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Sur cette gravure du 18éme,  je crois bien qu’ils sont tous là…au travail…

Sophie Chauveau affirme que c’est Diderot qui lit!

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Après les « Années bohème » le tome 2 du Diderot de Sophie Chauveau nous installe, avec efficacité et respect, parmi ces « Encyclopédistes » qui vont enfin retrouver la place qu’ils méritent, dans ce début de 21ème siècle, ô combien scientifique.

Je ne m’intéresse plus guère aux programmes de nos futurs bacheliers, mais ce que je sais, c’est qu’il y a plus de cinquante ans,  nous parlions pendant des heures de ces « écrivains » qui avaient apporté au monde « Les Lumières », mais aussi la compréhension de l’homme dans sa totalité et la compréhension de tout ce qui l’entourait…

L’écologie, vous le constatez, ne date pas d’aujourd’hui !

Il faut que je vous dise combien j’aime ce tome 2 (n’oubliez de regarder la 1ère page…ce livre est aussi pour moi) et combien j’ai partagé la passion de Sophie Chauveau pour ce génie débraillé qu’a été Diderot. Débraillé ? certes, mais tellement exigeant, passionné, fouineur, s’intéressant à la vie, à la nature, à l’artisanat, aux hommes et aux animaux mais aussi à la cuisine et à la musique…En refermant ce livre j’ai imaginé notre Diderot devant un ordinateur, parfaitement heureux !

Attention, les Encyclopédistes sont des hommes du 18ème siècle, des humanistes au seul service de la Vérité et non des molécules figées comme le sont, trop souvent, nos chercheurs du 21ème, tellement satisfaits d’eux-mêmes.

J’ai tellement envie que nous connaissiez ce Diderot-là. J’ai tellement envie que vous l’aimiez et envie que vous acceptiez de le conseiller à vos proches et à vos  enfants.

On ne rencontre pas tous les jours un homme qui parle vrai, qui ne se passionne que pour la vie, la sienne comme celle des autres, un homme qui est aussi grand philosophe qu’écrivain exceptionnel…un homme qu’on aimerait prendre par la main et installer à notre table pour partager ce nous avons de meilleur.

Sophie CHAUVEAU

Diderot – Le génie débraillé

2ème époque – les encyclopédistes  - Editions Télémaque – 21E.

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Une libraire – Maïté – offre à son amie – Jacqueline, boulimique de lecture - un livre magnifique avec lequel on peut partir sur une île déserte.

Oui  un  livre pas comme les autres, qui efface le temps, les problèmes, l’âge qui désorganise, la déprime…et qui précise que tout peut basculer.

C’est aussi un livre qui apprend à respecter le silence tout en restant un vrai roman d’amour. Mankell parle des erreurs professionnelles qui détruisent les vies, de la solitude accompagnée d’un irrésistible besoin de caresses, des animaux et des objets qui ont une âme, de la paternité et des mensonges…Un livre ? Non ! un exploit, une leçon de vie, un combat contre le passé, une attente de l’avenir…

La mort est présente sur cette île du bout du monde, mais elle redoute, à tout instant, cet optimisme qui s’organise. Lentement vous sortez de l’ombre et vous apprenez à nager en eaux profondes.

« Les chaussures italiennes » c’est le livre dont on veut parler et qu’on a envie de faire lire.

Quand vais-je le relire ? Je le regarde…je le sais presque par cœur…un livre qui tel un poème se prolonge dans le temps.

A mettre impérativement entre toutes les mains.

Henning Mankell

“Les chaussures italiennes” - Le Seuil


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Vous êtes tellement nombreux à me reprocher ce silence de plus d’un mois. C’est comme si les mots m’échappaient, comme si mon stylo me tombait des mains, comme si le monde s’était refermé, comme si je ne savais plus me glisser hors de mon terrier.

Et pourtant il y a la neige et l’hiver que n’en finit pas, la déprime qui grignote nos sourires, les séismes qui tuent des innocents, les bourdes gouvernementales, les grèves qui gênent ceux qui respectent encore leur travail, les tombes juives qu’on martyrisent pour la deuxième fois, les émissions de télévision toujours aussi débiles, les rues de Paris de plus en plus sales…alors comment vous expliquer mon silence malgré toutes ces révoltes ?

Internet, c’est l’accès au monde entier mais il est bien difficile d’écarter des problèmes personnels. Comment oublier la maladie de ceux que l’on aime ? Comment regarder avec indifférence les dégâts de la vieillesse ? Comment accepter de ne rien comprendre à un matériel nouveau ? Comment gérer avec le sourire les déprimes, les artères qui se bouchent, les cœurs qui flanchent, les poumons privés d’oxygène, le manque ou l’excès d’appétit, les douleurs du dos ou de l’estomac, le dollar qui baisse et le pain qui augmente…J’en oublie, mais qu’importe !

