Quand une région de notre cher territoire est détruite par une catastrophe
naturelle, nous devrions tous être mobilisés. Lequel d’entre nous n’a pas souffert
en regardant les dégâts de la tempête de décembre 1999? Aujourd’hui la Martinique,
un morceau de notre pays, souffre et en ce qui me concerne, je ne pense plus
à rien d’autre. L’Etat va intervenir…c’est bien! Mais nous, que faisons-nous? Nous
grognons contre ce temps pourri qui gâche notre mois d’août…Nous pourrions au
moins envoyer des dons…mais où? Qu’ont donc fait nos médias? Il faut que tous
ceux qui vivent la-bas sachent que l’on pense à eux et que nous sommes prêts à
tout pour les aider. Mobilisons les pouvoirs publics, mais mobilisons nos coeurs.
Nous sommes tous Martiniquais donc privés d’eau, d’électricité, de téléphone…
Nos bananeraies et nos champs de canne à sucre sont détruits. L’Amitié et la
Solidarité doivent nous rapprocher…la Martinique est au bout de la rue.
Prenons contact avec le Secrétariat d’Etat à l’Outre-mer.


Leonardo Padura
“Adios Hemingway” - Métailié

On a trouvé un cadavre dans la maison-musée d’Hemingway à La Havane…un
cadavre vieux d’une cinquantaine d’années mais troué par des balles de revolver et orné d’un insigne du FBI. L’écrivain est-il l’assassin? Condé, l’inspecteur reconverti, amoureux du romancier, va s’installer dans son souvenir, dans sa maison, dans son jardin, dans sa voiture…et rechercher ceux - presque centenaires - qui vivaient à ses côtés.
C’est probablement ce que j’ai lu de plus vrai sur ce fanfaron, lucide mais alcoolique, tant aimé. A lire impérativement.
 
Fernando Marias
“Je vais mourir cette nuit”. - Editions Cenomane
.
Une histoire diabolique qu’on lit d’un seul souffle…et l’estomac serré.
L’auteur, dont c’est le premier livre traduit en français, travaille pour la télévision espagnole. J’attends avec impatience la prochaine traduction.

Hirano Keiichirô
“Conte de la première lune”. - Picquier
- traduit du japonais.
Pour ceux qui aiment le Japon et la beauté de ses paysages…si présente dans les photos de Jean-Jacques Cagnart. Pour ceux qui estiment que les pratique des ascètes boudhistes nous aident à ignorer l’agressivité qui nous entoure…
Mais “attention” ce petit livre doit se lire comme un conte…le sourire aux lèvres et un thé macha à portée de main.

“Les leçons de l’Histoire enseignent que le sommet est le point le plus
rapproché du précipice”.

C’est une phrase que j’avais souligné dans “Lignes d’horizon” et qui me semble
parfaitement convenir au dernier livre de Jacques Attali.
J’aime ses livres et le plus souvent chaque nouveau titre me réserve un moment
de joie. Et je ne parle pas de tous ses billets dans les journaux…lui, qui dit toujours
si simplement ce que nous pensons de manière si compliquée!
Tout le monde doit lire cette “brève histoire de l’avenir”…les jeunes, les vieux, les
intellectuels, les ouvriers, ceux de droite et ceux de gauche…ceux qui veulent savoir.
Jacques Attali nous prouve que l’histoire n’est pas une fatalité, qu’on peut la prévoir…
d’ou la nécessité de mettre cet ouvrage entre toutes les mains et plus encore
entre celles de tous nos jeunes qui veulent construire leur avenir. Mais, attention :
il ne peut y avoir de liberté sans risque, sans aventure, sans connaissance…
Il faudra apprendre à accepter la solitude et avant de devenir consommateur, il faudra
apprendre ce qu’est la création.
On ne peut pas être libre si tous ceux qui vivent près de nous ne le sont pas. Il faut
donc apprendre à tous ce que doit être le “Monde nouveau”.
Jacques Attali ne prédit pas l’avenir, mais il aborde tous les thèmes qui nous inquiètent:
la chute de l’Empire américain, les menaces de guerre, les crises écologiques, la surveillance
constante des individus…Ce n’est peut-être pas l’unique voyage vers la Vérité…mais
l’auteur interpelle notre conscience, notre responsabilité, notre besoin de participer…
L’histoire est peut-être un labyrinthe mais Jacques Attali nous apprend à ne pas
nous y égarer.
Profitez de vos vacances pour lire Jacques Attali.

