Jean-Jacques Cagnart - poème 1960
Il faut vivre
car la vie comme un livre
offre ses pages encrassées
aux mains à jamais enlacées.
Les arbres, l’orage,
le ciel, une étoile,
la prison où l’on rage…
La douleur est un voile.
Le vent affectueux et dur
se crispe et murmure.
Il ressemble à mon âme qui mourra solitaire.
Il faut vivre et souffrir
mais ne jamais se taire.
Il faut hurler, bannir
et quand l’aube se lève
les yeux encore lourds aller prendre la relève
de la nuit qui se tait et meurt
lente habitude.
O mon Dieu j’aime un être aux yeux d’acier
O mon Dieu j’aime un visage émacié
Le vent hurle et se plaint
quand vient la solitude.

Photo Jean-Jacques Cagnart 2008
Poème écrit en février 1960…
ainsi une photo fait remonter à la surface des années de silence…

2 commentaires

Laissez un commentaire