excellent choix.
Plus les années m’accablent et plus je pense à tous ceux qui m’ont été arrachés et surtout à mon père. Ces musiques-là m’aident à entretenir le chemin de ma mémoire.

KADDISH
Bernstein - Weill - Schoenberg
Pisar - John Axelrod - Orchestre Symphonique de Lucerne
NIMBUS Records


Eric Nataf…559 pages sous tension

“Il en est de la civilisation comme de la cuisine. Quand on voit sur une table des mets légers, sains et bien préparés, on est fort aise que la cuisine soit devenue une science; mais quand on y voit des jus, des coulis, des pâtés de truffes, on maudit les cuisiniers et leur art funeste : à l’application.”

CHAMFORT : Maximes et Pensées

Eric Nataf est entrain de devenir le maître du thriller médical à la française. Son nouveau roman : “Régime mortel”, lui ouvre la voie.
J’avais aimé “Le Mal par le Mal” et c’est vrai que je m’étais laissée convaincre par tous les proches de l’Homéopathie et bien sûr, par tous ceux qui vivent près de leur Matière Médicale. Christian Boiron avait su reconnaître les talents de ce jeune auteur, médecin et radiologue.
“Régime mortel” mérite d’être lu…par des médecins qui ont besoin de penser à autre chose qu’à leurs problèmes, par tous les obèses qui en sont la cible principale, par tous ceux qui redoutent cette mafia agro-alimentaire qui remplit nos assiettes, par tous ceux, enfin, qui aiment les bons “polars” et les intrigues efficaces…
Bravo Eric. J’attends une dédicace amicale sur mon exemplaire. Trouvons le temps de boire ensemble un petit café et de refaire le monde.
“Il en est de la civilisation comme de la cuisine…”encore une pensée de Chamfort.

Eric Nataf - “Régime mortel”
ed. Odile Jacob - 559 pages - 21E


Musique, bonheur et spiritualité
La pluie avait beau s’écraser sur le toit et les vitraux de l’ église de la Trinité, elle n’a pas eu raison des sonorités d’un orgue totalement soumis à l’immense talent de Carolyn Shuster et des voix magiques du choeur “Juana Coeli”.
Une heure de vrai bonheur et de spiritualité que nous devons à un programme parfaitement pensé.
Je regrette bien un peu de n’avoir pas vu ces dames dirigées par Brigitte Lazarevic…leurs visages, leurs robes noires, leurs regards…font partie du chant grégorien qu’elles nous transmettent.
Je pense qu’ Olivier Messiaen aurait apprécié ce programme, somptueux certes mais tellement imprégné de spiritualité.
J’espère qu’un enregistrement sera bientôt disponible, ainsi nous pourrons revivre cette heure de vrai bonheur.
Merci, à tous et à toutes.

La Harpe est une fête
Je connais Chantal Thomas d’Hoste depuis plus de vingt ans…J’ai soigné ses chats et lorsque mes mains soulageaient leur mal-être, nous parlions de Mermoz, de Mozart, de nos maîtres et de cette musique qui, toujours, nous imprègne.
Christiane, sa mère, qui est devenue un maître Reiki, habite près de chez moi et nous partageons nos passions de “retraitées”…C’est elle qui m’a remis l’ouvrage de sa fille : “La Harpe est une fête”. Je connais les harpes de Chantal. Elles ont une place d’honneur dans son appartement. Elles captent la lumière…un peu comme si les vitres se transformaient en vitraux. Quand Chantal joue il y a comme une rupture avec le temps. La musique s’accroche à tout notre être et prend possession de toute notre attention…oui, c’est magique.
Chantal explique que “la harpe a une personnalité très forte et une présence étonnante dans une pièce”…mais c’est plus que cela…elle transporte…elle fascine…N’est-ce pas, très exactement, ce que nous demandons à la musique? nous permettre d’oublier ce monde qui nous agresse?

www.thomasdhoste.com
“La Harpe est une fête” - Editions Publibook - 01 53 69 65 55
“Inspiration” CD diffusé par l’interprète
Les dessins du livre sont de Jacques d’Hoste.


Quemoun
Dans la Faculté de Pharmacie, avenue de l’Observatoire, les 7 et 8 juin 2008, Albert-Claude Quemoun a frappé les trois coups de la 25ème année de son école.
Tous ceux qui aiment, respectent et veulent promulguer l’Homéopathie auraient dû venir s’installer sur les bancs de cette faculté…mais Albert-Claude est un homme de coeur, et c’est avec son coeur que, depuis des années, il défend cette médecine…et pas avec son portefeuille. Il sait, pourtant, que tous ses vrais amis sont près de lui.
Dimanche 8, entre 9h. et 13h30, j’ai accepté la difficile tâche d’être “Modérateur”…je crois que je m’en suis bien tirée, mais il faut dire que les conférenciers ont été très respectueux de leur sujet et de leur temps de parole.
J’aimerais que tous ceux qui disent s’intéresser à l’Homéopathie et à son Avenir lisent les conférences des docteurs Azad, Coquerel, Sarembaud, Eraud, Lefur, Ryc…et de tous ceux qui ont participé à ce congrès. C’est dans ces écrits-là que l’on trouve la véritable médecine homéopathique…Alors ouvrez vos sites, vos blogs, vos revues…Ne restez pas là, le sourire aux lèvres et les bras croisés…Que tous les Homéopathes s’unissent enfin autour d’Albert-Claude Quemoun, ce citoyen de l’Homéopathie, qui hante les couloirs de l’Inserm et des Universités, qui est respecté un peu partout dans le monde…et qui nous permet, à tous, de garder la tête haute.
Tu es mon ami Albert-Claude…je te devais bien ce billet…Je suis avec toi.

Jean-Laurent Cochet dynamise les Homéopathes
Jeudi 5 Juin 2008, la Société Française d’Homéopathie a reçu Jean-Laurent Cochet et pendant une heure ce passeur de textes, ce magicien des mots a enchanté les quelques cinquante homéopathes présents et les différents représentants des laboratoires qui nous accompagnent depuis des années.
C’est le thème de la journée : “du Rire aux Larmes” qui m’avait fait penser à Jean-Laurent, un ami de trente ans - j’ai soigné chien et chat - un homme qui chaque jour transforme les “maux”…en rire…
De sa prestation, nous parlerons longtemps, car il a, non seulement, su s’adapter au thème de notre journée, mais, il a compris que notre Médecine, tant méprisée, tant saccagée…est aussi un Art.
Jean-Laurent, dont l’intelligence est toujours en éveil, a l’art de tout raconter et de tout disséquer…médecin des “maux”? certes, mais surtout magicien des mots!
Cet homme-là, dont je suis fière d’être l’amie, vient de me donner le courage de continuer à défendre cette médecine homéopathique qui ne vieillira jamais.Retrouvez Jean-Laurent au Théâtre Tristan Bernard…une heure magique avec un texte inconnu de Sacha Guitry. Faîtes-vous connaître. Je sais combien il sera heureux de retrouver ses admirateurs de la Société Française d’Homéopathie.
64 rue du Rocher - 75008 - Paris  01 45 22 08 40
www.jeanlaurentcochet.com