un petit plus…

le 9 mars

Voutch

“Chaque coup de colère est un coup de vieux, chaque sourire est un coup de jeune.”

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Ainsi, s’exprime Richard Wagner quand il écrit les premières mesures de Parsifal et qu’il prend conscience de la cruauté humaine. Ce personnage sera l’image décalée de son propre destin. Tous les wagnériens aiment cet Opéra et nombreux sont ceux qui se font une joie de le retrouver.
Je ne connais pas Krzystof Warlikowski. Il est venu saluer, tel un pantin triste qui n’avait pas eu le temps de s’habiller. J’ai crié ma honte et ma colère comme tout le public. Comment ce metteur en scène a-t-il eu l’autorisation de travailler sur une oeuvre que Wagner considérait comme son testament philosophique? Comment ridiculiser ainsi les différents personnages?
On dit que cet homme est un grand Européen, un bon élève qui a été l’assistant de Peter Brook, un passionné de littérature et tout particulièrement de Shakespeare…mais de là à lui confier Parsifal…NON! Cet Opéra se suffit à lui-même, alors pourquoi ajouter des photos d’un film de Rossellini ou des dessins animés grotesques? Où sont passés l’Amour, la Foi, l’Espérance? La musique, l’Orchestre et les interprètes nous ont permis, à chaque instant, d’écarter toutes les élucubrations intellectuelles de ce grand malade.
Je vous rappelle Monsieur Warlikowski que Parsifal a été élevé dans une forêt et qu’il ne mérite pas de découvrir l’amour dans un bordel début du 20ème siècle…enfin il  mérite mieux que ces dessous en pilou dont vous l’affublez.
Pourquoi cette sainte Lance en bois pourri? Pourquoi cette boîte en plastique pour protéger le Graal? Votre travail est désespérant…j’ai essayé d’oublier ma déception en regardant ce DVD merveilleux…J’espère que vous entendrez longtemps les cris de colère du public parisien!