Retrouver Romain Gary.

le 25 février


Romain Gary

 

Pendant 90 minutes, Christophe Malavoy est Romain Gary : le raconteur d’histoires, l’homme de contradictions, le saltimbanque…mais aussi l’Européen, le résistant, l’amoureux des femmes, le visionnaire désenchanté et moraliste, le Juif parfaitement intégré mais respectueux de ses origines, le fils aimant…
Je n’ai jamais rencontré l’homme mais j’ai lu tous ses livres. Quand il est devenu Ajar, je l’ai boudé et je viens de le retrouver sur la scène du Petit Montparnasse…là, à portée de coeur grâce au jeu de Christophe Malavoy. En quelques minutes le comédien s’efface devant l’homme et refuse la bêtise humaine.
Gary aurait aimé cette mise en scène subtile, esthétique, magique et lumineuse…un labyrinthe obscur si proche de sa vie…et qu’on ne vienne pas nous dire que Malavoy est trop pudique, parfois trop sensible. Il est Gary! Que peut-on lui demander de plus?
C’est peut-être le bon moment de relire tous ces livres qui ont enchanté ma trentaine… 

Régine Detambel Sylvie Germain

Et c’est bien entourée d’énergie et de lumière, qu’a eu lieu, samedi 16 février 2008, dans les très beaux locaux de la Médiathèque de Cergy-Préfecture, la rencontre entre ces deux très grands écrivains français. En fait Régine Detambel(en noir) recevait Sylvie Germain(en rose). Même le ciel, incroyablement bleu, était avec nous.
Sylvie Germain est l’auteur de ce “Tobie des Marais” que je conseille, à tous ceux qui aiment lire, depuis dix ans. Elle a reçu de nombreux prix mais j’ai découvert une femme en état de veille, une femme qui vit pour les mots qui vont tresser les histoires qu’elle raconte, une femme qui tremble quand l’écriture s’éloigne ou se lasse…
Il faut dire que Régine Detambel, qui l’obligeait à “écarter doucement les rideaux”, sait de qui et de quoi elle parle. Son respect de l’Autre est tout à son honneur et, nous a donné envie de lire ou de relire Sylvie Germain.
Ces rencontres d’un samedi par mois doivent être connues…27 minutes en RER…ce n’est vraiment pas la mer à boire. Le 15 mars sera consacré au Printemps des Poètes et le 12 avril, Régine Detambel recevra Annie Ernaux.
Ce sont bien ces écrivains-là qu’il faut faire connaître.

Respect - mémoire - Shoah

Le “Respect”, du latin respectus, est le fait de prendre l’autre en considération et de se conduire envers lui avec réserve et retenue…
Je ne sais pas si dans notre cerveau existe une zone-respect. Je ne sais donc pas si elle est destructible ou comment on peut la maintenir en état d’alerte. Ce que je sais, c’est que l’on peut parler du Respect des autres, des vivants et des morts, du respect de soi-même, des objets, des animaux, de la nature…du respect d’aujourd’hui ou d’hier…du respect de la mémoire.
Le respect du Respect ne me semble pas héréditaire mais il sera transmis par les parents ou par les maîtres. On sait qu’une femme qui écoute Schubert pendant sa grossesse mettra au monde un bébé bien plus sensible que les autres. Pourquoi donc attendre que les enfants aient dix ans, pour leur dire combien il est important de respecter les autres? Ils mépriseront les guerres, les armes, les mensonges. Ils respecteront ceux qui croient au Ciel et ceux qui s’en méfient. Ils respecteront le silence, les arbres et les fleurs. Ils ne gêneront plus l’ordre public et respecteront ce qui appartient à tous. Aussi, si par hasard, un dictateur moustachu devait chercher à massacrer des hommes, il serait immédiatement rejeté et broyé.
Beaucoup de mes amis m’ont demandé de dire ce que je ressens. Je n’aime pas la polémique. Je choisis toujours le débat. Mais je veux que l’on respecte tous les morts…les miens mais aussi ceux des goulags, les homosexuels, les handicapés, les esclaves, les enfants d’Afrique ou de Palestine, ceux qui sont victimes des colères du temps…tous ceux qui avaient droit au Respect.

“La vie est un rêve, c’est le réveil qui nous tue.” Comme vous avez raison Virginia Woolf…mais il est tellement important de rester éveillé.
 