Je ne baisse pas la tête mais j’essaie de comprendre. J’aime bien mes lecteurs…ceux qui commentent comme ceux qui ne disent rien mais dont j’entends les silences.

Oui, le silence peut être une bonne façon de s’exprimer…encore faut-il accepter de l’écouter.

“Bonne année”

le 31 décembre


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Ce soir nous irons au bord du fleuve

Votre histoire est là…tout près de mon cœur

Votre absence a séché mes larmes

Je vous reconnais tous

Dans ma mémoire vos noms s’affichent

Jibus, Potic, Porto, Pouzic, Léon, Plick et Plock…les miens

Mais tous les autres appellent…

Nadja, Caramel, Diva, Napoléon, Rimsky

Et Moumousse et Reine et Titan et ma mémoire sourit

Tout se mélange, les noms, les races, les couleurs

Nous nous retrouverons au bord du fleuve

A droite, le soleil

A gauche, la lune

J’avance doucement au rythme de mes souvenirs

Tant d’animaux sur cette Terre

Regardent Dieu et cherchent ses caresses

Une année se termine

Tout semble s’apaiser

Votre seule présence est venue à bout de ma tristesse

« Bonne année » à vous, les chiens, les chats

et autres animaux de bonne compagnie

Vous qui, toujours, prenez le temps à rebours

Et qui nous aidez à survivre

Jacqueline Peker sans Plick et sans Plock

Regardez ce tableau de Lila de Nobili…elle dessinait dans ma salle d’attente…ses chats

mon Jibus et tous ceux que nous aimions.

La paix retrouvée…

le 29 décembre


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Diva et Doudou se sont battues, tout simplement, pour attirer le regard de leur maîtresse. Elles, elles ont tout oublié et comme vous pouvez le constater sur la photo la paix est de retour sous le ciel bleu de la Corse.
La paix retrouvée…comment ne pas penser à ce qui se passe dans notre monde d’humains en cette fin d’année 2009, alors que même quelques granules d’Arnica ne suffiront pas à soulager nos douleurs.
Pourquoi un jeune Nigérian, sans aucun problème financier, cherche-t-il à raviver des haines religieuses ?
Susanna Maïda s’accrochant à la tunique du Pape et le fait tomber…une déséquilibrée qui a peut-être trop lu Primo Levi ?
Obama résiste et les Américains vont enfin pouvoir faire la queue devant des dispensaires tout neufs payés par des banquiers véreux qui ont peur de l’Enfer.
Trois spéléologues ont passé Noël sous terre…mais quand on va commencer à faire les comptes, c’est surtout nous tous qui connaîtrons le fond du gouffre !
Yves Rocher nous a quittés…un parfum de lavande, longtemps, nous renverra l’image d’un homme courageux et respectueux des autres.
Qu’aurait pensé de la burqa Madame Benazir Bhutto ?

Pour apprécier la Paix ne faut-il pas apprendre à chercher le sourire sur le visage de l’autre lui, mes deux chiennes ont tout oublié… Ségolène qui prépare sa rentrée,  la main d’Henry que je réchauffe entre les miennes en parlant des succès d’antan et même la santé de notre Président que je voudrais sans nuage.

Ah, j’oubliais les cadeaux, alors qu’on dépose déjà les lumières de fête…un clic, on achète ! Un clic…on déballe, on se frotte les mains, on remercie ! Un clic…on revend…Surtout n’en parlez pas au Père Noël…lui qui semble ignorer le chômage.

Réchauffons-nous…

le 27 décembre

Ainsi donc tous les scientifiques nous confirment que la planète se réchauffe et j’ajoute, moi, que tout fout le camp !

Je vous confirme qu’il y a toujours des traîne-misère qui meurent de froid, des chauffards bourrés et drogués qui font dérailler des RER, des obèses qui s’agitent pour acheter des bûches pleines de crème, des trop riches noyés dans du champagne et des trop pauvres qui protègent leurs poux…

J’oublie la bien clémente crise financière qui fait baisser les salaires et augmenter le prix du pain, qui néglige les enfants qui meurent mais rajeunit les grilles des banques, qui méprise les agriculteurs et sourit aux laboratoires pharmaceutiques…J’aime quand on me parle de réchauffement…je revois les bûches dans ma cheminée normande, les vaches du Cantal qui attendaient Noël dans leurs étables illuminées, les messes de minuit au bord de la Seine…

Savez-vous que le réchauffement, c’est la banquise qui s’éclate, les virus qui pactisent avec les vaccins, les films en 3D qui créent des idiots, les émissions de télé qui augmentent les taux d’insomnie, le prix des « croquettes-apéritives » qui s’envole, le déficit de la Sécurité Sociale qui nous refroidit?

