Henry Bauchau

Le dernier livre de Henry Bauchau est un remède contre la sinistrose qui nous agresse chaque jour un peu plus.
L’auteur récléchit sur la mort…la sienne, proche car il est né en 1913…celle de sa belle-fille qui s’éteint dans un hôpital de la région parisienne, ce qui l’oblige à emprunter chaque jour “le boulevard périphérique”…la nôtre, qui devrait nous rendre meilleur.

Tout est gris, sauf la lumière qui imprègne chaque mot et nous apporte l’espérance…
Tous les personnages de Bauchau sont réels, parfaitement campés. Nous vivons avec eux, près d’eux. Nous partageons leurs joies et leurs peines…leur désespoir et leurs peurs… leur besoin d’aimer et de vivre.
Ce livre est comme une bouffée d’oxygène et on ne peut plus le quitter…tant chaque mot est juste et chaque sentiment tellement bien exprimé.
C’est vrai, que je pense la même chose pour tous les livres de Henry Bauchau…ils m’apportent le calme et une sorte de confiance en moi. Sur mon île déserte, je relirai “l’Enfant bleu”, “Oedipe sur la route” et “Antigone”…ces livres vibrants de sacré et qui bousculent nos orages intérieurs.
“Ce qui importe ce n’est pas de faire mais de défaire.”
Ceux qui l’ont approché, disent, que ce héros de l’intérieur a toujours marché sur la pointe des pieds…moi, je pense qu’il est traversé d’un souffle qui nous impose le silence et qu’il nous permet de devenir…”un être mystérieusement éveillé à sa condition mortelle”.

Prenez le temps de lire :
Oedipe sur la route
Diotine et les lions
Antigone
L’enfant bleu