L’automne s’installe… les nuits seront plus longues et c’est bien d’avoir une pile de livres en attente de découverte. Tous les médias nous ont abreuvés de la rentrée littéraire.
Moi, je lis avec mon coeur en écoutant les conseils de mon amie Maïté, en dénichant quelques critiques dans une presse honnête. Pour ceux qui doutent, je peux toujours ajouter un petit conseil par téléphone.
 
Cécile Wajsbrot   Cécile Wajsbrot
“Conversations avec le maître, éditions Denoël.
Je ne résiste jamais à acheter le nouveau livre de cette femme que j’estime depuis bien longtemps mais qui ne sait pas se mettre en avant.
” Dense, profond, magnifique.”, c’est ce qu’a écrit ma libraire préférée sur l’exemplaire que, dès sa parution, elle m’a offert.
J’ai lu, je sais que dans quelques mois je relirai.
Hubert Haddad Palestine Hubert Haddad
“Palestine”, éditions Zulma.
Quand je découvre un nouveau livre d’Hubert Haddad, je commence par fermer les yeux et en les ouvrant je vois arriver, dans le noir le plus absolu, un immense gâteau où brillent des dizaines de petites bougies. Je ne veux surtout pas qu’on les souffle, car je veux longtemps m’imprégner de l’enchantement de cette lumière. Oui, “Palestine” est un livre de lumière, un livre de paix, un livre d’amour qui nous oblige à comprendre ce Proche-Orient tragique, explosif, méprisé, sous tension permanente, livré aux vautours. C’est merveilleux que cet écrivain judéo-berbère se souvienne, et nous oblige à comprendre.
Frédéric Brun Perla Frédéric Brun
“Perla”, éditions Stock.
Un petit livre, certes, mais écrit comme on a écrit des psaumes ou des requiems. En le lisant, j’entendais les chants du ghetto de Varsovie.
Frédéric Brun, je ne sais pas qui vous êtes, mais je sais que vous êtes né en 1960 et que vous pourriez être mon fils. Beaucoup des miens sont morts à Auchwitz. Ont-ils rencontré Perla, votre mère? Je n’ai pas d’enfant, mais si quelqu’un doit parler de moi après ma mort, comme je voudrais que ce soit vous, Frédéric, qui avez su, dans ce texte court mais puissant, parler du départ d’une mère et du vide implacable qu’il a provoqué. Je crois bien que votre texte a écrasé tous les barbelés….