Tout est possible…

le 16 février

tout est possible

 

Un Shiba peut très bien s’entendre avec un chat.
Le thé vert permet de sceller cette entente.
En février le baromètre peut imposer tous ses caprices.
A Bastille, on peut découvrir enfin la très belle musique de Luisa Miller.
Dans une médiathèque de Cercy-Pontoise, deux écrivains français (Régine Detambel et Sylvie Germain) vont donner à la banlieue le goût de la vraie littérature.
Dans l’hexagone, c’est l’empoignade maniaco-politico-agressive.
Dans les cellules grises de nos petits va s’organiser, très vite, le mépris des anciens.
Dans les étables, les porcheries, les bergeries…on prépare les tenues de soirée pour le Salon de l’Agriculture.
Dans les Balkans, on combat les rigueurs du froid en agitant des drapeaux nationalistes.
Qui ose encore parler d’espoir?
Regardez Fuyu et Plock…ils partagent le thé vert de l’Amitié…
Souriez…tout est encore possible… 

je suis Rat…

le 14 février

Rat - nouvel an chinois

Oui, je suis Rat et mon horoscope me promet de très bonnes nouvelles, dans tous les domaines…et une évolution tournée vers la Lumière…Que demander de plus?
Je dois découvrir de nouveaux pôles d’intérêt, me tourner vers la spiritualité…donc mieux comprendre le sens de mon destin.
A bientôt 72 ans, cet horoscope affirme que je vais avoir un grand appétit de vivre et tant pis pour tous ces petits problèmes physiques qui parfois sont gênants. Je ferai une grande part aux nouveautés sans pour autant écarter le passé. Mon site, très bientôt, vous dira combien je suis fidèle à mes amis.
Les astres me veulent du bien…et j’en suis ravie. Ils me promettent d’excellents rapports avec tous ceux qui me sont chers…Pas mal du tout pour un Cancer ascendant Verseau…


Les malices de Plick et Plock

Le 9 Février 1953, les Editions Hachette publient le premier livre de poche…plus petit donc facilement transportable et surtout 4 fois moins cher. Avec “Koenigsmark” Pierre Benoit est à l’honneur…il est n°1…c’est vraiment les débuts de la littérature populaire.
Les Editions Nelson ont créé l’ancêtre du livre de poche…mais les titres sont peu nombreux. En 1936, en Angleterre, Penguin Books obtient un succès considérable avec ses premiers livres bon marché…mais la France, à cette époque, traverse des tourmentes qui ne lui permettent guère de penser au prix du livre…
Pensez qu’en quelques mois sont apparus sur le marché “L’Ingénue libertine” de Colette, “Les clefs du royaume” de Cronin, “Pour qui sonne le glas” d’Hemingway…1953, j’ai 17 ans et je dévore, un par un, tous les livres de la Bibliothèque Municipale des Lilas. Alors acheter pour 2 francs, un vrai livre…c’est un peu comme un miracle.
Merci à Monsieur Filipacchi, le Directeur de Hachette, d’avoir créé cette nouvelle manière de lire, sans jamais brader la littérature.
En 1957-58, les ventes atteignent 8 millions d’exemplaires, en 1968, 29 millions!
Les concurrents deviennent de plus en plus nombreux : J’ai lu, Presses Pocket, Folio…
Pour son cinquantenaire, en 2003, Hachette annonce que plus de un milliard d’ouvrages ont été vendus!…avec plus de 4 millions d’exemplaires chacun pour “Le Grand Meaulnes” et “Vipère au Poing”…
Lire…est possible pour tout le monde. Des livres de poche on en trouve partout, dans les librairies, grandes ou petites, dans les gares, dans les grands magasins…et même chez les bouquinistes où ils sont parfois moins chers qu’un petit café!

  


Henry Bauchau

Le dernier livre de Henry Bauchau est un remède contre la sinistrose qui nous agresse chaque jour un peu plus.
L’auteur récléchit sur la mort…la sienne, proche car il est né en 1913…celle de sa belle-fille qui s’éteint dans un hôpital de la région parisienne, ce qui l’oblige à emprunter chaque jour “le boulevard périphérique”…la nôtre, qui devrait nous rendre meilleur.

Tout est gris, sauf la lumière qui imprègne chaque mot et nous apporte l’espérance…
Tous les personnages de Bauchau sont réels, parfaitement campés. Nous vivons avec eux, près d’eux. Nous partageons leurs joies et leurs peines…leur désespoir et leurs peurs… leur besoin d’aimer et de vivre.
Ce livre est comme une bouffée d’oxygène et on ne peut plus le quitter…tant chaque mot est juste et chaque sentiment tellement bien exprimé.
C’est vrai, que je pense la même chose pour tous les livres de Henry Bauchau…ils m’apportent le calme et une sorte de confiance en moi. Sur mon île déserte, je relirai “l’Enfant bleu”, “Oedipe sur la route” et “Antigone”…ces livres vibrants de sacré et qui bousculent nos orages intérieurs.
“Ce qui importe ce n’est pas de faire mais de défaire.”
Ceux qui l’ont approché, disent, que ce héros de l’intérieur a toujours marché sur la pointe des pieds…moi, je pense qu’il est traversé d’un souffle qui nous impose le silence et qu’il nous permet de devenir…”un être mystérieusement éveillé à sa condition mortelle”.