Un commerçant de mon quartier, connaissant ma passion des livres, m’en a offert
un, oublié sur une chaise. Ainsi, ai-je retrouvé Emmanuel Roblès, un amour de
jeunesse, mais aussi un très grand écrivain qui, en 1948, recevait le Prix Fémina pour
“les Hauteurs de la ville”. En 1959, alors que le torchon brûle en Afrique du Nord,
on s’intéresse à la littérature africaine et Camus écrit que Roblès possède le sang
espagnol et l’énergie berbère mais que ses oeuvres s’inscrivent dans la tradition française.
Les oeuvres de Roblès sont brutales, viriles, sensibles et rassurantes, pierreuses
et lumineuses…ô combien fières.
Tout cela vous explique qu’à vingt ans en lisant Roblès, je pouvais clamer mon amour
de la Vérité et de la Liberté.
Les livres de Roblès ne se trouvent plus dans nos librairies standardisées…essayez
sur les quais, au marché Georges Brassens, chez Gibert…sur Internet…
Je viens de relire :”Saison violente” mais j’ai hâte de retrouver :
- Les hauteurs de la ville
- Les couteaux
- Cela s’appelle l’aurore dont Bunuel tira un merveilleux film.
- L’homme d’avril…
Sachez qu’en 1973, Emmanuel Roblès a été élu membre de l’Académie Goncourt
au fauteuil de Roland Dorgelès.

Au revoir Henri.

le 6 août

Il y a un peu plus d’un mois nous fêtions notre anniversaire autour de ce merveilleux
repas préparé par votre épouse, mon amie Colette. Vous me parliez de votre prochain
livre alors que le tout dernier faisait encore la Une des succès de l’été. Votre courage
a toujours fait ma joie et mon admiration. Henri, vous étiez un véritable historien -
aussi bien attaché aux petits détails qu’aux grands,mais vous étiez surtout un
humaniste, un homme qui ne juge pas mais qui cherche à comprendre. Vous étiez
aussi l’auteur de nombreux romans et d’une pièce de théâtre que nous devions remonter
ensemble, une pièce sur la torture -”Et ça leur faisait très mal”- qui n’avait pas eu le
succès mérité.
Chacun sait que Henri Amouroux a été le mémorialiste de la Guerre 1939-45 et personne
n’a jamais contesté la qualité de son travail. En citant le nom de tous les miens, vous
avez donné à ma mère sa plus grande joie. Ainsi, grâce à vous Henri, ils appartenaient
à l’histoire. Ensemble nous sommes allés à Auschwitz et votre bras, entourant mes
épaules,était le soutien silencieux dont j’avais bien besoin.
Vous aimiez quand je vous racontais que ma mère n’oubliait jamais la date anniversaire
de la mort d’Albert Londres, ce vrai journaliste que vous avez fait connaître et aimer.
Ma mère était née un 17 mai et quand Albert Londres, en 1932, a été victime d’un
naufrage, elle fêtait ses vingt ans.
Henri, j’aimais vos écrits, votre façon de raconter l’Histoire, votre rire, votre joie
en goûtant un bon vin…votre recherche constante et méticuleuse de la vérité.
Henri vous étiez mon ami et vous le resterez.

