Ma journée des femmes
le 8 mars
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J’avais gardé à portée de clic cette photo prise dans un magasin BCBG, de la rue saint-Honoré…des poupées barbie sur un baby foot…ainsi peuvent se calmer les nerfs des maris mal compris, ainsi va se forger la notion de respect des femmes chez des adolescents débiles, ainsi, en frappant de plus en plus fort, vont se défouler des dizaines de gamins des beaux quartiers. Les poupées barbie ?…monstruosité de la représentation des femmes normales, des femmes qui travaillent, qui étudient, qui font le ménage ou la cuisine…De toute façon, ce nom de « Barbie » m ‘agace et me rappelle tant de mauvais souvenirs. Mais pardon, la « journée de la femme » c’est surtout le combat quotidien de millions de femmes meurtries, bafouées…des femmes créées par Dieu qui, dans sa précipitation, s’est tout simplement trompé de chromosome. Cette journée de la femme je la revis avec toutes celles qui ont accompagné ma vie. Ma grand’mère, si belle, si tendre et qui a veillé sur mon retour à la civilisation dès 1945. Elle était illettrée, certes, mais nous aimions Beethoven et Pierre Loti. Ma mère, cette grande dame qui a su respecter mes idées, mes projets…mais un peu moins mes engagements. Nous avons toujours marché d’un même pas. Comment ne pas penser à Magda Tagliaferro, à Olga Stens et à la mère Teyssèdre, cette paysanne de la Nièvre qui a protégé pendant toute l’occupation une petite fille triste et bougon. Je pense aussi à Mademoiselle Paret qui, en quelques semaines, m’a appris à lire et à écrire…j’avais un peu plus de neuf ans ! Aujourd’hui, d’autres femmes sont à mes côtés : Hélène Sadovska, Monique Mélinand, Martine Faupin, Dominique Cagnart, Anne-Marie Bilbaut, Ghislaine Binès et je sais que j’en oublie…Avec Sophie Chauveau je parle de ma mère, de mes chats ou des siens et encore de Diderot. |
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Tout fout le camp…
le 8 mars
L’auteur de ce dessin est Sébastien Walker. |
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Non, l’indifférence n’est pas une caractéristique de la vieillesse. En ce qui me concerne, je possède l’Art de la colère et je m’en sers presque chaque jour. Je ne lis plus les journaux mais je me promène chaque matin sur Internet… « Voilà-actualités », « Google-actualités », le Figaro… J’écoute les banalités d’Europe 1. Je regarde les informations sur France 2, France 3 et parfois Arte. J’écoute, je grogne, je proteste, je ris, je pleure…mais je reste présente. Ainsi j’ai préparé des draps, quelques vêtements, de la vaisselle…ces petites choses qui aideront nos amis de Vendée. Je pense à tous ces animaux qui ont péri. Leurs cris ne me quittent pas et leur regard me poursuit. Les paysans pleurent mais qui les entend ? Un chèque pourra-t-il atténuer cette vraie douleur ? Des pompiers ont refusé de sauver le chien et les chats de mon ami Thierry. « Alors nous restons-là, tous ensemble » et, face à cet entêtement, on a emballé tout le monde et on les a conduit au sec ! Il faut savoir que la Vendée c’est notre affaire à tous. Tout fout le camp…des prêtres pédophiles italiens sont découverts…ils étaient chargés de créer des chorales. Tout fout le camp…à Bernay et Pont-Audemer, la police saisit des kilos d’héroïne. Tout fout le camp…et nos grands cinéastes du 20ème siècle se retournent dans leur tombe… à la Une des Césars un film qui parle d’une petite frappe de 19 ans, chargé d’allumer la flamme de la délinquance, mais qui dans une prison pourrie va apprendre à lire, à écrire, à détruire…donc va devenir un homme ! Il faut dire que s’il avait violé une Laetitia Casta à moitié nue, nous aurions tous approuvé. Tout fout le camp…le Stade Français s’est shutté à la camomille, les vergers du Gard sont détruits par des virus errants et la Planète ironise et nous guette et nous menace…et je pense que ça peut faire très mal…Attention…tout fout le camp !!! |
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Une comédie grinçante…
le 1 mars
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Je n’aime guère les comédies mais j’aime tout ce qui grince…Il faut savoir que Laura Pélerins est la fille de mon amie Eve et que c’est elle qui m’a demandé de venir voir le spectacle. Il faut aussi que je vous dise, que le Connétable, rue des Archives, représente des souvenirs magiques…Maurice Fanon, Pia Colombo, René-Louis Lafforgue, Christian Juin et tous ceux qui venaient chanter en yiddish…des soirées qui se terminaient bien souvent au petit matin…alors nous allions tous prendre le petit déjeuner, chez ma mère, rue Chapon et nous refaisions le monde. Oui, j’aurais bien aimé emmener Laura chez ma mère car elle a le talent des anciens qui ont fait la réputation de ce cabaret. En quelques minutes, elle prend possession de tout, le public, les murs en pierre, les chaises bancales, la scène qu’elle a su organiser, le piano qui ressemble à une console de bar…Laura est là et on ne la quitte pas des yeux et des oreilles. Laura est belle, souriante et grinçante. Elle raconte, elle chante, elle joue du piano, elle se moque…Elle est triste mais elle rit…Elle attaque et elle pleure…et on la suit, heureux. Laura parle d’amour, de sa fille, de ses amants, de son banquier…ses histoires ressemblent aux nôtres…Elle raconte sa vie, ses obsessions…On dirait une plante carnivore. On a envie de caresser…mais on sait qu’on y laissera un doigt ! Laura salue. On applaudit et on sort le cœur plein de joie. Et pour la remercier on dépose un billet dans un chapeau…comme jadis ! Laura Pélerins est une artiste, une vraie, et j’aimerais tellement que vous puissiez l’entendre.
