Encore quelques heures…

le 31 décembre

et l’année 2006 rejoindra toutes les autres dans la grande poubelle de l’oubli.
J’entends encore les douze coups annonçant la fin de 2005 et le début de 2006…
et je compte les joies, les peines, les oublis, les querelles, les départs, les rires…
Oui, dans quelques heures, je compterais la fin de 2006…et je souhaiterais la
bienvenue à 2007. Je regarderais les quelques lumières de mon quartier…et je
penserais à vous tous : à ceux qui partagent ma vie depuis si longtemps, à ceux
dont l’amitié me comble, à ceux qui m’aident à réaliser tous mes projets, à ceux
qui sont partis et ont laissé un si grand vide, à ceux qui m’accompagnent à l’Opéra,
au théâtre, au restaurant… à ceux qui lisent depuis quelques mois mes billets
et m’ honorent de leurs commentaires…
“Bonne année” à vous tous. Que chaque jour vous offre un petit coin de ciel bleu
et une grande joie.

Fernando Pessoa

le 28 décembre

D’azur les monts lointains sont au repos.
D’eux à moi la diverse campagne au vent, à la brise,
Ou verte, ou jaune, ou bariolée,
Ondule à sa guise incertaine.
Débile telle une tige de coquelicot
Me soutient l’instant. Je suis sans désir.
Que pèse le scrupule de la pensée
Dans la balance de la vie?
Comme les champs, et divers, et comme eux
A moi-même extérieur, je me livre, fils
Ignoré du Chaos et de la Nuit,
A mes fêtes intérieures.

Joyeux Noël…à tous.

le 24 décembre

J’ai toujours considéré Noël comme la seule fête oécuménique…la fête des
lumières, de la joie, de la paix, de la nature, d’un Dieu unique. Aussi, j’ai aimé
les sapins, petits ou grands, qu’on installe dans les rues, dans les boutiques et
dans les maisons. Pour dire vrai, j’aime les arbres. Alors, je vous offre à tous ce tableau
d’ Hugo Estournet…un futur grand peintre. Des branches, un tronc tourmenté, des
feuilles…mais aussi un petit escalier. Il faut vous dire qu’ Hugo - encore un ami
très cher - aime escalader tout ce qui s’envole vers le ciel. Un jour prochain vous
découvrirez ses portraits, ses dessins de façades, ses gouaches de Paris, de Madrid, de
Granville… Ce soir, vous fêterez Noël, là ou ailleurs, avec ceux que vous aimez…alors
remerciez Hugo qui m’a permis d’entrer dans la magie des blogs et ainsi de vous souhaiter
à tous et à toutes : “JOYEUX NOEL”.

C’est bien quand des médecins écrivent pour le “grand public” et c’est à nous
tous d’en assurer la promotion. Remercions Odile Jacob de publier les ouvrages
de Bernard Chémouny et de surveiller ses services commerciaux pour qu’on le
trouve dans toutes les librairies.
Ce “dictionnaire des médicaments et des traitements homéopathiques”
est à la portée de tous malgré ses 500 pages.
Bernard Chémouny - encore un ami! - assure la promotion de l’ Homéopathie. Son
livre est clair et précis. N’oublions pas qu’il est plus facile et moins dangereux…et
tout aussi efficace, de pratiquer l’automédication en homéopathie qu’en allopathie!
Et se soigner tout seul…c’est plutôt bien vu de nos jours. La première partie est
consacrée aux symptômes. Ainsi, j’ai lu avec grand plaisir le chapître: “je dors mal”…
La seconde partie est une analyse de tous les médicaments. Vous apprendrez
enfin ce que sont Nux vomica, Causticum, Sepia…
Feuilletez ce livre dans un premier temps, puis soulignez ce qui vous concerne et enfin
gardez à portée de main la “Trousse à Pharmacie”.
Je souhaite longue vie et grand succès à cet ouvrage. Parlez-en autour de vous…
et souhaitons que les responsables de notre Sécurité Sociale l’achètent pour comprendre
que l’Homéopathie est un bien pour tous.

“E.I.S.H.F.” est une organisation internationale créée
en 1984. Elle aide au développement et à l’accès à la santé pour tous ceux
qui souffrent ou ne mangent pas à leur faim…là-bas au bout du monde…mais
tout près de notre coeur. Les médecins qui gèrent cette association pratiquent
l’Homéopathie et les autres médecines alternatives. Ainsi, existe à Madagascar
-à Antisabé très exactement- un dispensaire homéopathique qui ne peut survivre
que si nous l’aidons.
Je salue l’immense travail de mon amie Catherine Gaucher, médecin homéopathe
à La Roche Posay et je salue aussi mon ami Jean Rotman, médecin homéopathe au
Raincy (93340) et musicien dont les C.D sont vendus -là et ailleurs - pour que
survive ce dispensaire. Là-bas on soigne et on forme des médecins et des infirmières.
Nous n’avons pas le droit, surtout en cette période de fêtes, de rester indifférents.
J’aime les interprétations de Jean Rotman. C’est un vrai musicien et en l’écoutant
vous vous sentirez bien meilleur d’avoir participé à une “bonne action”.
Les CD sont vendus 20 euros et vous pouvez adresser vos chèques, libellés à
l’ordre de E.I.H.S.F au Docteur Jean Rotman
1 Place du Général de Gaulle 93340 - Le Raincy