Prenez le temps de lire :
Oedipe sur la route
Diotine et les lions
Antigone
L’enfant bleu


Tokaido

C’est une injure qui me semble réservée aux cas très graves…on méprise et on peut avoir envie de cogner…Pardonnez-moi car je vous parle d’un temps qui ne ressemble guère à ce qui se passe dans nos écoles aujourd’hui. Un élève de 6ème, certes contrarié, traite son professeur de “connard”…lequel professeur, sans réfléchir, lui retourne une gifle! L’élève ne tend pas l’autre joue mais prévient son père - un gendarme! - et quelques heures plus tard, le professeur, un homme très estimé, est placé en garde à vue…menottes aux mains,  dans une cellule de la gendarmerie! Il sera jugé fin mars pour violence aggravée sur mineur mais déjà, sa vie est cassée.
Où sont donc passées les raclées d’antan…les “baffes”, les coups de pieds, de ceinture, de martinet? C’était un peu douloureux…mais tous ces mômes bousculés, giflés, frappés, meurtris…sont devenus des Hommes, des Femmes, de vrais citoyens qui n’oseraient pas injurier un homme ou une femme dans l’exercice de leur fonction.
Des pianistes vous diront que leur maître leur donnait des coups de baguette sur les doigts quand ils faisaient des fausses notes. Des danseurs vous raconteront que leur professeur maintenait sous leur cuisse une cigarette allumée pour qu’ils ne baissent pas la jambe… et alors? cela ressemble pourtant à des souvenirs d’amour…et les grands sportifs ne sont-ils pas malmenés?
Nous devons soutenir ce professeur. Il n’y a rien de “ringard” à respecter un adulte, un professeur, des parents, des voisins…et je pense même, qu’une gifle ou un coup de pied au c.. peuvent apporter un bien dont on se souviendra plus tard.
Pourquoi devons-nous toujours tout exagérer : le tabac, le réchauffement de la Planète, les sucreries, les maladies, la discipline…et j’en oublie! Ce qui est important c’est l’AUTRE.
A ce professeur, je dis toute mon amitié et je lui offre cette peinture japonaise…pour qu’en la regardant, il retrouve le calme.
 


janvier, municipales et autres….

Enfin nous sommes le 1er Février et c’en est fini des voeux, des soldes, des projets de toute sorte, des inventaires, des cadeaux…Vous avez compris que 2008 ne sera pas identique à 2007 (c’est à voir!)…Réflechissez-bien et regardez autour de vous…On prépare les Municipales et les quolibets font place aux injures. Notre Président tant désiré est rejeté…dans les sondages, bien sûr, qui ne sont que des comptes pour sorcières informatisées!
Des tonnes de mégots intoxiquent les racines des arbres. Et si la nicotine s’infiltrait entre les pavés de nos trottoirs…que diraient tous ces scientifiques, si soucieux de notre santé, en constatant que l’eau de nos réserves est ainsi polluée? Les crachats sont peut-être moins dangereux!
Aux Etats-Unis des pantins s’agitent…un peu blanc…un peu noir…les Jaunes feront le poids et les tanks ne perdront rien de leur pouvoir!
En Afrique, on a déterré des arcs, des flèches, des machettes pour tuer son voisin…un noir tout pareil…mais tellement différent qu’il ne mérite pas de vivre. Dieu reconnaîtra-t-il les siens?
Là-bas, au bout du monde, les J.O se préparent…les stades seront plus grands, plus grandes aussi les piscines…et toujours plus grand le silence qui respecte les dictatures.
Dans la jungle colombienne, une femme lutte contre le temps qui épuise et, très probablement, crache son mépris à ces hommes qui se disent défendre la Liberté.
Oui, Janvier, c’est fini…nous allons entrer dans la 6ème semaine. Attention, le 8 Février c’est la Sainte Jacqueline…
Ne dîtes pas que rien ne va plus…Courrez vous acheter des livres, des CD, des DVD, des parfums, du thé vert…tout ce que vous aimez. Il vous reste encore onze mois pour dire que 2009 ne ressemblera pas à 2008.

Une grande joie que je veux partager avec vous tous : en janvier mon blog a été visité plus de 3000 fois…C’est merveilleux l’informatique…