les encyclopédistes…
le 7 février
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Sur cette gravure du 18éme, je crois bien qu’ils sont tous là…au travail… Sophie Chauveau affirme que c’est Diderot qui lit! |
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Diderot, le génie débraillé…tome 2
le 7 février
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“Les chaussures italiennes”
le 6 février
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Une libraire – Maïté – offre à son amie – Jacqueline, boulimique de lecture - un livre magnifique avec lequel on peut partir sur une île déserte. Oui un livre pas comme les autres, qui efface le temps, les problèmes, l’âge qui désorganise, la déprime…et qui précise que tout peut basculer. C’est aussi un livre qui apprend à respecter le silence tout en restant un vrai roman d’amour. Mankell parle des erreurs professionnelles qui détruisent les vies, de la solitude accompagnée d’un irrésistible besoin de caresses, des animaux et des objets qui ont une âme, de la paternité et des mensonges…Un livre ? Non ! un exploit, une leçon de vie, un combat contre le passé, une attente de l’avenir… La mort est présente sur cette île du bout du monde, mais elle redoute, à tout instant, cet optimisme qui s’organise. Lentement vous sortez de l’ombre et vous apprenez à nager en eaux profondes. « Les chaussures italiennes » c’est le livre dont on veut parler et qu’on a envie de faire lire. Quand vais-je le relire ? Je le regarde…je le sais presque par cœur…un livre qui tel un poème se prolonge dans le temps. A mettre impérativement entre toutes les mains. Henning Mankell “Les chaussures italiennes” - Le Seuil
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Des mots qui m’échappent…
le 1 février
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Vous êtes tellement nombreux à me reprocher ce silence de plus d’un mois. C’est comme si les mots m’échappaient, comme si mon stylo me tombait des mains, comme si le monde s’était refermé, comme si je ne savais plus me glisser hors de mon terrier. Et pourtant il y a la neige et l’hiver que n’en finit pas, la déprime qui grignote nos sourires, les séismes qui tuent des innocents, les bourdes gouvernementales, les grèves qui gênent ceux qui respectent encore leur travail, les tombes juives qu’on martyrisent pour la deuxième fois, les émissions de télévision toujours aussi débiles, les rues de Paris de plus en plus sales…alors comment vous expliquer mon silence malgré toutes ces révoltes ? Internet, c’est l’accès au monde entier mais il est bien difficile d’écarter des problèmes personnels. Comment oublier la maladie de ceux que l’on aime ? Comment regarder avec indifférence les dégâts de la vieillesse ? Comment accepter de ne rien comprendre à un matériel nouveau ? Comment gérer avec le sourire les déprimes, les artères qui se bouchent, les cœurs qui flanchent, les poumons privés d’oxygène, le manque ou l’excès d’appétit, les douleurs du dos ou de l’estomac, le dollar qui baisse et le pain qui augmente…J’en oublie, mais qu’importe ! Je ne baisse pas la tête mais j’essaie de comprendre. J’aime bien mes lecteurs…ceux qui commentent comme ceux qui ne disent rien mais dont j’entends les silences. Oui, le silence peut être une bonne façon de s’exprimer…encore faut-il accepter de l’écouter. |
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“Bonne année”
le 31 décembre
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Ce soir nous irons au bord du fleuve Votre histoire est là…tout près de mon cœur Votre absence a séché mes larmes Je vous reconnais tous Dans ma mémoire vos noms s’affichent Jibus, Potic, Porto, Pouzic, Léon, Plick et Plock…les miens Mais tous les autres appellent… Nadja, Caramel, Diva, Napoléon, Rimsky Et Moumousse et Reine et Titan et ma mémoire sourit
Tout se mélange, les noms, les races, les couleurs Nous nous retrouverons au bord du fleuve A droite, le soleil A gauche, la lune J’avance doucement au rythme de mes souvenirs Tant d’animaux sur cette Terre Regardent Dieu et cherchent ses caresses
Une année se termine Tout semble s’apaiser Votre seule présence est venue à bout de ma tristesse « Bonne année » à vous, les chiens, les chats et autres animaux de bonne compagnie Vous qui, toujours, prenez le temps à rebours Et qui nous aidez à survivre
Jacqueline Peker sans Plick et sans Plock Regardez ce tableau de Lila de Nobili…elle dessinait dans ma salle d’attente…ses chats mon Jibus et tous ceux que nous aimions. |
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La paix retrouvée…
le 29 décembre
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Diva et Doudou se sont battues, tout simplement, pour attirer le regard de leur maîtresse. Elles, elles ont tout oublié et comme vous pouvez le constater sur la photo la paix est de retour sous le ciel bleu de la Corse. Pour apprécier la Paix ne faut-il pas apprendre à chercher le sourire sur le visage de l’autre lui, mes deux chiennes ont tout oublié… Ségolène qui prépare sa rentrée, la main d’Henry que je réchauffe entre les miennes en parlant des succès d’antan et même la santé de notre Président que je voudrais sans nuage. Ah, j’oubliais les cadeaux, alors qu’on dépose déjà les lumières de fête…un clic, on achète ! Un clic…on déballe, on se frotte les mains, on remercie ! Un clic…on revend…Surtout n’en parlez pas au Père Noël…lui qui semble ignorer le chômage. |
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Réchauffons-nous…
le 27 décembre