Où donc est parti mon père?
Je sais que vous doutez encore de l’existence de l’Holocauste. Où étiez-vous
en 1945 quand les soldats américains, anglais et russes ont ouvert les portes
des camps de la mort…Auschwitz, Mathausen, Treblinka…L’odeur des corps
en putréfaction tordait leurs estomacs et tous pleuraient de honte et de rage.
Ces camps étaient probablement des clubs de vacances pour “sous-hommes”.
Mon père aimait sa famille, sa maison, les beaux vêtements et les bagages en cuir.
On est venu l’arrêter le 20 août 1941 car il figurait parmi les juifs apatrides.
Je venais d’avoir cinq ans. On l’ a conduit à Drancy…un hôtel de standing dans
lequel il a séjourné jusqu’au 22 juin 1942. Il avait perdu son sourire, son beau
costume et une dizaine de kilos. Les archives, Messieurs les Révisionnistes, disent
qu’il est arrivé à Auschwitz le 9 août. Un voyage en première classe? Il n’est pas
revenu…est-il mort dans un four? est-il mort de faim? a-t-il fini ses jours dans une
île du Pacifique? Vous doutez du massacre de millions d’hommes, de femmes et
d’enfants juifs, tziganes, homosexuels…et des hommes d’état vous offrent une
tribune pour mieux exposer vos idées qui font la honte des hommes civilisés.
Restez où vous êtes…là où on cherche encore à construire la Haine.

Auschwitz

Encore un livre…mais vraiment pas comme les autres! Promis…
Tal, une israélienne de 17 ans vit à Jérusalem. Elle demande à son frère qui
part avec l’armée, pour Gaza, de jeter une bouteille dans la mer.
A l’intérieur son adresse mail : “bakbouk@hotmail.com”. Un jeune palestinien,
Naïm, “gazaman@free.com” trouve le message et entre ces deux êtres, que tout
semble opposer,débute une correspondance, via le net, qui nous en dit bien plus
long que tous les médias et tous les journaux du monde entier.
Pendant 167 pages, on vit de l’intérieur et des deux côtés à la fois, une
situation politique qui depuis des années, détruit les hommes et leur terre.
Ce livre, publié dans une collection Jeunesse, par l’Ecole des Loisirs, est aussi
un roman drôle, touchant, bouleversant, vrai… Tal et Naïm captent tous nos
sentiments et nous permettent d’exprimer nos espoirs de voir, enfin, la Paix
s’installer dans cette région du monde que nous aimons.
Pour moi, ce petit roman, dont j’ai savouré chaque mot, constitue un “coup de coeur”.
Merci à l’auteur, Valérie Zenatti, née à Nice en avril 1970. Ses parents sont
installés à Beer-Sheva et là, son service militaire terminé, elle commence des
études d’histoire et d’hébreu. Elle est aujourd’hui professeur à Lille et traductrice.
Un livre qui nous apprend à croire aux miracles…et qui célèbre l’amitié et la vie.

On a fêté, un peu partout dans le monde, le centième anniversaire de la
naissance de Chostakovitch, dont le nom reste associé à une époque maudite.
C’est bien ces anniversaires car ils enrichissent la discographie et remettent
en mémoire des oeuvres souvent oubliées.
C’est en 1938, deux ans après la parution d’un article de la Pravda qui le traîne
dans la boue, que Chostakovitch amorce la série de ses 15 quatuors. Sous étroite
surveillance, il compose pour le régime stalinien. J’aime le 14ème quatuor qui est
un cri de douleur…celui qui traduit une conscience en lutte. Le compositeur souffre
dans son être et le dernier mouvement porte les stigmates de la mort.
Chostakovitch, officiel pour le monde, renégat dans son âme, laisse une oeuvre
multiforme (concertos, mélodies, opéras, musique de film…). Oubliez les critiques.
Ecoutez le 14ème quatuor, noir, funèbre, acide, grinçant, inquiet…l’âme russe
dans toute sa réalité. Choisissez l’interprétation du Quatuor de Saint-Petersbourg qui maîtrise
parfaitement couleur, douleur et sonorité de ce grand compositeur.
Quelques mois avant de mourir, Chostakovitch a demandé au monde de lui pardonner.

L’Estuaire.

le 8 décembre

C’est le nom d’une petite maison d’édition que je veux faire connaître
à tous ceux qui aiment les LIVRES. Le propriétaire de la librairie “La Boucherie”,
rue Monge, qui hébergeait Catherine Enjolet, pour la signature de son dernier
livre, avait installé en bonne place ce petit bijou…bijou par l’aspect et par cette
sorte de plaisir que nous éprouvons en touchant une couverture aux bords
arrondis, au papier doux et épais. Le titre: “le Serrurier”…l’auteur: Tonino Benacquista…
le tout merveilleusement illusté par Tardi…Je n’ai pas résisté et je ne le regrette pas!
Cet ouvrage fait partie d’une collection: “les carnets littéraires” dont tous les titres
semblent intéressants. Allez…précipitez-vous. Oubliez les prix littéraires et les best
sellers…ouvrez vite le site de ce vrai éditeur.

www.estuaire.be

Je ne connais pas la Mongolie mais j’ai besoin d’en parler. Il faut que
l’on voit ce “Chien jaune” dans toutes les écoles et dans tous les foyers.
C’est un film qui montre la vie quotidienne d’une famille d’éleveurs mongols.
Un récit sans aucune faute de goût et sans aucune mièvrerie, mais qui
montre des Mongols fiers, courageux, sensibles, tiraillés entre leurs traditions
et la modernité occidentale.
Nansol, une fillette de six ans qui rentre de la ville où elle apprend à lire et
à écrire, se prend de passion pour un chien trouvé au fond d’une grotte.
Une histoire d’amour dans une famille de nomades que nous apprenons à
respecter…des paysages à vous couper le souffle…des enfants qu’on
aimerait serrer dans nos bras…Un grand film qui nous aide à oublier la
médiocrité de nos programmes T.V! Un film qui nous prouve qu’il existe encore
des pays où l’on respecte les coutumes.
Un beau cadeau à demander au Père Noël.