“Les années”

le 14 avril


Les Années -

“Je suis sûre maintenant qu’on se découvre soi-même davantage en se projetant dans le monde extérieur que dans l’introspection du journal intime. Ce sont les autres, anonymes côtoyés dans le métro…qui par l’intérêt, la colère ou la honte dont ils nous traversent, réveillent notre mémoire et nous révêlent à nous-mêmes”.


Annie Ernaux
Samedi 12 Avril, je suis retournée à la Médiathèque de Cergy-Préfecture. Régine Detambel recevait Annie Ernaux.
Régine respecte ses invités et ses questions nous permettent de parfaitement nous adapter à la personnalité de ces écrivains que nous aimons… respectueusement… silencieusement…
Annie Ernaux est un très grand écrivain et son dernier livre “Las Années” semble écrit avec un souci presque maladif de ne jamais dévier de la Vérité.
En le lisant, j’ai vu défiler 60 ans de ma vie : la guerre, les grèves, les salaires, les chansons, les repas, le combat des femmes, les maladies, la publicité, la radio, les photos, la télévision… Oui, Annie Ernaux a sauvé mes souvenirs. C’est peut-être ce que j’aurais du lui dire samedi à Cergy. Mais j’espère qu’elle lira ce billet et qu’un jour nous nous retrouverons…là ou ailleurs…peut-être pour parler de Saint-Honoré-les-Bains, une bourgade de la Nièvre toujours présente dans nos pensées.
“Les Années” sont plus qu’un livre…on dirait un rayon de soleil réchauffant le passé…notre histoire… Annie Ernaux sauve notre existence. Elle est bien cette “chroniqueuse du passé” que nous attendions.