"Train de nuit pour Lisbonne"
le 29 octobre
Après la lecture d’un tel livre, qui sommes-nous? Le professeur Grégorius
qui refuse la banalité et le monde figé de l’enseignement? Amadeu de Prado,
un médecin portugais trop riche, trop imprégné par la rigueur de son métier
et qui recherche l’amour, le risque de la lutte contre le fascisme…un poète
plus ou moins philosophe, qui cisèle chaque mot et qui ne peut vivre sans regarder
les cathédrales?
J’ai aimé ce livre trop dense. Mais est-ce bien un ouvrage de notre siècle?
Son auteur, Pascal MERCIER, né en 1944, est professeur de philosophie à Berne.
Son livre, j’aurais aimé le découvrir il y a quarante ans, quand mon présent pourchassait
mon passé. Je ne suis plus à l’âge où l’on met un ouvrage de côté pour le relire dans 10 ans
et pourtant je veux retrouver cet homme capable d’affirmer que
“les moments décisifs sont invisibles”.
Il y a des gens qui ont encore des directeurs de conscience…moi, depuis des années,
j’ai un vrai conseiller en littérature : mon amie Maïté - la plus exceptionnelle des libraires -
et elle savait bien en me conseillant ce livre, que je serais touchée par ce texte intense qui
plus qu’un roman, est une initiation à la vie intérieure, à la culture, à l’amour, à l’imagination,
à la Vérité.
“Train de nuit pour Lisbonne”
Pascal MERCIER - Maren Sell Editeurs -
Lohengrin à l’Opéra de Lyon…un vrai bonheur!
le 26 octobre
“Les journaux sont les chemins de fer du mensonge” écrivait Barbey d’Aurevilly.
Qu’aurait-il écrit s’il avait connu les médias de ce début de siècle, nos radios
spécialisées en musique classique, nos quotidiens à l’affût du moindre scandale?
Car depuis que Lohengrin est à l’affiche de l’Opéra de Lyon, tous cherchent à le
“démolir”.
Faîtes-moi confiance, j’ai connu mardi soir un immense bonheur et j’ai même
pu le partager avec des amis que j’aime et avec tout le public qui a crié sa joie pendant
de longues minutes. Certes Lyon n’a pas la prétention d’être Bayreuth. Les chanteurs ne
tiennent pas le haut de l’affiche…mais ils auraient fait la fierté de Wagner. Ils ont chanté
avec leur âme, leur coeur, leurs corps…que peut-on demander de plus? Bravo au chef, à
l’orchestre, aux choeurs. Bravo au metteur en scène qui a su respecter la spiritualité de cet
Opéra. Allez sur le site de l’Opéra de Lyon, vous trouverez tous leurs noms.
Que ce billet soit un peu comme un immense bouquet de roses que j’aurais aimé leur
envoyer. Merci à tous.
“La musique commence là ou s’arrête le pouvoir des mots”. écrivait Richard Wagner.

Ma mère si présente…
le 22 octobre

22 octobre 2000. Il est deux heures du matin. Ta dernière pensée a-t-elle
été pour moi, ta fille? Ou bien as-tu revu les visages de ceux que tu avais
tant aimés? ton jeune frère mort sous la torture, ton père fusillé un matin de
décembre 1941, mon père réduit en cendres à Auschwitz, ta mère, ma grand’mère
tant aimée, dont les souvenirs ont rongé le cerveau, Charles qui a partagé ton
retour à la vie pendant 40 ans? Je sais qu’ils étaient tous près de toi. Ton corps
devenu un petit paquet de cendres les a rejoints…comme le mien retrouvera le tien.
Mais qu’importent nos corps? Six ans d’absence certes…mais ô combien d’années de
partage? car pour nous qui ne savions pas parler d’amour, il fallait bien apprendre à
tout partager.
Aujourd’hui je laisse la magie de l’informatique s’imiscer dans le monde
merveilleux du souvenir qui peut ainsi traverser le ciel, les mers,
le temps.
Les Homéopathes sont courageux!
le 21 octobre
Les 32èmes Entretiens Homéopathiques de Paris ce sont déroulés dans
ce lieu magique du Cap 15.
Bravo à tous les homéopathes présents, venus de tous les coins de France
malgré les difficultés quotidiennes qui les accablent.
Bravo au sécrétaire de la Fédération qui depuis des mois se bat pour la réussite
de cette rencontre.
Bravo à tous les orateurs qui prouvent le bien fondé de l’homéopathie.
Bravo à tous les exposants qui savent que leur contribution permet de donner
le meilleur aux congressistes.
Bravo à toute l’équipe silencieuse qui a su gèrer l’accueil, les repas, les pauses,
l’inoubliable soirée théatrale et le dîner bon et chaleureux.
Il faut que ces Entretiens nous permettent de nous retrouver
chaque année.
Il ne suffit pas d’être courageux pour gagner la bataille.
Attention : l’Homéopathie est l’affaire de tous…Faîtes passer le message.
Un dîner…
le 19 octobre
Il faut manger pour vivre? Certes! Mais quand un repas apporte le rêve…
le temps s’arrête alors et la dégustation de chaque plat entraîne une véritable
extase. On se regarde. On découvre dans le regard de l’autre le même bonheur. L’amitié y est sûrement pour quelque chose mais l’Art du chef s’impose.
Il faut connaître cet endroit magique…sans pour autant oublier que le luxe a
un prix. La décoration florale est aussi exceptionnelle que la pâte feuilletée de la
tarte aux poires accompagnée d’une glace au caramel…
Rêvez et oubliez l’automne qui s’installe.

La Mongolie vue par Jean-Jacques CAGNART
le 18 octobre

Le repas en famille
le 18 octobre

Mon premier billet
le 18 octobre
Oui, j’ai succombé à la magie de l’informatique…moi qui ne sais écrire
qu’avec un stylo, moi qui n’aime que les livres, la musique classique, les films
de Kurosawa, quelques amis, mon appartement et Plick et Plock, mes chats
avec lesquels je partage tout depuis 16 ans. Les sites des autres m’ont parfois fait rêver.
Certains blogs m’ont prouvé qu’à 70 ans je ne devais surtout pas raccrocher.
Mes avis - scientifiques, littéraires, musicaux… - ont-ils une grande importance?
Je souhaite que leur lecture stimule la curiosité de ceux qui me connaissent et de ceux
qui ont compris qu’il est indispensable de “communiquer” pour mieux exciter notre besoin
latent de partager.