Ses prochains spectacles sur son site :
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ADN et mémoire
le 27 février
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Cet homme-là a 4000 ans et c’est grâce à une poignée de cheveux que des chercheurs ont pu reconstituer son génome. Il vivait au Groenland et s’appelait Innk…Le progrès de la science nous tient à la gorge. J’aimerais tout de même bien savoir qui va partir à la recherche de mon ADN dans 4000 ans ? et cet ADN-là va-t-il avoir bien gardé en mémoire mes colères, mes amours, mes peines et mes joies, mes qualités professionnelles et ma passion pour le chocolat et ma tendresse infinie pour mes amis ? J’espère que mon génome aura gardé l’empreinte de tout ce que j’ai écrit…discours politiques et articles de journaux, cours d’homéopathie, poèmes…et de tout ce que j’ai pu dire…même ce que je ne pensais pas ! Après tout, en quoi cet homme de 4000 ans vous intéresse-t-il ? Nos chercheurs ont dû en passer des heures et des jours pour en arriver là, et que d’argent dépensé. Pour moi, dans 4000 ans ce sera moins compliqué car mon cerveau ressemble à un disque dur dans lequel j’ai inscrit toute ma vie professionnelle et toute ma vie personnelle…une sorte de portrait Facebook pour me faire connaître du monde entier. J’y ai aussi inscrit mes colères contre ceux qui salissent nos villes, ceux qui agressent les vieilles dames, ceux qui mentent, ceux qui crachent, ceux qui battent leurs femmes, leurs chiens et leurs enfants, ceux qui créent des publicités qui donnent la nausée, ceux qui ne savent plus ce qu’est le civisme… J’aimerais bien que l’on me retrouve dans 4OOO ans…au moins je n’aurais pas perdu mon temps.
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Mouron chante Brel
le 20 février
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Encore un miracle Internet…une publicité sur mon écran… « Mouron chante Brel »…Mouron, dont j’ai soigné le caniche noir arthrosique pendant des années. Je lui écris. Elle répond, dit sa joie et, hier au soir je me retrouve dans une petite salle du Théâtre de Ménilmontant…et, dans le noir, je laisse couler mes larmes et affluer des flots de souvenirs. Car les chansons de Brel sont des drames qui nous forcent à regarder le monde en face. Mouron chante. Elle raconte les quinze ans de cet homme tellement présent aujourd’hui. Chaque chanson accroche le passé des plus vieux mais révèle la révolte des plus jeunes…et le choix de Mouron est le meilleur possible. Mouron est généreuse car c’est bien à nous, son public, qu’elle offre ces chansons qui semblent avoir été écrites pour elle. Mouron, doucement, tendrement, efface les années d’absence…là, sur cette petite scène, accompagnée par Terry Truck, un pianiste de très grand talent. Mouron qui nous offre un Brel…presque plus Brel que Brel…une soirée magique. Il faut la découvrir.
