Régine Detambel

On devrait toujours aller à la rencontre des écrivains que l’on aime. Ainsi j’ai pu écouter quelques pages de l’un des derniers livres de Régine Detambel :”Notre-Dame des Sept Douleurs”, lues par Marie-Christine Barrault. Un grand moment de bonheur et croyez bien que je ne regrette pas mon voyage dans le RER en direction de Cergy-Préfecture.
J’ai découvert une Médiathèque claire et accueillante, des hôtesses souriantes, des chaises confortables et une Régine Detambel qui sait de quoi elle parle! Depuis ma lecture du “Jardin clos” en 1994, je dis à tous ceux qui veulent m’entendre que cette femme-là fait honneur à la Littérature française.
“Notre-Dame des Sept Douleurs”…est comme une étude anatomique et psychologique de l’adolescence, disons de quelques adolescents. On rit, on pleure, on grogne, on s’insurge mais, on retrouve à chaque page, la sensibilité écorchée de l’auteur, qui sait aller au coeur de l’essentiel en révêlant des choses intimes, cachées, douloureuses…
Ne sommes-nous pas parfois des adolescents mal compris?
J’ai, bien sûr, acheté le tout dernier : “Le Syndrome de Diogène : éloge des vieillesses” publié par Actes Sud et “Pandémonium” publié en 2006 chez Gallimard…je vous en parlerai.

Ecoutez Régine Detambel : “Ecrire ce n’est pas devenir écrivain…c’est devenir autre chose…l’écriture serait le don d’un trop plein de vie, d’un corps trop présent. Il se peut que l’écrivain ait une santé fragile…il n’en est pas moins une sorte de grand vivant.”www.detambel.com

 

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