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Ainsi donc tous les scientifiques nous confirment que la planète se réchauffe et j’ajoute, moi, que tout fout le camp ! Je vous confirme qu’il y a toujours des traîne-misère qui meurent de froid, des chauffards bourrés et drogués qui font dérailler des RER, des obèses qui s’agitent pour acheter des bûches pleines de crème, des trop riches noyés dans du champagne et des trop pauvres qui protègent leurs poux… J’oublie la bien clémente crise financière qui fait baisser les salaires et augmenter le prix du pain, qui néglige les enfants qui meurent mais rajeunit les grilles des banques, qui méprise les agriculteurs et sourit aux laboratoires pharmaceutiques…J’aime quand on me parle de réchauffement…je revois les bûches dans ma cheminée normande, les vaches du Cantal qui attendaient Noël dans leurs étables illuminées, les messes de minuit au bord de la Seine… Savez-vous que le réchauffement, c’est la banquise qui s’éclate, les virus qui pactisent avec les vaccins, les films en 3D qui créent des idiots, les émissions de télé qui augmentent les taux d’insomnie, le prix des « croquettes-apéritives » qui s’envole, le déficit de la Sécurité Sociale qui nous refroidit? Oui, c’est cela le « réchauffement »…une sorte d’excitation permanente qui nous fait tout oublier…ce qui arrange bien ceux qui sont responsables de nos corps et de nos esprits…et j’en oublie… Quant à moi je me réchauffe, tout contre mon Mac…c’est plus efficace qu’un lifting et nettement moins coûteux. On se retrouve en 2010. Et j’espère que nous retrouverons aussi, Pierre Milon, ce vrai dessinateur |
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Le sourire du petit Paul
le 18 décembre
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C’est bien un sourire qui change le monde, chasse la médiocrité, active les amitiés, assure notre avenir…Depuis avril, nous suivrons tous tes progrès et tes parents nous en avertissent à chaque instant. Tes grands-mères (je n’en connais qu’une) épuisent tous les magasins. Ton grand-père modère les battements de son cœur en surveillant le tien. Paul, tu es l’enfant qui peut rééquilibrer les familles et rendre heureux les amis. Sais-tu petit Paul que tu représentes tout notre avenir. C’est pour toi que la neige restera blanche, que le soleil réchauffera les fleurs des balcons, que la mer pourra nourrir tous les poissons, que la montagne inventera des cascades, que la musique inondera nos âmes angoissées… Oui, petit Paul, nous t’attendions, toi qui déjà porte le maillot d’un grand club parisien, toi qui tend tes petites mains vers ces ordinateurs qui nous font peur, toi qui guette la joie de tous les tiens…dont je fais partie…ce qui m’apparaît comme un vrai cadeau. |
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L’échappée belle…
le 17 décembre
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Je me suis échappée depuis plus de deux semaines, pas pour me dorer sur une plage de Floride, mais pour acheter un nouvel ordinateur…un Mac, beau à croquer ! Certes, il fait encore ce qu’il veut et pas toujours ce que je voudrais moi… mais nous commençons à bien nous comprendre et je peux, en boucle, admirer les dernières photos de mon ami Jean-Jacques Cagnart, les sourires du petit Paul et envoyer des messages à Nicolas ou à Hugo, mes « maîtres » tout imprégnés de patience ! Un clic…je suis sur mes signets favoris…un clic…je découvre les messages de mes amis qui disent avoir aimé mes poèmes…un clic…et je retrouve toutes mes conférences…Vous comprenez mon « échappée belle ». Plock aurait aimé mon petit clavier, tout blanc et tout plat. Plick aurait aimé échanger des miaulements avec son portrait sur l’écran de veille. Il neige sur Paris. J’écris mon premier billet sur mon premier Mac. L’année se termine. Il neige. Je pense à tous ceux que je voudrais rendre heureux car le bonheur des autres est compatible avec la vieillesse. Il faut que je relise Régine Detambel. Il neige. Un Mac, des amis, une année qui s’installe, quelques sourires…que demander de plus au Père Noël ? |
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Histoire? Mémoire?
le 30 novembre
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| Oui, ce sont des arbres…des arbres d’un village du Gard, qui sont plus que centenaires,qui ne savent pas raconter l’histoire, mais qui ont gardé la mémoire du temps. Je comprends cher Luc Ferry que la voix d’André Malraux vous agace mais, essayez de la remplacer par les cris de Jean Moulin. Essayez de regarder les pierres du Panthéon ou de tous les camps…elles sont recouvertes du sang de nos torturés.L’histoire est une science qui se veut exacte mais, pour nous, qui ne faisons confiance qu’à notre mémoire, elle n’a pas encore appris à parler à notre cœur.Il reste, là ou ailleurs, quelques écorchés vifs qui n’ont pas appris à retenir leurs larmes. Certes, ces larmes vous agacent, mais sachez que nous n’avons pas renoncé à combattre et c’est bien sur notre mémoire que nous comptons. Les quelques personnes qui osent avouer que chaque jour elles pensent à la Shoah nous rassurent et nous aident.Ceux qui ont subi et qui survivent…ceux-là ont besoin qu’on respecte leur mémoire. Les mots souvent s’effacent, les lieux n’ont plus grande importance, les dates se brouillent…mais les cris sont tellement présents. J’entends Jean Moulin comme Malraux l’entendait. L’histoire appartient à des scientifiques qui n’ont pas droit à l’erreur mais comprenez, cher Luc Ferry, que notre mémoire reste notre seul moyen de lutte, notre seule arme, pour que ne se reproduise plus jamais un tel massacre.N’en veuillez pas à nos larmes…elles appartiennent à notre mémoire. J’ai écrit ce billet, suite au Journal de Laurent Delahousse,sur France 2, dimanche 29 novembre à 13h30 et aux réflexions de ses invités,Luc Ferry et Philippe Torreton |
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