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Aimez la poésie…
le 16 février
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Oui, il faut aimer la poésie parce que les poètes sont les artisans du rêve. Ils parlent des couchers de soleil, des vagues irritées, des feuilles qui organisent l’automne, des silences de l’amour, du sourire des caresses, de la vie qui joue avec la mort…Pour un poète tout est possible ! Apprenez à aimer la poésie qui organise, parfois désorganise, les mots mais qui, toujours, respecte leur musique. Un poème peut séduire votre oreille mais, souvent, il s’accroche à votre regard, à vos cheveux, à votre peau…à votre âme qu’il rassure. Pour Plick, ma chatte tant aimée, je lisais des poèmes à haute voix et je sentais vibrer son poil épais…et je devinais son bonheur. Nous sommes au début du 21ème siècle. Qui s’intéresse encore à la poésie et aux poètes ? Les grands éditeurs ? Les médias ? Les journaux ?…Les poètes, qui ont besoin d’être lus et aimés, publient à compte d’auteur…ce qui n’est pas vraiment vexant quand on sait que Nicolas Bouvier a publié ainsi son « Usage du monde ». J’ai écrit mes premiers poèmes à quinze ans et je continue et je ne m’en lasse pas. Je lis ceux des autres parce que nous devons rompre l’isolement. Un recueil de poèmes n’a rien à voir avec un roman dont on parle sur les murs du métro ! Mais n’oubliez pas que c’est souvent un cri du cœur. Retrouvez les grands, Baudelaire, Hugo, Yeats, Musset…mais apprenez à aimer les autres, les déracinés, ceux qui n’ont que les mots pour construire votre bonheur.
« Il n’y a pas de plus grande récompense, pour un poète, que d’écrire un poème ». Dylan Thomas Un petit ruisseau surveille la maison du haut…
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Notre futur en feu…
le 13 février
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Eve Pélerins expose ses dernières photos sur les murs de l’Espace Saint-Martin.
Eve dit que la beauté du monde la fascine, alors, elle nous confie son monde intérieur…là, où sans aucune seconde de repos, tout brûle, se crispe, s’agite, tremble, éclate, mugit, pleure…Mais son monde intérieur dégage un tel magnétisme que nous sommes comme tétanisés devant chaque photographie.
Eve dit aimer la Réalité…mais elle en fait tout ce qu’elle veut. Des rouges, des bleus, des noirs…là sur chaque toile avec la précision d’une chorégraphie classique. J’ai dit « toile »…pardonnez-moi, mais les formes et les couleurs sont tellement imbriquées qu’on ne peut que penser à un tableau. Là, est le vrai pouvoir de l’artiste.
Eve nous oblige à voyager. Notre œil s’apprivoise doucement aux couleurs et au feu qui se projette des formes en mouvement. Le corps a le temps de suivre l’impérieux mouvement de chaque composition…là, il danse, là, il s’envole…mais à chaque instant, il nait puis renait et s’adapte à la musique et au temps.
Je connais Eve Pélerins depuis bien longtemps. Nous partageons l’amour des chiens, de la poésie, des arcs-en-ciel, de la musique, des infinis…Nous nous sommes retrouvées et nous avons décidé d’apprivoiser le temps.
Allez voir son exposition. Ne vous privez pas d’un grand moment de bonheur.
Eve est une femme du Futur…un futur en feu, mais qui nous offre la Lumière et ouvre des « mondes nouveaux ».
Eve Pélerins http://www.evepelerins.com
« à mondes ouverts »
Espace Saint-Martin – 199bis rue Saint-Martin – 75003 – Paris
Du 2 Février au 3 Mars 2010

les encyclopédistes…
le 7 février
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Sur cette gravure du 18éme, je crois bien qu’ils sont tous là…au travail… Sophie Chauveau affirme que c’est Diderot qui lit! |
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Diderot, le génie débraillé…tome 2
le 7 février
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“Les chaussures italiennes”
le 6 février
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Une libraire – Maïté – offre à son amie – Jacqueline, boulimique de lecture - un livre magnifique avec lequel on peut partir sur une île déserte. Oui un livre pas comme les autres, qui efface le temps, les problèmes, l’âge qui désorganise, la déprime…et qui précise que tout peut basculer. C’est aussi un livre qui apprend à respecter le silence tout en restant un vrai roman d’amour. Mankell parle des erreurs professionnelles qui détruisent les vies, de la solitude accompagnée d’un irrésistible besoin de caresses, des animaux et des objets qui ont une âme, de la paternité et des mensonges…Un livre ? Non ! un exploit, une leçon de vie, un combat contre le passé, une attente de l’avenir… La mort est présente sur cette île du bout du monde, mais elle redoute, à tout instant, cet optimisme qui s’organise. Lentement vous sortez de l’ombre et vous apprenez à nager en eaux profondes. « Les chaussures italiennes » c’est le livre dont on veut parler et qu’on a envie de faire lire. Quand vais-je le relire ? Je le regarde…je le sais presque par cœur…un livre qui tel un poème se prolonge dans le temps. A mettre impérativement entre toutes les mains. Henning Mankell “Les chaussures italiennes” - Le Seuil
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