Depuis des mois j’ai envie de faire le vide autour de moi. Les objets me gênent et
des vêtements, souvent achetés par caprice, occupent trop de place dans mes
armoires. Je ne regarde plus que mes livres, mes CD, mes DVD et mes tableaux…
et Plick réclamant toujours plus de câlins. Les vide-greniers me fatiguent et je
n’ai pas vraiment envie de passer une journée, devant une table encombrée de
bibelots…et de me battre pour quelques euros. Bien sûr, comme tous les Internautes,
je connais eBay, surtout depuis que deux amis très chers y ont déniché l’édition
1934 des “Malices de Plick et Plock”. Mais le miracle, c’est que j’ai rencontré le bon
intermédiaire, celui pour lequel la vente sur Internet n’a plus de secret…
Christophe Demarle, Jean-Benoît et les autres…ont créé “VendezM@lin” et leur
cyber dépôt-vente ressemble à la caverne d’Ali Baba…Ils m’ont appris que 180 millions
d’Internautes utilisent eBay, dont plus de 7 millions de Français.
Ainsi, j’ai vendu des stylos, des carafes et même un imperméable de grande marque
avec lequel je ressemblais à Columbo…Tout objet d’une valeur supérieure à 30 euros
est accepté. Christophe peut les photographier chez vous…vous pouvez les déposer
dans sa boutique. Si la vente a lieu…il retient 20 à 30% et vous donne le reste…
avec un merveilleux sourire…Vous constaterez qu’à plus de 70 ans, je ne boude pas
le progrès.

Vendez M@lin - 2 rue de Senlis - 75017 - Paris
01 47 66 09 96
http://www.vendezmalin.fr

Oui, je déteste les tags car je ne supporte pas que l’on puisse mutiler le bien
de tous. Ces “gribouillis” seront-ils ce qui nous restera de la peinture du 21ème
siècle? Certes non…et je préfère penser aux peintures rupestres de Lascaux
qui ont traversé tant de siècles et qui restent le témoin vivant d’une civilisation
débutante. Les tagueurs saccagent tout…partout…les métros, les bus, les trains,
les murs des boutiques…et ces dessins n’expriment que la haine, le mépris, le rejet
de tous ces biens “bourgeois” dont ils aiment profiter…quand l’occasion se présente.
Je sais que certains surpris par des policiers en balade ont été condamnés à des
peines dites d’utilité publique…Est-ce suffisant?
Je viens de lire le dernier ouvrage de Jacques Attali : ” Brève histoire de l’avenir” dont
je vous reparlerais.
Il nous annonce que dans moins de trente ans l’hypersurveillance verra
le jour…ce qui veut dire, que chacun d’entre nous sera muni d’un “autosurveilleur” qui
permettre de vérifier les battements de notre coeur, notre tension artérielle, notre
taux de cholestérol, notre taux d’agressivité, notre pouvoir de destruction…
Ainsi, je peux imaginer que les tagueurs seront suivis à la trace, arrêtés avant même
d’avoir d’avoir jeté leur peinture maudite sur un support innocent et mis au service
de la communauté. Ils aideront les personnes âgées, sortiront leurs chiens, laveront
leurs sols, arroseront leurs plantes…Il n’y a pas de place dans notre siècle pour des
“barbouilleurs”, des destructeurs du dimanche…L’Avenir existe…à nous tous de le
construire.


“Bon anniversaire Hugo.” Qu’importe ton pied dans le plâtre, tu as 34 ans et
des projets plein la tête. Hier, dans tes yeux j’ai vu défiler toutes tes prochaines toiles.
Allez donc sur www.hugopics.com et vous constaterez combien mon ami a du talent.
Pour survivre il a choisi de se rapprocher du ciel et attaché à une corde il rénove des
immeubles…mais son oeil photographie ce qu’il pourra fixer sur la toile.
Sais-tu, Hugo, que le 1er Août 1785, La Pérouse, qui comme toi avait la bougeotte,
embarquait pour un tour du monde. Le 1er Août 1829, était créée la Revue des Deux
Mondes. Les artistes français souhaitaient se faire connaître en Europe. Le 1er Août 1936,
Hitler ouvrait les J.O de Berlin. Les sportifs ignoraient le nazisme et tous les grands chefs
d’Etat espéraient que des victoires seraient assez efficaces pour rendre inaudibles les cris
de ceux, qui déjà, mourraient dans les camps.
Enfin, Hugo, toi qui aime tant les femmes, sache que le 1er Août 1980, une femme,
en Islande, devient Président de la République…la première…
Dans quelques semaines ce petit accident sera oublié et nous penserons à ta première
exposition parisienne. Sachez que c’est grâce à Hugo que ce blog existe et que bientôt
vous pourrez visiter toutes les rubriques de mon site.
“Bon anniversaire Hugo”.