Oui, c’est  cela le « réchauffement »…une sorte d’excitation permanente qui nous fait tout oublier…ce qui arrange bien ceux qui sont responsables de nos corps et de nos esprits…et j’en oublie…

Quant à moi je me réchauffe, tout contre mon Mac…c’est plus efficace qu’un lifting et nettement moins coûteux.

On se retrouve en 2010. Et j’espère que nous retrouverons aussi, Pierre Milon, ce vrai dessinateur

Le sourire du petit Paul

le 18 décembre

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C’est bien un sourire qui change le monde, chasse la médiocrité, active les amitiés, assure notre avenir…Depuis avril, nous suivrons tous tes progrès et tes parents nous en avertissent à chaque instant. Tes grands-mères (je n’en connais qu’une) épuisent tous les magasins. Ton grand-père modère les battements de son cœur en surveillant le tien. Paul, tu es l’enfant qui peut rééquilibrer les familles et rendre heureux les amis.

Sais-tu petit Paul que tu représentes tout notre avenir. C’est pour toi que la neige restera blanche, que le soleil réchauffera les fleurs des balcons, que la mer pourra nourrir tous les poissons, que la montagne inventera des cascades, que la musique inondera nos âmes angoissées…

Oui, petit Paul, nous t’attendions, toi qui déjà porte le maillot d’un grand club parisien, toi qui tend tes petites mains vers ces ordinateurs qui nous font peur, toi qui guette la joie de tous les tiens…dont je fais partie…ce qui m’apparaît comme un vrai cadeau.

L’échappée belle…

le 17 décembre

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Je me suis échappée depuis plus de deux semaines, pas pour me dorer sur une plage de Floride, mais pour acheter un nouvel ordinateur…un Mac, beau à croquer ! Certes, il fait encore ce qu’il veut et pas toujours ce que je voudrais moi… mais nous commençons à bien nous comprendre et je peux, en boucle, admirer les dernières photos de mon ami Jean-Jacques Cagnart, les sourires du petit Paul et envoyer des messages à Nicolas ou à Hugo, mes « maîtres » tout imprégnés de patience !

Un clic…je suis sur mes signets favoris…un clic…je découvre les messages de mes amis qui disent avoir aimé mes poèmes…un clic…et je retrouve toutes mes conférences…Vous comprenez mon « échappée belle ».

Plock aurait aimé mon petit clavier, tout blanc et tout plat. Plick aurait aimé échanger des miaulements avec son portrait sur l’écran de veille.

Il neige sur Paris. J’écris mon premier billet sur mon premier Mac.

L’année se termine. Il neige. Je pense à tous ceux que je voudrais rendre heureux car le bonheur des autres est compatible avec la vieillesse. Il faut que je relise Régine Detambel.

Il neige. Un Mac, des amis, une année qui s’installe, quelques sourires…que demander de plus au Père Noël ?

Histoire? Mémoire?

le 30 novembre

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Oui, ce sont des arbres…des arbres d’un village du Gard, qui sont plus que centenaires,qui ne savent pas raconter l’histoire, mais qui ont gardé la mémoire du temps. Je comprends cher Luc Ferry que la voix d’André Malraux vous agace mais, essayez de la remplacer par les cris de Jean Moulin. Essayez de regarder les pierres du Panthéon ou de tous les camps…elles sont recouvertes du sang de nos torturés.L’histoire est une science qui se veut exacte mais, pour nous, qui ne faisons confiance qu’à notre mémoire, elle n’a pas encore appris à parler à notre cœur.Il reste, là ou ailleurs, quelques écorchés vifs qui n’ont pas appris à retenir leurs larmes.
Certes, ces larmes vous agacent, mais sachez que nous n’avons pas renoncé à combattre et c’est bien sur notre mémoire que nous comptons. Les quelques personnes qui osent avouer que chaque jour elles pensent à la Shoah nous rassurent et nous aident.Ceux qui ont subi et qui survivent…ceux-là ont besoin qu’on respecte leur mémoire. Les mots souvent s’effacent, les lieux n’ont plus grande importance, les dates se brouillent…mais les cris sont tellement présents. J’entends Jean Moulin comme Malraux l’entendait.

L’histoire appartient à des scientifiques qui n’ont pas droit à l’erreur mais comprenez, cher Luc Ferry, que notre mémoire reste notre seul moyen de lutte, notre seule arme, pour que ne se reproduise plus jamais un tel massacre.N’en veuillez pas à nos larmes…elles appartiennent à notre mémoire.

J’ai écrit ce billet, suite au Journal de Laurent Delahousse,sur France 2, dimanche 29 novembre à 13h30 et aux réflexions de ses invités,Luc Ferry et Philippe Torreton